Archive de la catégorie 'La tête de...'

Ce que ma’me Brière lui disait s’applique plutôt bien

Jeudi 18 octobre 2007

Ici, c’est mon carré de sable, je pensais l’avoir assez répété. Un endroit où je fais ce que je veux, comme je veux, sans la moindre notion de bon ou de mauvais, mais avec toute la notion de «si ça vous plaît pas, câlissez-moi patience».

Ici, c’est pas ma job. C’est pas mon «œuvre». C’est pas mon talent, c’est pas ma mission professionnelle, c’est pas ma carrière. C’est même pas une vitrine. C’est mon coin à moi pour dire n’importe quoi n’importe comment, pour m’évader pendant cinq minutes de mon métier, de ma carrière, de mon travail. Pour rire avec moi-même, et avec ceux qui veulent partager quelques grains de sable.

Je ne passe pas mon temps, ni même une partie de mon temps, à préparer ce que je mets ici. C’est à peine un loisir, une soupape peut-être.

Et je ne dois rien à personne. En général, et encore moins ici. Rentrez-vous ça dans la tête.

Pour passer le temps que tu n’as pas

Mardi 16 octobre 2007

Des fois, tu sais, tu as envie d’écrire, ça te travaille l’estomac, quelques autres organes du coin aussi, tu dois écrire. Tu ne sais pas pourquoi ça te gruge autant, tu ne sais pas pourquoi il y a tant de pulsions dans tes jointures, tant de forces qui te poussent à pousser les petites touches. Il faut que tu écrives, tu sais, il faut que tu tapes des mots et des lettres et quelques fois des points. Mais crisse que t’as rien à dire.

Liaisons dangereuses

Mardi 9 octobre 2007

Parmi les groupes qui font t’une mauvaise liaison dans une chanson à succès :

J’adore Tricot Machine.
Je n’aime pas Mes Aïeux.

C’est comme ça, j’y peux rien.

Sur la 30 vers Sorel (endroit dont il n’est pas question dans ce post)

Lundi 24 septembre 2007

When the moon is a cold chiseled dagger sharp enough to draw blood from a stone. Ça vient d’une des tounes qui me transpercent le plus. Mais je ne sais pas pourquoi, alors ça ne sert à rien d’approfondir. C’était la pensée nocturne inutile numéro un. Un de un, probablement.

Une barque à peine rouillée (dont il n’est pas question dans ce post)

Vendredi 21 septembre 2007

Écrire fait-il mal ? Oui, si avant de s’installer pour écrire, on s’est décâlissé l’épaule lors d’un match de ballon-balai.

J’écris donc dans la douleur, voyez comme je suis un héros. C’est d’ailleurs ce que je disais à la jeune fille en détresse qui venait d’être impliquée dans un accident d’automobile, couverte de sang et de charbons ardents, et qui me demandait de l’aide. «J’écris en ayant mal à l’épaule, tu trouves pas que j’en fais déjà assez», que je lui disais. Elle a vite compris, j’en suis sûr, puisqu’elle s’est endormie, sans doute apaisée par ma bravoure.

À une autre époque, j’aurais sans doute appelé le 911, mais là, avec ce forfait appels entrants illimités, je n’ose plus appeler personne, je préfère attendre qu’ils appellent. Somme toute, il est assez rare que le 911 nous appelle de lui-même. Ils ont d’autres chats sur la planche, j’imagine.

J’ai donc passé mon chemin, me demandant pourquoi je courais tant les lancements ces jours-ci. Je me suis dit que c’était sûrement parce qu’il y en avait plus ces jours-ci que d’habitude. Je suis superspicace. Trois en dix jours, Gaumont-Dompierre-Urbania, ça fait beaucoup pour moi qui préfère d’ordinaire les événements moins sociaux, du genre «rabais sur le trio MacPoulet».

J’ai faim.

183

Mercredi 19 septembre 2007

J’ai 183 «amis» sur Facebook. Tous des gens à qui j’ai déjà parlé en vrai, moins trois ou quatre. C’est beaucoup trop.

Je peux ben avoir de la misère en société. Je suis la société.

Plein de niveaux

Lundi 17 septembre 2007

Ça y est. J’ai mis une photo de madame nue comme fond d’écran de mon ordinateur à la maison. C’est drôle à tellement de niveaux.

Le niveau qui me fait le plus rire, c’est celui où tous les autres niveaux qui font que c’est drôle ne servent à rien, parce que y’a jamais personne d’autre que moi qui voit mon fond d’écran.

Croppeliscious

Jeudi 13 septembre 2007

Croppation

Jeudi 13 septembre 2007

Cropperie

Jeudi 13 septembre 2007

L’as du pomme-K

Mercredi 12 septembre 2007

Les trips inexplicables, ceux qui n’apportent rien à personne, ni même à moi, sauf le plaisir absurde d’avoir du plaisir absurde sans raison autre que le plaisir (absurde). Les trips qui ne montrent rien, n’enseignent rien, n’aboutissent à rien. C’est pas de l’art, ni une forme d’expression quelconque. C’est juste n’importe quoi. Mon trip à moi, aujourd’hui et pour les jours à venir: cropper des photos n’importe comment. Watchez-moi ben.

Je serai Croprastinator.

You ruined it for yourself (mais pas pantoute)

Mercredi 5 septembre 2007

J’étais en train d’écrire un quelque chose tout down, tout sombre, tout autodestructeur. Puis paf, ou pouf, comme ça, je me suis empli de paix, de cette paix que je cherche tellement depuis tellement longtemps, et que je trouve une minute de temps en temps. Ça fait du bien. J’ai tout effacé, parce que quand on efface les mots on efface les tourments (c’est pas vrai mais je préfère y croire). Et j’ai écrit ceci, pour rien, en fait, parce que quand on est gorgé de cette paix-là, on s’en fout un peu, des blogues et des phrases et des Facebooks et des Internets.

Xylocide

Vendredi 31 août 2007

Sur la planète Xylophone, il y a du monde en bois et du monde en métal. C’est la guerre depuis des années, et le monde en métal est en train de gagner. Ça ressemble de plus en plus à un xylocide général, avec du sang de bois partout, en flaques océaniques. Ça hurle des notes d’ascenseur à en percer les tympans, il y a des lames orphelines plein les orphelinats, et les ambulanciers ne peuvent plus suivre le rythme. Tout le monde est au courant de ce drame sans nom, et pourtant personne ne se mobilise.

Ça doit être parce que tout le monde est occupé à chercher Cédrika.

Enfin, j’imagine…

Samedi 25 août 2007

Quand il est midi dans la valley of the shadow of death, y’a pas de shadow et tout le monde est content.

Jacques Cartier, pas le pont, mais bien le gars (en fait, rien à voir avec lui)

Mercredi 22 août 2007

J’ai vaincu le scorbut que j’avais attrapé à bord, j’imagine, de la Petite Hermine, et détrompez-vous, ce n’est pas là le petit nom cute que je donne à ma prostituée préférée. Mes dents n’ont pas chu aussi prestement que je l’escomptais, à mon grand dam, et détrompez-vous, ce n’est pas là le petit nom cute que je donne à mon pénis. Moi qui espérais tant la pitié de tous, et les cadeaux, et encore un peu de pitié fouettée sur le dessus. Édenté suraimé, les gencives à l’air (climatisé) et les hugs à la pelletée. Ce genre de trucs. Mais non. J’ai vaincu mon scorbut attrapé à bord, j’imagine, de l’Émerillon, un navire de 40 tonneaux, ce qui est peu mais qui fera l’affaire quand même. J’ai gardé toutes mes dents, et aussi le trou entre celles d’en avant. Le sang a cessé de pisser en éclats volumineux sur les miroirs que je réservais aux Iroquois. L’intermède entre la palette de droite et celle de gauche a désenflé. Mon sourire a repris la place qu’il ne mérite pas toujours, au bas de mon visage, juste sous le nez et au-dessus du trou dans le menton qui me donne cet air virilement sexy qu’on m’envie tant. Et j’ai pu reprendre la route, au volant de ma chaloupe de deux tonneaux, l’écluse pleine de larmes, triste de n’avoir pas pu profiter de toute l’affection gratuite que mes amis Facebook auraient pu me témoigner par le biais d’un petit mot sur mon wall.

Le décès de mes dents sera pour un autre jour.