Pavel

Ta-tarata-tata-tarata.

À partir du 20 octobre 2008, dans toute bonne librairie et dans les dépanneurs Couche-Tard, vous pourrez vous procurer mon nouveau bébé : Pavel.

Pavel, c’est un feuilleton littéraire qui reproduit, à l’écrit, l’essence d’une série télé. Au total, il y aura 13 épisodes, distribués à raison d’un épisode à toutes les deux semaines. Le premier épisode s’intitule Plus vivant que toutes les pornstars réunies. Le deuxième s’intitule Les gens qui pognent, c’est des épais. Les autres aussi ont un titre, mais bon, j’en parlerai en temps et lieu.

(Comme je suis un peu mélangé entre le blogue, les posts-nouvelles (ceci) et les pages de la colonne de gauche, j’écris partout. Sur le blogue, découvrez la mini-histoire (en 200 mots exactement) de la genèse du projet. Sur cette page, un peu plus de détails sur Pavel.)

Et ici, un court extrait du premier épisode :

Je me rase le chest chaque dimanche soir, l’espoir plein la lame.

L’espoir niaiseux, gratuit, le rêve vide du gars enwebbé devant l’ordinateur : celui de me retrouver lundi dans un film de cul, dans une scène torride, avec une actrice sexy. La chaleur de son corps brûlerait les draps cheap et sa main caresserait mon torse lisse. Sa bouche me redonnerait la vie, et soudain elle s’arrêterait en plein milieu de son enthousiasme — coupez — pour me complimenter.

— Belle job de rasage.
— Merci.

Et puis tiens, je me sens wild, un autre extrait :

Le début de l’automne et la fin de l’été s’emmêlent, et les pitpits qui cuicuitent ne m’aident pas à déprimer. Je veux déprimer, par principe. Demain, c’est la première journée d’école; il est de mise d’être de mauvais poil.

— As-tu hâte à la rentrée?
— Non.
— Même pas un peu?
— Non.

Je me mens, bien sûr. J’ai passé un été pourri, et je ne déteste pas l’école, ça occupe. Mais il faut mentir, pour avoir l’air de penser la même chose que les autres. Alors je prends mon air le plus bête, et je me réponds non.