Archive de la catégorie 'Les aventures de...'

Un bon achat

Lundi 4 décembre 2006

Yes ! Je me suis acheté un gkovrsdagn ! Enfin !

Faut dire que ça fait quelques mois que j’en cherche un qui fonctionne. Et c’est toujours la même chose, c’est quand on arrête de chercher qu’on trouve. Je marchais sur Beaubien vers la SAQ hier après-midi, et dans la vitrine d’un magasin qui n’a rien à voir, il était là, tout chromé. Il m’a coûté un peu cher, mais ça vaut tellement la peine. Vous pouvez pas imaginer ma joie.

Cette nuit

Vendredi 15 septembre 2006

Cette nuit, je me préparais à aller faire un pique-nique avec quatre gars que je n’avais jamais vus mais qui visiblement étaient mes bons amis. On était dans une vieille Nissan Sentra rouillée. Le conducteur nous a dit qu’il aimerait qu’on passe chercher une sixième personne, alors on s’est arrêtés à Longueuil, devant une petite maison unifamiliale laide. C’est George W. Bush qui a répondu à la porte, et comme il manquait de place dans l’auto, George s’est assis sur mes genoux à l’arrière, en demandant au conducteur (qui était devenu Stephen Harper) de rouler à 30 dans l’accotement. Moi j’ai dit que si on se faisait arrêter, ça ne serait sûrement pas grave, et je me trouvais drôle (!?!). Puis, on a décidé de plutôt manger chez George, et à l’intérieur c’était le bordel, et il manquait une chaise, alors je suis sorti pour aller chercher une chaise chez moi. Rendu en face de la maison où j’ai grandi (pas chez moi, donc), il y avait une grosse Mercedes et on m’a dit qu’elle était à moi. J’étais rendu au garage, et un garagiste en salopette m’a dit que tout était en bon état, et il a essayé de me vendre un traitement antirouille pour 254 $ (fascinant que je me souvienne du montant). C’est alors qu’un énorme gars anglophone est arrivé et m’a dit que ce n’était pas une vraie Mercedes, alors moi j’ai dit oui, et il a voulu se battre, et je lui ai crissé une volée. Oui oui, moi.

Ma journée – 2

Mardi 27 juin 2006

Je me suis fait réveiller par mon bras qui avait des fourmis dans les jambes. Ça picotait. C’est à cause de tout mon poids inimaginablement incalculable qui reposait dessus comme le ciel sur le monde qui tire à sa fin. J’ai mangé mes céréales avec mon autre bras, ça faisait changement. Après avoir rincé le bol dans l’évier, je suis retourné me coucher, parce que je savais bien que mes draps s’ennuyaient déjà. J’ai dormi jusqu’à l’après-midi, j’aurai voulu plus, toujours plus — je suis un winner — mais c’était impossible, parce que les enfants dehors chantaient l’hymne national italien d’une voix atrocement enthousiaste. Apparemment, l’hymne national italien dure quatre heures. Je me suis levé d’un pied ferme (le bon) avec l’intention tout aussi ferme de ne rien faire du tout, en attendant de faire quelque chose, plus tard ce soir, quand viendrait le temps d’avancer un peu, mais vers où ? Le téléphone m’a dérangé en plein quand j’étais au milieu de mon plan. J’ai laissé sonner un coup de plus, parce qu’il faut toujours que je décroche au milieu d’une sonnerie, pas entre deux, et c’était une gentille dame qui voulait me sonder l’opinion sur différentes marques de bière, et est-ce que j’ai deux minutes. Deux ? j’ai demandé. Oui !, elle a dit. C’est court, j’ai dit. J’en ai pour cinq minutes, qu’elle a ajouté. Elle m’a posé une quinzaine de questions toutes plus interrogatives les unes que les autres, et moi j’ai répondu comme un seul homme, en essayant de l’impressionner. Il y a maintenant quelqu’un, quelque part dans une maison de sondages maison, qui pense que je bois deux caisses de 24 par jour. J’espère que ça l’impressionne. Quand on a raccroché, la dame et moi, j’étais satisfait de pouvoir revaquer à mes inoccupations quotidiennes. J’ai visité quelques sites Web, en me répétant qu’il ne fallait pas croire tout ce qu’on y lit, jusqu’à ce que j’apprenne que la grippe aviaire ferait des milliards de victimes d’ici les trois prochaines minutes. C’était trop, trop vite, j’ai fermé l’ordinateur et suis allé m’acheter un masque à gaz, au cas. J’ai pris un modèle pas trop cher, parce que, me suis-je dit, il ne faut pas virer fou, quand même. Présentement, j’essaie de travailler, mais ce n’est pas évident avec un masque à gaz dans le visage.

Ma journée

Vendredi 23 juin 2006

Ce matin, alors qu’il faisait cui cui dans le bec des oiseaux et que le voisin d’en face semblait torturer des poteaux de fer forgé à grands coups de sableuse, je me suis levé avec l’espoir de passer une belle journée sans rebondissements, tranquille immobile dans le confort du confort de mon salon et de son sofa. J’étais dans le champ (et pourtant, ce n’est pas un si grand salon). À peine avais-je toasté mon pain tranché moelleux plein de grains de toutes sortes que la sonnette dignedognait du haut de son dessus de cadre de porte. Non sans m’habiller, je suis allé ouvrir. C’était une crapule qui voulait me vendre une carte de membre d’un parti politique pro-ornithologie, et qui voulait, je crois, me hululer son programme électoral. J’ai gentiment décliné son offre, mais je lui ai acheté une tablette de chocolat fondu, pour l’encourager si jamais il veut entrer dans les scouts ou dans l’équipe de balle du fils de l’autre gars qui a sonné sur la sonnette quelques minutes plus tard. C’était la journée internationale du porte-à-porte, je crois. Ils ont été trois, en une heure, à se partager les microbes de bouts de doigts sur le bouton lumineux de la dignedogneuse. Le troisième, c’était un vieux bonhomme qui vendait des systèmes de thermopompe, et comme je commençais à être moi-même assez thermopompé, il a vite compris et a tourné l’étalon (du porte-à-porte en cheval, qu’il faisait) pour me laisser déjeuner en paix, si tu le permets, déjeuner en paix. Pour célébrer cette belle journée commencée avec autant de début, j’ai décidé d’aller faire un tour de voiture, histoire de contribuer à l’effet de serre. C’est pas vrai que je ne participerai pas à un aussi beau projet, que je me suis dit. Petit problème : j’ai une vilaine tendance à ne pas regarder quand je traverse la rue, ni à droite, ni à gauche, et tant qu’à ça pas en arrière non plus. J’y vais au son, le son vroum de gauche à droite c’est une voiture qui va de gauche à droite, et l’inverse c’est l’inverse. Ça me suffit, comme avertissement. Ce matin il fallait que je traverse pour me rendre à mon auto à moi, qui était stationnée habilement entre deux autres autos, de l’autre côté de la rue sur laquelle j’habite, près d’une rue transversale, où je n’habite pas, mais que je dois nommer quand je commande du poulet, de la pizza ou du chinois. Je n’ai donc pas regardé avant de traverser, et bang, ce qui devait arriver arriva : bang. On m’a roulé sur le pied. Comme ça, sans me demander ma permission. Écrapoutillé mon pied gauche, avec un pneu de voiture juste assez gonflé, et ensuite c’est mon pied qui s’est mis à gonfler. L’avantage, c’est que ça me donnait une destination pour mon tour d’auto. C’est joli l’hôpital, c’est plein de couleurs toutes plus incolores les unes que les autres. J’y ai découvert qu’un pied, ce n’est pas un organe primordial dans le métabolisme humain. Le nombre de personnes qui m’ont dépassé sous prétexte que eux, c’était urgent, si vous saviez. Avoir su j’aurais demandé à l’automobiliste de me rouler sur le thorax, à la place. J’ai donc passé quatre ou mille heures à attendre à l’urgence, jusqu’à ce que mon pied prenne toute la place dans la salle d’attente et que plus personne ne puisse entrer, alors là ils ont décidé de me soigner. Mon pied va mieux. Je suis rentré chez moi pour convalescer en paix, et c’est ce que je fais depuis. Et là je vais me coucher.

Pool de bonbons

Mercredi 10 mai 2006

Un petit concours: dans combien de temps aurai-je terminé de manger ce kilogramme de bonbons ? Je ne prévois pas me presser. Juste en manger quand j’ai le goût.

Celui qui aura choisi le délai le plus proche gagnera la possibilité d’être content.

D’ailleurs…

Mercredi 22 mars 2006

... hier, j’ai passé une heure et demie à répondre à mes emails, et après j’avais tellement le sentiment d’avoir rempli ma journée de travail que je suis allé me coucher…

Demain, peut-être

Mardi 21 mars 2006

J’ai quelque chose à vous raconter, mais il faut d’abord que je fasse semblant d’être occupé.

Alors là

Jeudi 9 février 2006

Je m’attends à être vachement astucieux d’un moment à l’autre.

Niveau supérieur

Lundi 6 février 2006

Sur ma liste de choses à faire, j’ai maintenant le point « faire une liste de choses à faire ».

L’origine de mes pouvoirs

Mercredi 11 janvier 2006

Je suis né comme tout le monde, dans un baril de déchets radioactifs. À l’époque, je n’étais pas très loquace, quoique fluorescent de plusieurs membres. Pendant plusieurs mois, les médecins ne décelèrent aucune caractéristique spéciale, malgré mon exposition prolongée aux radiations. Ils me prescrirent tout de même du Ritalin, par habitude.

Ils ne se doutaient alors pas qu’ils venaient de déclencher une réaction chimique dans mon coude gauche, qui allait me donner des pouvoirs surhumains.

Dès l’âge de trois ans, quand on me demandait quelque chose, mon coude bougeait automatiquement, sans que je le contrôle, et ma main ouverte faisait signe à mon interlocuteur de se calmer un peu. C’était le début d’une grande aventure.

À l’âge de six ans, je ne marchais toujours pas. Encore aujourd’hui, d’ailleurs, il m’arrive de me traîner à quatre pattes, parce que c’est moins forçant pour me rendre au frigo. Frigo qui, soit dit en passant, est juste à côté du sofa, devant la télé.

Et c’est ainsi que, petit à petit, je découvris chacun de mes super-pouvoirs, qui me servent aujourd’hui à sauver le monde sur une base quotidienne hebdomadaire mensuelle relativement pas pire.

Mal pris

Mardi 27 décembre 2005

Je n’ai pas pu dormir la nuit passée, j’étais trop occupé à faire une sieste.

Mes vingt vérités

Mardi 20 décembre 2005

Quoi? Tout le monde l’a déjà fait? Oui, je sais. Moi aussi je voulais le faire en même temps que tout le monde. Mais j’ai été pris avec d’autres choses. (Arracher l’étiquette d’une bouteille de Snapple et jeter la vaisselle qui traînait dans mon évier.)

Bon ben quin. V’là mes 20 vérités inavouables.

1. J’ai déjà fait l’épicerie.
2. Mes bobettes fittent toujours avec ma cape.
3. En 1994, j’ai sauvé un poisson rouge de la noyade.
4. J’ai écrit trois concertos.
5. Je suis en guerre depuis toujours avec le Dr Tussuite.
6. À ce jour, seulement un côté de ma rue est déneigé.
7. Dans mon repaire, il y a un poster de Monique Mercure.
8. J’ai déjà mangé un demi-pot de crème glacée en une seule soirée.
9. J’ai déjà dormi 16 heures de suite.
10. Je sais que les mois de décembre, de mars et de juin n’existent pas vraiment.
11. Quand le téléphone sonne, j’espère toujours secrètement que ce soit Jésus au bout du fil.
12. Quand j’étais petit, j’avais peur des armes à feu pointées vers moi.
13. J’ai déjà été malade.
14. Dans mon porte-monnaie, je ne transporte jamais plus de 2000 $.
15. Je ne comprends pas le hype autour de Lothaire Bluteau.
16. J’ai une hanche atificielle (et un problème de diction).
17. Je n’ai jamais mangé d’huîtres.
18. Il y a deux ans, j’ai changé un pneu sur le bord de la 15, sous la pluie.
19. J’ai peur de la fin du monde.
20. J’ai un ordinateur.

Je suis…

Mercredi 14 décembre 2005

Dès mon enfance, j’étais déjà tout jeune. C’est alors que j’ai su que j’étais différent. Alors que les autres enfants se contentaient de jouer inconsciemment à des jeux violents (le ballon-chasseur, la marelle et torturons-le-petit-Jonathan), moi, je voyais déjà toutes les injustices de ce monde. Très clairement.

Déjà à cet âge, je savais que j’étais sur cette planète pour une seule raison: faire quelque chose.

Plusieurs années plus tard, j’ai encore la même conviction. Et je vous fais cette promesse:

• Si vous êtes en danger, comptez sur moi (pour attendre de voir si quelqu’un d’autre ira vous sauver).

• Si un horrible individu vous attaque, ne vous en faites pas. Je vous tirerai de ses griffes (tout de suite après ma sieste).

• Si vous êtes prisonnier des flammes, ne vous inquiétez pas. J’irai vous en extirper (s’il n’y a rien d’intéressant à la télé).

Mon arsenal est illimité: connexion haute vitesse, télévision par satellite (100 postes), lit queen, téléphone cellulaire, jeu de solitaire sur l’ordinateur, voiture décapotable, bières dans le frigo… Rien ne peut m’arrêter (ben, sauf tout ce que je viens de dire).

Je suis… Procrastinator. Le superhéros qui préfère promettre quelque chose plutôt que de le faire. Le superhéros qui préfère écrire sur un blog qu’il va sauver le monde plutôt que de le sauver pour vrai.