Archive de la catégorie 'La vie de...'

Les petits bonheurs font écrire mal

Lundi 21 mai 2007

Je sais, je cache le soleil. C’est pour faire plaisir aux agriculteurs. Et à ma maman qui jardine.

Je suis comme ça, tout plein d’altruisme.

C’est pas vrai.

Je suis un menteur, par contre. Ça c’est vrai.

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L’épisode d’hier de Entourage était franchement excellent. J’aime la tivi quand elle m’aime aussi. De ce temps-ci elle m’aime.

«Now go fuck my wife like the superstar you are while I play billiards with your friends.»

Et aussi, dans le tout premier épisode de How I Met Your Mother:

« I love a scotch that’s old enough to order its own scotch.»

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Merci de ta sollicitude. Je te répondrai.

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Les petits bonheurs d’une journée comme aujourd’hui font écrire mal. C’est comme ça. Les mots sortent en se foutant de celui qui suivra, et de celui qui précède, et ça donne des suites de riens qui convainquent, au soleil et le sourire niaiseux dans la face, qu’on a tout désappris, qu’on s’est détalenté, qu’on devrait passer sa vie sur une terrasse avec des home-made martinis, stirred parce qu’on a pas de shaker, au lieu de croire qu’on est auteur, et de le faire croire, surtout. Illusion.

Les petits bonheurs font écrire mal.

Le bon côté, c’est qu’on s’en crisse.

Deux secondes de tout

Mardi 15 mai 2007

— Matthieu… Mylène. Mylène… Matthieu.

Ça faisait cinq minutes que j’étais en retrait, accoté sur le frigo, à quelques mètres mais complètement invisible à ses yeux. Elle doit être une lionne ou quelque chose comme ça, que je me suis dit, ces animaux qui ne vous voient pas quand vous ne bougez pas, le genre de trucs qu’on apprend au primaire. Au cas où on se retrouverait devant un lion dans la cour d’école, j’imagine. Je la regardais parler au producteur, écrasée dans une chaise, le corps complètement couvert, seul le visage à découvert, et encore, le visage maquillé de gouttes de faux sang, et les cheveux complètement flous, film d’horreur oblige.

J’étais amoureux. Comme toujours, mais en un peu plus vrai, on aurait dit. Aveuglé par ses yeux, ceux qui ne me regardaient pas. Et je me disais que si un jour je sortais avec cette fille-là (oui, ben, pourquoi je fermerais la porte tout de suite?), au moment où elle me demanderait ce que j’avais remarqué en premier chez elle, je dirais «tes yeux», et elle ne pourrait pas me trouver niaiseux de dire ça pour éviter de dire «ton cul». Il n’y avait que ses yeux dans la pièce. Pendant cinq minutes. Et elle ne me regardait même pas.

Puis le producteur est sorti, et il fallait que je sorte aussi, et juste avant de disparaître, il m’a présenté, en deux secondes.

— Matthieu… Mylène. Mylène… Matthieu.

Et pendant deux secondes, elle m’a regardé dans les yeux. Et pendant deux secondes, j’ai oublié tout, pour la première fois depuis des années, tout le monde mon monde et la vie ma vie, toutes les peines mes peines et la douleur ma douleur, et tout mon vide, mon vide à moi. Elle a rempli ça d’un regard, pendant deux secondes, et j’ai cru qu’elle était amoureuse de moi, je suis comme ça.

— Enchantée.
— Fblgllgflgb.

Hate mail… Gotta love it (Courrier haineux… Doitta aimer ça)

Dimanche 6 mai 2007

Ma chronique dans le Journal de Montréal, elle ne fitte pas dans le Journal de Montréal. Je le savais dès le début. Ça rendait ça encore plus cool, dans ma tête. Et puis bon, c’était du danger, parce que quelque chose qui ne fitte pas, ça ne dure pas. Parce qu’évidemment, un jour ou l’autre, quelqu’un quelque part allait s’en rendre compte et me dire qu’il fallait arrêter ça c’t’affaire-là. Ce qui fut fait la semaine passée, et là il reste deux mardis du Courriel du cœur puis c’est fini. No hard feeling, it was good while it lasted, comme disent les gens qui disent ça.

Et comme m’a écrit récemment une fille que j’ai connue grâce à la chronique, «ta chronique fitte pas, et c’est tant mieux. Parce que si ça fittait, nous ne nous connaîtrions pas, parce que j’ai jamais envoyé de courriel de groupie à Louise Deschâtelets.» Ou quelque chose comme ça. Ou bien j’ai rêvé. Anyway, dans ma tête ça serait cool que quelqu’un m’ait écrit ça.

Le bon côté des choses qui ne fittent pas, c’est que ça devient vite une source inépuisable de rires-par-le-hate-mail. Alors juste pour le plaisir, voici deux emails que j’ai reçus à m’manné au cours des six derniers mois. Il se peut qu’il y ait quelques fautes par-ci par-là.

ah lala , trouve toi une autre job ailleur tu fait peur, t’ai réponse sont platte en cliss, quelqun ou quelqune te demande de l’aide et toi tu fait des réponses nieseuse va te cacher sa presse man

(Et là il cite une réponse dans laquelle je ne réponds rien de bien consistant, évidemment.)

Fuck cest koi le rapport???????? AIDE LA A PLACE DE RIRE DANS TA BARBE, LES LUNETTES

Moi qui croyais que la barbe et les lunettes, c’était sexy. Merde.

Et le deuxième, mon préféré.

Bonjour Matthieu…c’est la premiere fois que j’ecrit a ce genre de courrier et tu comprendras pourquoi!!!je suis une personne de nature tres aimable et sociable mais la…tu me depasse…Je ne peut croire qu’une telle sorte de rubrique peut se retrouver dans un journal aussi connu pour donner les actualites etc….Je comprends tres bien que c’est avec humour et un grain de sel..mais vraiment c’est ahurrissant.Comment notre societe en est telle rendu!!Pour moi cette chronique est totalement ridicule et depourvu d’intelligence,voyant les reponses que tu donne aux personnes qui t’ecrivent…On n’appelle plus ca de l’humour mais bien quelqun qui n’a surement pas terminer son primaire..tellement je te trouve vulgaire et illettré. INCROYABLE.Tu ne pense pas a ton avenir en ecrivant des sornettes de la sortes!Tu te ridiculise aux yeux de millions de lecteurs..excuse moi mais vraiment..Je ne comprends pas pourquoi le journal a pu mettre une chronique et embaucher un idiot semblable..J’aimerais pouvoir en rire de cette chronique(et dieu sait que je suis une fille super souriante)mais la ca insulte mon intelligence.enfin sans rancune j’espere pour toi que ca te feras avancer dans le futur en tant que journaliste ou je ne sait dans quoi tu veut te tourner..mais stp..termine tes etudes..et par pitie arrette de te faire passez pour un imbecile parce que vraiment,tu me decourage..et tu te ridiculise au plus au point..pour moi tu est vraiment quelqun qui n’a rien a faire de sa vie que de s’assoir sur des coussins comme le montre ta photo et passez son temps a ecrire des connerie completement ridicule….GET A LIFE!!!!!!

Je suis super souriant moi aussi. Et je note le conseil. Get a life. Je tâcherai de faire ça.

Mais pas tout de suite, parce que là j’ai un cours de mathématiques. Aujourd’hui on apprend les divisions. J’ai un peu peur.

CBR900RR

Mercredi 2 mai 2007

Eh ben voilà. Je vous présente, comme ça sans préambule ni tambour ni trompette (ou si peu), l’occasion idéale de vous procurer un morceau de l’histoire littéraire québécoise. Rien de moins. Réjouissons-nous.

La moto dont il est question un peu partout dans Échecs amoureux et autres niaiseries, et particulièrement dans l’histoire «La 327, la 329», est à vendre. C’est pas rien. Pour moi, en tout cas.

Faque si ça vous intéresse, ou si vous connaissez quelqu’un que ça pourrait intéresser, ou encore si vous collectionnez les objets dont il est question dans mes livres (weird…), écrivez-moi.

Voici la machine en question…

Fermé pour l’hiver…

Jeudi 8 février 2007

Je n’ai plus tellement envie de tenir ce blog, pas pour l’instant du moins, et l’instant dure depuis quelques semaines déjà. C’est le temps d’arrêter, donc, parce que j’ai besoin d’écrire des choses plus construites, plus formées, plus lourdes, pour moi bien sûr, des choses que vous lirez peut-être un jour. Des choses qui ne tiennent pas dans un post de blog. Ni dix. Au printemps ou à l’été, je réévaluerai.

D’ici là, je tiendrai mon site principal à jour, pour qu’au moins ceux qui s’ennuient puissent savoir où venir me dire bonjour. Et j’essaierai d’y ajouter des textes inédits, des chroniques, quelque chose, de temps à autre. (Tenez, j’ai déjà mis un peu de lecture.)

(Oui, je sais, c’est frette dit comme ça. Je ne suis pas fâché ou triste ou déprimé, c’est juste le temps d’accrocher ma cape avant de ne plus avoir de fun.)

Aurvoir.

Au yâb le Super Bowl…

Jeudi 1 février 2007

... moi, dimanche, je serai aux Auteurs du dimanche, où je lirai un texte que j’écrirai sans doute dimanche vers la fin de l’après-midi. Trois fois dimanche dans la même phrase. De quoi être fier.

Cinq choses sur moi

Dimanche 21 janvier 2007

Voyez comme je suis bon à la tague. Je suis tellement agile et rapide que personne ne réussit à me toucher, même avec plein d’ambition et de volonté et d’hyperliens. Mais là je me suis essoufflé et je cède. Voici donc cinq n’importe quois que vous ne savez peut-être pas à mon sujet.

1. Quand je fais du lavage et qu’on est rendu à la partie du cycle où la machine se vide, mon évier se remplit d’eau savonneuse. Pratique pour la vaisselle.

2. Je me suis fait tatouer huit fois, par huit tatoueurs différents.

3. J’ai mal au genou.

4. Quand mon auto est pognée dans la neige, je trouve ça l’fun, parce que c’est un défi à relever.

5. J’ai trouvé les deux premiers épisodes de la présente saison des Invincibles vachement poches.

Et voilà. Puisque je suis tout seul dans la cour d’école et que tout le monde est rentré chez lui, je ne donne la tague à personne, mais je cours partout tout seul comme un épais et comme une poule pas de tête, juste pour le plaisir.

Cent emails

Vendredi 5 janvier 2007

Je vous répondrai, tous. Promis. Et bientôt à part de ça.

Oh, et bonne année, là.

Et oui oui, la tague, je ferai ça aussi. Mais ça serait plus drôle si au lieu que ce soit moi qui dévoile cinq choses sur moi que vous ne savez pas, c’était vous qui essayiez de deviner cinq choses sur moi. Oui oui, ça serait drôle. Ok, pas tant que ça.

Une pause de la pause

Jeudi 21 décembre 2006

Je viens de découvrir que la propension à fausser est multipliée par vingt mille quand on chante La ballade des gens heureux.

En pause

Lundi 18 décembre 2006

J’ai des chansons country à écrire. De retour en janvier. Joyeuses fêtes à tous.

Aubergine

Jeudi 14 décembre 2006

Moment sympathique au restaurant hier soir. Milieu de repas, 21 h 30, belles conversations. Entre dans le resto une madame qui donne des tickets de parking. Souriante. Se met à passer de table en table pour demander aux clients si c’est à eux, la Subaru stationnée l’autre côté de la rue, parce qu’il va falloir qu’elle donne un billet si la voiture n’est pas déplacée. A fait tout le resto comme ça, en souriant. A mis un nuage de bonne humeur autour des tables. Gentille aubergine.

Gkovrsdagn

Dimanche 3 décembre 2006

Si j’étais un inventeur, je voudrais inventer une machine à voyager dans le temps. Mais, sachant qu’une fois la machine terminée, je pourrais revenir en arrière, je ne vois pas pourquoi je me forcerais pour la faire rapidement. Ça pourrait attendre; de toute façon, au bout du compte, je n’aurais pas perdu une seule journée. Une motivation supplémentaire à ne rien faire le jour même.

C’est pour ça que je ne suis pas un inventeur.

Déception

Vendredi 1 décembre 2006

Je suis le premier résultat de recherche dans Google pour «la plus belle paire de boule du monde», mais si on l’écrit correctement, avec un s à boules, je suis seulement deuxième. Tant d’espoir, si peu de satisfaction.

Vrac

Mercredi 29 novembre 2006

Je pense que je n’ai jamais ramé dans une chaloupe. Pas que j’aie été souvent dans une chaloupe, mais chaque fois que j’ai été dans une chaloupe, c’est pas moi qui ramais. Ça émeut de s’en rendre compte.

Constatation : sur le Web, il y a beaucoup d’à-côtés du rack à bécycles dans la cour d’école à quatre heures.

— On va-tu manger une poutine tantôt ?
— Ouaip ! Quelle heure ?
— 18 h 30 ?

J’ai donc mangé une poutine. J’aime pas tellement ça la poutine. J’ai commandé une poutine juste parce que «on va-tu manger une poutine». Alors c’est comme si, dans ma tête, je n’avais pas le choix. Faut vraiment que je corrige ça, cette manie de prendre au pied de la lettre les niaiseries que je dis moi-même.

Moi là, quand Violaine écrit «(...) voici que ma lecture serait en retard de 446 posts. Quatsankarantsisse! C’est énorme.», ça me fait rire. Elle écrit bien, la torrieuse.

Je me souviens d’avoir ramé dans un canot, par contre, quand j’étais (beaucoup) plus jeune. Une chose de moins dans ma liste de choses à faire avant qu’il soit trop tard. Yes.

En mangeant des Nerds

Lundi 27 novembre 2006

En mangeant des Nerds moitié pêche moitié fruits sauvages qui ne goûtent ni l’un ni l’autre, je me suis dit qu’un peu de ménage dans mes fichiers ferait du bien. (Je suis très désorganisé, informatiquement parlant. J’ai un dossier «trucs perso», un «textes perso», un «trucs à moi», un «textes divers» et un «textes variés».)

En essayant de m’y retrouver, je suis tombé sur ceci. Possiblement l’échange MSN qui m’a le plus fait rire de toute l’histoire de mon humanité virtuelle. Je m’en souviens, je m’étais étouffé.

Moi : Ah la la. Où je vais, maintenant ?
Elle : Je t’attends dans le port d’Amsterdam. Attention, y’a des marins qui chantent les rêves qui les hantent. Les premières fois, ça surprend.
Moi : Alors j’arrive sur les berges mornes, je passe par dessus les marins qui dorment comme des oriflammes, et je te trouve où ?
Elle : Je suis près des femmes infidèles qui se sont fait pisser dessus.
Moi : Tu pleures ?
Elle : Non, je suis celle qui referme sa braguette et qui sort en rotant.
Moi : Stie que t’as pas de classe. Oh. Tu entends? L’accordéon vient d’expirer. Tout à coup.
Elle : TASSE-TOI! Ils vont ramener leur batave!
Moi : C’est correct. Je suis à l’ombre.
Elle : On devrait se reconnaître, comme ça.
Moi : Oui. À tantôt.