Archive de la catégorie 'La tête de...'
La drôle de mécanique du dedans de ma tête
Mardi 13 mai 2008Ça me fait penser au film Cube. Le genre de trucs que j’aime beaucoup. Étouffant un peu, claustrophopacraindrelesespacesclos. Mais ça n’a rien à voir avec ce dont je voulais parler.
Je voulais parler de Rubik. L’objet avec les couleurs, qui me frustrait tant quand j’étais petit. Les maux de tête que j’ai eus, à cause de ce casse-celle-ci. M’en suis acheté un il y a quelques jours, pour le vaincre. L’ai vaincu. Grrr. Maintenant, suis geekement obsédé par la rapidité de résolution. Suis tombé sous la barre des 4 minutes aujourd’hui. Demain, sevrage.
Bleu-orange-jaune. Avec un petit peu de noir, mais ça c’est les corps flottants dans mon œil droit.
Je vais manger un fudge, tiens.
Cette nuit
Lundi 31 mars 2008Je m’ennuyais de Mara, j’ai tapé mara dans l’iTunes, j’ai écouté Mara, et tu es revenue. Je t’ai dans la tête cette nuit, il y a des nuages, et on ne sait pas trop si le froid nous gèle ou s’il s’en va. Sur la terre ici, il vente et tout s’éternise. Il y a des trous dans la rue, les journées allongent, mais la nuit le temps passe toujours aussi lentement, les doigts sont toujours aussi engourdis et ta magie ma manque. Ça coule sous mon évier mais le toit tient bon. Les voisins ont pelleté l’escalier tout l’hiver et moi pas, mais ça tu le savais déjà. La boulangerie est fermée, il y a du carton dans les fenêtres, et toujours pas un chat chez le plombier en face. J’écris des tounes de ce temps-ci, et je travaille sur ma BD que personne ne verra jamais, et sur mille autres choses pour éviter de travailler sur les bonnes choses, mais ça aussi tu t’en doutes, hein? Il y a toujours cette vieille dame qui marche courbée à des heures pas possibles, avec ses deux sacs de plastique, mais le gros voisin n’est pas sorti de l’hiver, je m’inquiète un peu. L’air est sec, et la poussière est partout, c’est comme ça maintenant, poussière et poils de chat, t’as pas idée à quel point j’ai hâte de déménager. Je déménage dans deux mois, tu le savais je suis sûr que tu le savais, mais je me répète, c’est parce que l’âge, tu sais. Tu aurais aimé la neige, cet hiver, tu aurais fait des milliers de bonhommes tellement que tu aurais manqué de carottes. Tu te serais cassé la gueule sur la glace, mais tu aurais ri, parce que c’est ça que tu fais, rire, magnifique rire. Je vais bien, moi. Je suis paisible, tu sais cette paix que je cherche depuis toujours, je l’ai trouvée. Des fois ça fait peur, tu sais de quoi je parle, des fois ça fait peur mais une bonne peur, et l’été va être beau. Oui, l’été va être beau.
J’espère que de ton côté, tu es à la campagne en train de faire pousser du bonheur.
Le sommeil de l’injuste
Jeudi 28 février 2008
Et si j’allais me coucher? Parce qu’après tout, j’ai fait tout ce que j’avais à faire aujourd’hui, si on oublie la portion «tout», et aussi la portion «j’ai fait». Il y a des nuits comme ça où on aimerait être capable de faire ce qu’on aime faire, et que rien ne se passe, comme si le temps était engourdi, comme si l’air était crevé.
Alors je fixe l’écran, en me disant qu’il faut bien que ça débloque, à’manné, les mots et les virgules et les accents et les points (les points-virgules on s’en crisse). Quand toutes les touches du clavier sont sales sauf celles de ton password de email, ce n’est pas très édifiant. Il doit bien y avoir une recette, que je me dis, mais je sais très bien qu’il n’y en a pas, que tout ça ne se contrôle pas, ne se conditionne pas. La musique, les livres, la méditation, la masturbation, rien n’y fait. Que des plans, que des projets, que des structures, et rien qui se répand sur l’écran sans que je m’en rende compte. C’est dommage.
Et si j’allais me coucher?
Nah. Je vais continuer à regarder l’écran. Quel bel écran.
Oui, quel bel écran.
Cerveau
Mardi 30 octobre 2007Maudit que j’aime ça les affaires comme ça.
Précision
Jeudi 25 octobre 2007Stéphane Dompierre dit, dans sa plus récente note :
«Quand vous complimentez un auteur en lui disant avec enthousiasme « J’ai tellement aimé votre livre que je l’ai prêté à tous mes amis », c’est exactement comme si vous disiez à un chanteur que vous avez tellement aimé son disque que vous l’avez copié pour l’offrir à tous vos amis.
NOT GOOD.»
Je veux juste me dissocier de ça drette là. Je ne sais pas pour les autres auteurs, et je comprends le propos de Stéphane, mais moi c’est pas ça du tout que je pense. Je l’ai toujours dit, et j’y crois fermement : je préfère avoir des lecteurs que des acheteurs, pour mille et une raisons que je n’énumérerai pas ici parce que j’ai une sieste à faire. Bref, quand on prête un de mes livres, moi ça me fait plaisir. C’est tout.
Ce que ma’me Brière lui disait s’applique plutôt bien
Jeudi 18 octobre 2007Ici, c’est mon carré de sable, je pensais l’avoir assez répété. Un endroit où je fais ce que je veux, comme je veux, sans la moindre notion de bon ou de mauvais, mais avec toute la notion de «si ça vous plaît pas, câlissez-moi patience».
Ici, c’est pas ma job. C’est pas mon «œuvre». C’est pas mon talent, c’est pas ma mission professionnelle, c’est pas ma carrière. C’est même pas une vitrine. C’est mon coin à moi pour dire n’importe quoi n’importe comment, pour m’évader pendant cinq minutes de mon métier, de ma carrière, de mon travail. Pour rire avec moi-même, et avec ceux qui veulent partager quelques grains de sable.
Je ne passe pas mon temps, ni même une partie de mon temps, à préparer ce que je mets ici. C’est à peine un loisir, une soupape peut-être.
Et je ne dois rien à personne. En général, et encore moins ici. Rentrez-vous ça dans la tête.
Pour passer le temps que tu n’as pas
Mardi 16 octobre 2007Des fois, tu sais, tu as envie d’écrire, ça te travaille l’estomac, quelques autres organes du coin aussi, tu dois écrire. Tu ne sais pas pourquoi ça te gruge autant, tu ne sais pas pourquoi il y a tant de pulsions dans tes jointures, tant de forces qui te poussent à pousser les petites touches. Il faut que tu écrives, tu sais, il faut que tu tapes des mots et des lettres et quelques fois des points. Mais crisse que t’as rien à dire.
Liaisons dangereuses
Mardi 9 octobre 2007Parmi les groupes qui font t’une mauvaise liaison dans une chanson à succès :
J’adore Tricot Machine.
Je n’aime pas Mes Aïeux.
C’est comme ça, j’y peux rien.
Sur la 30 vers Sorel (endroit dont il n’est pas question dans ce post)
Lundi 24 septembre 2007When the moon is a cold chiseled dagger sharp enough to draw blood from a stone. Ça vient d’une des tounes qui me transpercent le plus. Mais je ne sais pas pourquoi, alors ça ne sert à rien d’approfondir. C’était la pensée nocturne inutile numéro un. Un de un, probablement.
Une barque à peine rouillée (dont il n’est pas question dans ce post)
Vendredi 21 septembre 2007Écrire fait-il mal ? Oui, si avant de s’installer pour écrire, on s’est décâlissé l’épaule lors d’un match de ballon-balai.
J’écris donc dans la douleur, voyez comme je suis un héros. C’est d’ailleurs ce que je disais à la jeune fille en détresse qui venait d’être impliquée dans un accident d’automobile, couverte de sang et de charbons ardents, et qui me demandait de l’aide. «J’écris en ayant mal à l’épaule, tu trouves pas que j’en fais déjà assez», que je lui disais. Elle a vite compris, j’en suis sûr, puisqu’elle s’est endormie, sans doute apaisée par ma bravoure.
À une autre époque, j’aurais sans doute appelé le 911, mais là, avec ce forfait appels entrants illimités, je n’ose plus appeler personne, je préfère attendre qu’ils appellent. Somme toute, il est assez rare que le 911 nous appelle de lui-même. Ils ont d’autres chats sur la planche, j’imagine.
J’ai donc passé mon chemin, me demandant pourquoi je courais tant les lancements ces jours-ci. Je me suis dit que c’était sûrement parce qu’il y en avait plus ces jours-ci que d’habitude. Je suis superspicace. Trois en dix jours, Gaumont-Dompierre-Urbania, ça fait beaucoup pour moi qui préfère d’ordinaire les événements moins sociaux, du genre «rabais sur le trio MacPoulet».
J’ai faim.
183
Mercredi 19 septembre 2007J’ai 183 «amis» sur Facebook. Tous des gens à qui j’ai déjà parlé en vrai, moins trois ou quatre. C’est beaucoup trop.
Je peux ben avoir de la misère en société. Je suis la société.
Plein de niveaux
Lundi 17 septembre 2007Ça y est. J’ai mis une photo de madame nue comme fond d’écran de mon ordinateur à la maison. C’est drôle à tellement de niveaux.
Le niveau qui me fait le plus rire, c’est celui où tous les autres niveaux qui font que c’est drôle ne servent à rien, parce que y’a jamais personne d’autre que moi qui voit mon fond d’écran.