10 _ Nicolas B.
Ça a commencé un dimanche, évidemment. C’était le soir de ma troisième participation au cabaret des Auteurs du dimanche, il y a quelques années, quand c’était à l’Intrus. Mon premier livre venait de sortir, tu l’avais lu. Grand blond de même pas 18 ans, timide à mort, tu m’avais dit que tu aimais ce que je faisais. Ça m’avait touché. Le dimanche suivant, on s’était salués. Tu étais trop poli, trop bien élevé pour être de ta génération. Puis il y a la fois où, sans savoir que c’était toi, je t’avais écrit pour te féliciter d’un texte sur ton blogue, dans lequel tu vidais tes tripes. Je m’étais senti épais quand tu m’avais dévoilé ton identité. Puis il y a la fois du show à Juste pour rire, quand tu ne voulais tellement pas me déranger que tu n’as jamais osé venir me parler. La fois où tu m’as demandé d’être interviewé pour le travail d’école de ton amie. La fois où je t’ai dessiné un bonhomme-allumettes, au lancement de Llouis. Les quelques fois où on a jasé sur MSN.
Et il y a la fois où ta mère m’a écrit pour m’annoncer ton décès. Crisse de cancer.
21 septembre 2008 à 7:23
OUCH! ça fesse ça à matin!
21 septembre 2008 à 10:13
Celui-là, même si tous les autres son excellents, est particulièrement délicieux. Et émouvant.
21 septembre 2008 à 10:33
est-ce que c’est possible d’avoir le lien du blog, même après tout ça?
21 septembre 2008 à 11:22
Je me demandais justement cette semaine, alors que j’assistais aux funérailles d’une autre jeune personne partie trop vite, si tu avais été mis au courant de la triste nouvelle.
Crisse de vie !
21 septembre 2008 à 23:09
La dernière phrase frappe comme un coup de poignard…
22 septembre 2008 à 10:15
La fois où j’ai eu un sale frisson.
22 septembre 2008 à 10:42
Outch….
22 septembre 2008 à 12:08
Le blogue de Nicolas: http://laviedapres.blogspot.com/
23 septembre 2008 à 9:29
Ça, vraiment, ça fesse. Ses écrits étaient vraiment touchants et beaux. Ouais, quelle maladie…
23 septembre 2008 à 12:16
Je suis sur le cul!
24 septembre 2008 à 22:01
J’ai lu ce post quelques fois dans les derniers jours. Une seule fois par jour, pour qu’il ne perde pas de son intensité ; il n’en fut rien.
J’ai lu une partie du blogue du jeune homme en question. Tant de courage et de volonté dans un seul petit corps malade.
Je l’admire. Et je t’admire, aussi, t’avoir su me bousculer émotionnellement à ce point. La chute est terrible.
26 septembre 2008 à 20:32
Je revois bien le style d’écriture que vous employez dans vos livres.
Votre texte est franchement touchant et j’ai du utiliser toutes mes forces pour ne pas fondre en larmes. Merci de faire autant honneur à la mémoire de Nicolas.
Au plaisir de vous rencontrez un jour,
Marie-Ève, Lectrice de vos livres et soeur de Nicolas
26 septembre 2008 à 23:47
Je vous remercie pour ce si beau texte. Il fait tout honneur à mon fils Nicolas, et je peux vous dire que je suis fière de lui. Nicolas est un homme doté d’une intelligence remarquable, d’une douceur et d’une grande sensibilité qui vont droit au coeur. Dès l’âge de 10 ans, j’avais découvert en lui, son talent d’écriture. Je l’ai toujours encouragé. Et je gardais en moi l’espoir d’assister un jour, à la sortie de son premier livre.
Je suis très émue ! Encore une fois, MERCI !
Tout comme ma fille, au plaisir de vous rencontrer,
Christiane
Mère de Nicolas B.
28 septembre 2008 à 15:05
J’ai appris hier soir (avec beaucoup trop de retard) le décès de Nicolas. C’est tellement injuste…
3 octobre 2008 à 9:33
La fosi où tu m’As fait brailler au travail.
matthieu,
un ami proche de Nic
22 octobre 2008 à 4:58
La dernière phrase à peine comprise que mon cœur saute un battement.