Archive du mois de mai 2008

De la fraîcheur des poissons

Mercredi 14 mai 2008

Et le poisson puait dans tout l’appartement, en vagues, en marées, et je me noyais dans l’odeur, et je toussais, et je hurlais que mes poumons étaient en train de fondre. Le poissonnier, lui-même plutôt puant, m’avait pourtant vanté la fraîcheur de l’animal, qui avait apparemment expiré sa dernière gorgée d’eau salée quelque deux heures plus tôt. Frais frais frais, avait-il dit. Et moi je l’avais cru, ne connaissant pas le domaine du poisson plus que les poissons ne connaissent le domaine du moi. S’il est mort il y a deux heures, il est frais. Sur le coup, ça m’avait semblé logique.

Mais alors que mes voies respiratoires saignaient, qu’une épaisse fumée se dégageait de l’intérieur de mon nez et que mes yeux s’aveuglaient, je n’étais plus sûr. La mort des poissons pour déterminer leur fraîcheur, tout ça me semblait bien louche.

Après tout, je connaissais plein de gens qui n’étaient plus frais depuis longtemps, et qui étaient encore en vie.

Mon poisson, avant de mourir, avait dû être un vieux chiâleux fatigant.

La drôle de mécanique du dedans de ma tête

Mardi 13 mai 2008

Ça me fait penser au film Cube. Le genre de trucs que j’aime beaucoup. Étouffant un peu, claustrophopacraindrelesespacesclos. Mais ça n’a rien à voir avec ce dont je voulais parler.

Je voulais parler de Rubik. L’objet avec les couleurs, qui me frustrait tant quand j’étais petit. Les maux de tête que j’ai eus, à cause de ce casse-celle-ci. M’en suis acheté un il y a quelques jours, pour le vaincre. L’ai vaincu. Grrr. Maintenant, suis geekement obsédé par la rapidité de résolution. Suis tombé sous la barre des 4 minutes aujourd’hui. Demain, sevrage.

Bleu-orange-jaune. Avec un petit peu de noir, mais ça c’est les corps flottants dans mon œil droit.

Je vais manger un fudge, tiens.