Archive de la catégorie 'La tête de...'
Cropperie
Jeudi 13 septembre 2007L’as du pomme-K
Mercredi 12 septembre 2007Les trips inexplicables, ceux qui n’apportent rien à personne, ni même à moi, sauf le plaisir absurde d’avoir du plaisir absurde sans raison autre que le plaisir (absurde). Les trips qui ne montrent rien, n’enseignent rien, n’aboutissent à rien. C’est pas de l’art, ni une forme d’expression quelconque. C’est juste n’importe quoi. Mon trip à moi, aujourd’hui et pour les jours à venir: cropper des photos n’importe comment. Watchez-moi ben.
Je serai Croprastinator.
You ruined it for yourself (mais pas pantoute)
Mercredi 5 septembre 2007J’étais en train d’écrire un quelque chose tout down, tout sombre, tout autodestructeur. Puis paf, ou pouf, comme ça, je me suis empli de paix, de cette paix que je cherche tellement depuis tellement longtemps, et que je trouve une minute de temps en temps. Ça fait du bien. J’ai tout effacé, parce que quand on efface les mots on efface les tourments (c’est pas vrai mais je préfère y croire). Et j’ai écrit ceci, pour rien, en fait, parce que quand on est gorgé de cette paix-là, on s’en fout un peu, des blogues et des phrases et des Facebooks et des Internets.
Xylocide
Vendredi 31 août 2007Sur la planète Xylophone, il y a du monde en bois et du monde en métal. C’est la guerre depuis des années, et le monde en métal est en train de gagner. Ça ressemble de plus en plus à un xylocide général, avec du sang de bois partout, en flaques océaniques. Ça hurle des notes d’ascenseur à en percer les tympans, il y a des lames orphelines plein les orphelinats, et les ambulanciers ne peuvent plus suivre le rythme. Tout le monde est au courant de ce drame sans nom, et pourtant personne ne se mobilise.
Ça doit être parce que tout le monde est occupé à chercher Cédrika.
Enfin, j’imagine…
Samedi 25 août 2007Quand il est midi dans la valley of the shadow of death, y’a pas de shadow et tout le monde est content.
Jacques Cartier, pas le pont, mais bien le gars (en fait, rien à voir avec lui)
Mercredi 22 août 2007J’ai vaincu le scorbut que j’avais attrapé à bord, j’imagine, de la Petite Hermine, et détrompez-vous, ce n’est pas là le petit nom cute que je donne à ma prostituée préférée. Mes dents n’ont pas chu aussi prestement que je l’escomptais, à mon grand dam, et détrompez-vous, ce n’est pas là le petit nom cute que je donne à mon pénis. Moi qui espérais tant la pitié de tous, et les cadeaux, et encore un peu de pitié fouettée sur le dessus. Édenté suraimé, les gencives à l’air (climatisé) et les hugs à la pelletée. Ce genre de trucs. Mais non. J’ai vaincu mon scorbut attrapé à bord, j’imagine, de l’Émerillon, un navire de 40 tonneaux, ce qui est peu mais qui fera l’affaire quand même. J’ai gardé toutes mes dents, et aussi le trou entre celles d’en avant. Le sang a cessé de pisser en éclats volumineux sur les miroirs que je réservais aux Iroquois. L’intermède entre la palette de droite et celle de gauche a désenflé. Mon sourire a repris la place qu’il ne mérite pas toujours, au bas de mon visage, juste sous le nez et au-dessus du trou dans le menton qui me donne cet air virilement sexy qu’on m’envie tant. Et j’ai pu reprendre la route, au volant de ma chaloupe de deux tonneaux, l’écluse pleine de larmes, triste de n’avoir pas pu profiter de toute l’affection gratuite que mes amis Facebook auraient pu me témoigner par le biais d’un petit mot sur mon wall.
Le décès de mes dents sera pour un autre jour.
Critique de film
Lundi 20 août 2007Les trois p’tits cochons, c’est poche.
Balconneries
Jeudi 12 juillet 2007(Je m’en câlisse pas pour vrai, mais je vais dire que) je m’en câlisse si tu aimes pas mon dernier livre. Ça me dérange pas vraiment qu’il t’ait déçu. Je m’y attendais. Bien sûr, j’aurais aimé qu’il te plaise davantage, que tu trippes, que tu veuilles le relire et le relire, t’avoir touchée, t’avoir remuée, que tu aies envie de le faire lire à tout ton monde. Mais si c’est pas le cas, c’est pas la fin du monde. Et tu peux le dire à tout le monde que tu l’as pas aimé, ça ne me dérange pas, c’est ce qui fait la beauté de notre monde. Et tu peux me le dire à moi, aussi, et je ne t’en voudrai pas une miette, ni une cenne, ni rien de quantité «une». Mais quand tu me dis, à moi, «la prochaine fois tu te forceras», ou «je te pardonne pour cette fois-ci, mais recommence plus», là je m’en câlisse pas. Là ça m’insulte. Là ça me blesse. Même si tu le dis avec le sourire, même si tu mets un point-virgule-trait-d’union-parenthèse-fermée, même si je sais que ce que tu veux dire, c’est que tu as aimé les autres et que tu as hâte au prochain, ça me fait chier pareil. Parce que moi, celui-là, c’est mon préféré, mon plus dur à moi, celui qui m’a vidé et qui m’a chaviré, moi, celui-là, il est moi, aussi simple que ça, il est moi. Il y a dedans ce livre tout ce que je voulais, tout ce que je veux encore, et toute ma tête et tous mes frissons de vie. Alors que tu l’aies pas aimé, oui, c’est un peu plate, mais ça arrive, c’est même normal. Mais si tu me dis de me forcer la prochaine fois, ou de ne pas recommencer, même si c’est une joke, même si c’est juste un clin d’œil, j’ai juste envie de t’envoyer chier, et de te dire que la prochaine fois, achète-le pas, parce que oui, je vais recommencer.
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C’est une de ces nuits comme ça, où les gens qui bloguent me semblent particulièrement caves. Où les blogs me font chier. Avant les blogs, j’avais pas cette réflexion aussi claire de mon besoin d’attention, ce miroir de mes gestes et de mes mots, ceux qui servent juste à ce qu’on sache que j’existe, à ce qu’on me dise que je suis beau et bon et drôle et que j’écris bien. Mais là, depuis les blogs, et de plus en plus, je vous vois tous faire ça, écrire pour vous faire voir, vous faire admirer, vous faire dire que vous êtes beaux bons et tout, et ça m’énerve, parce que je trouve tellement que vous avez l’air ridicules, et épais, et faibles, et ça me montre à quel point moi je suis, et j’ai toujours été, ridicule, épais et faible. Vous me faites chier avec votre petite quête d’attention à vous, parce que vous me mettez la mienne dans la face.
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J’aimais le temps où j’écrivais à la main et à la mine parce que j’avais pas encore payé 1500 $ pour mon Mac Classic avec un disque dur de 40 Mb. À la mine ça faisait des mots que les années effacent, que le temps efface. Maintenant, l’efface est soudaine. Soit que rien ne s’efface, ou que ça s’efface en une seconde, en un crash de machine, en un delete. Le temps ne joue plus de rôle tranquille et doux et lent. C’est d’valeur.
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Ma douce m’a montré Facebook vite vite hier. Je ne comprends pas pourquoi les gens veulent autant de faux gens dans leur vie. Mais je comprends le désir de perdre son temps. Trop bien. Il ne faut pas que j’aille là-dessus. Ce serait la fin.
J’ai vu vite vite que des gens que je connais étaient «amis» avec d’autres gens que je connais. Et je sais qu’ils ne se connaissent pas pour vrai. Ça me fait rire. C’est pas drôle, je sais, mais ça me fait rire, moi, bon.
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Mes downloads de porn avancent pas assez vite.
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Cet été j’écris pour les jeunes. Des livres pour les jeunes, que les plus vieux, les vieux comme moi et vous et les autres, pourront aussi lire, je crois, mais ne présumons de rien. Pour les jeunes, donc, les 14-18, mettons. C’est cool. J’aime vraiment beaucoup ça. Une autre maison d’édition, aussi, ça change, c’est intéressant. Sortie du premier épisode au printemps 2008, il paraît.
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En rétrospective, je n’aime pas ce que j’ai fait dans le dernier Urbania. Je ne me trouve ni drôle, ni cohérent, et beaucoup trop joke-oriented. Avec des jokes plus ou moins réussies, en plus. Si j’avais à le refaire, je ferais autre chose. Quelque chose de plus étoffé, de plus profond, avec une base de sérieux pour lancer les jokes comme il faut. Bref, c’est plutôt de la marde. Mais le reste du numéro est vraiment très chouette. Un numéro très travaillé, plein de belles choses toutes qualitées. Bien aimé le truc sur les bonnes sœurs. Et la nouvelle de chick lit à relais, pour l’exercice que ça représente, et pour la possibilité de voir les écarts de styles (et de talent, oserais-je dire?). Mais, euh, quelqu’un peut me dire si la faute à la fin est volontaire? Parce que si oui, j’la comprends pas.
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Bon, j’ai froid. Sumonbalcon, il fa frette. Et dans le dedans, il fait lourd et chaud. Ouvre les fenêtres, oui, je sais. Mais ai-je la force? Le courage? Les bras? L’envie? La motivation? Je ne crois pas. Il fait trop chaud pour faire des efforts physiques.
Et si, après, le froid entre, avec la transpiration de l’effort, c’est le tour de rein garanti prolongé.
D’la marde, je reste dans l’embrasure et je tourne sur moi-même.
Grandeur, amputation, sagesse et autres mardes de la vie
Mercredi 27 juin 2007J’essaie d’être une personne grande. Chaque jour j’essaie, être bon, être un être plus humain, plus grand, plus sage. J’essaie d’être patient, compréhensif, j’essaie de voir tous les angles, toujours. J’essaie de tout comprendre, de tout savoir, avant de juger. J’essaie d’être empathique, je crois que c’est la plus belle qualité, la volonté d’être empathique. J’essaie d’accepter ce que je n’acceptais pas plus jeune. J’essaie fort, très fort, de pardonner même quand j’ai mal, au risque d’avoir l’air mou devant les autres, la mollesse est une illusion, la sagesse est douce. J’essaie de panser mes blessures en silence, j’essaie d’apprendre de la douleur. J’essaie d’être une personne bonne. Une personne grande.
Mais crisse que des fois, c’est pas facile.
I’m Feeling Lucky
Lundi 18 juin 2007Avant aujourd’hui, tu n’avais jamais vraiment saisi l’utilité du bouton «I’m Feeling Lucky» de Google. Là tu as compris.
Tu ne vas pas très bien, tu fais de la fièvre, et surtout tu as des symptômes bizarres, et personne dans ton entourage ne sait trop quoi te dire à part des jokes. Alors toi tu te tournes vers ton ami le plus précieux, Google, et tu tapes tes symptômes, et puis là tu vois le bouton «I’m Feeling Lucky», et tu te dis oui, voilà, c’est le temps de m’en servir, c’est le temps de me sentir chanceux, d’être chanceux. Ça va me dire que je vais aller mieux demain, que c’est rien, que c’est un p’tit rhume ou quelque chose de cave comme ça. Alors tu cliques, et paf.
Turns out, tu vas mourir d’ici un mois, dans d’atroces souffrances.
Le bouton «I’m feeling lucky», donc, c’est un bouton «ironie hypocondriaque».
J’ai besoin de gants de boxe
Vendredi 15 juin 2007J’ai le chaud-froid de la fièvre de la grippe d’été et je cherche la passion, le frisson, la vibration qui viennent avec la création, et je ne les trouve pas, c’est peut-être à cause de la fièvre de la grippe d’été.
Ça fait chier. Je suis de mauvais poil, ce qui n’aidera pas pour la fièvre, je devrais me raser mais ça ne changera rien et anyway qu’est-ce que vous avez à me regarder comme ça. Même pas de point d’interrogation quand je pose une question, ça donne une idée de mon manque de courbe, ça rime avec tourbe. Et pas-de-punch, ça rime avec vous me dérangez, tous autant que vous êtes.
C’est mon combat à moi, je l’ai compris depuis quelques temps déjà, mon vrai combat que je vais traîner tout le temps, j’en parle déjà tout le temps, cette incapacité d’écrire sans penser à des yeux qui sont pas les miens, ça me transperce et crisse, ça m’arrache l’envie. Fermez. Allez, fermez. Parce que là juste l’idée de vos yeux éventuels me dérange, et c’est vraiment pas le temps.
J’ai la fièvre qui donne chaud-froid, vous pensez que je suis capable de me battre là? Vous êtes dans le champ, toi. Y’a rien qu’icitte qu’on est bien. Ailleurs ça marche pas pantoute. Icitte c’est chez moi ça va encore, je peux t’envoyer chier et écrire n’importe quoi ou mélanger les mots et ponctuer tout croche et dire n’importe quoi au nom de tout ce qu’on peut inventer, mais dès que je sors tu es là qui m’attends, et dehors je ne suis plus capable de t’envoyer chier je suis poli trop poli tu me fais chier.
Dehors je te souris et crisse, un texte sourire c’est poche, ça me frissonne pas l’intérieur, ça me chaire pas la poule. Pourquoi pourquoipourquoi.
J’ai besoin de gants de boxe. Avec du foil.
De la relativité et de ce genre de marde-là
Mercredi 13 juin 2007Est-ce qu’on devrait se crisser de la relativité? Oublier tout ça et juste viser le plus haut en montant toujours plus vers le sommet de la cime du top toujours vers le ciel sans la moindre descente? Sans la moindre petite chute d’un demi-mètre qui permet d’apprécier le fait de remonter? Se crisser de la relativité et ne plus jamais pouvoir comparer, ne plus jamais avoir de point de repère? Ne plus se souvenir de l’en bas, mais apprécier toujours autant l’en haut? Sentir les nuages et oublier le goût de la boue pleine de terre et de poussière et de douleur? Est-ce qu’on devrait se crisser de la relativité?
Non. On ne devrait pas
Et de toute façon on ne peut pas.
Titreless
Mardi 12 juin 2007«La machine de plastique», c’est un bon titre, pour un livre, non ? Non, dit-elle. Ouais, non, sûrement pas dans le vide comme ça, mais pour l’histoire d’un gars et son laptop, non ? Oui là peut-être, oui, dit-elle. Mais en fait, elle pense encore non, elle ne veut juste pas que je m’éternise sur le sujet, et que j’essaie de la convaincre qu’un titre poche est bon. Alors je dis tu vois, j’ai encore raison, et je souris fier, et c’est la fin de cet épisode-là.
«J’ai besoin de Nutella», par contre, ça c’est un bon titre de livre. Je le réserve. Aujourd’hui, 2h53 un 12 juin, quelque part en 2007, je réserve ce titre-là pour un livre éventuel, qui devrait sortir quelque part entre 2007 et 2300. Tenez-vous-le pour écrit.
«L’univers c’est des culottes de fille», ça me fait un peu chier de l’avoir utilisé pour une nouvelle. Ça serait chouette sur une couverture de roman.
«À bien y penser, il est inutile de mourir». Celui-là, je ne sais pas d’où il vient, mais je sais qu’il ne va nulle part. Je viens de le trouver dans un fichier qui date d’il y a quatre ans, fichier intitulé «titres de livre» et ne contenant que ce titre-là, qui n’est ni un titre, ni bon. Oublions-le vite.
Je suis en mode titre. Aucune idée pourquoi. Je cherche un titre pour quelque chose, et je suis titreless. Comme les balles de golf, mais pas vraiment.
Le numéro 13 des Jets de Winnipeg
Jeudi 7 juin 2007J’ai un chandail des Jets, numéro 13.
Selanne, que c’est écrit dans le dos. Ça date de son année recrue.
Ce soir, il a gagné la coupe pour la première fois de sa carrière. Cool.