Archive du mois de février 2008

Comme une odeur de poisson (musclé)

Vendredi 29 février 2008


Alors j’ai mangé une canne de thon.

Je n’aime pas le thon.

J’ai vomi un peu dans ma bouche.

C’est ce qui arrive quand on écoute les conseils des autres. On se retrouve à faire des choses qu’on sait inutiles, ou haut-le-cœurisantes, juste parce que bon, si ça marche pour d’autres, pourquoi pas pour nous? La foi aveugle, l’effet placebo, tout ça ne vaut pas le caramel. Qu’on se le tienne pour dit, le caramel, il n’y a que ça de vrai.

Bon, c’est pas tout, ça. J’ai un écran à regarder sans faire quoi que ce soit.

Le sommeil de l’injuste

Jeudi 28 février 2008


Et si j’allais me coucher? Parce qu’après tout, j’ai fait tout ce que j’avais à faire aujourd’hui, si on oublie la portion «tout», et aussi la portion «j’ai fait». Il y a des nuits comme ça où on aimerait être capable de faire ce qu’on aime faire, et que rien ne se passe, comme si le temps était engourdi, comme si l’air était crevé.

Alors je fixe l’écran, en me disant qu’il faut bien que ça débloque, à’manné, les mots et les virgules et les accents et les points (les points-virgules on s’en crisse). Quand toutes les touches du clavier sont sales sauf celles de ton password de email, ce n’est pas très édifiant. Il doit bien y avoir une recette, que je me dis, mais je sais très bien qu’il n’y en a pas, que tout ça ne se contrôle pas, ne se conditionne pas. La musique, les livres, la méditation, la masturbation, rien n’y fait. Que des plans, que des projets, que des structures, et rien qui se répand sur l’écran sans que je m’en rende compte. C’est dommage.

Et si j’allais me coucher?

Nah. Je vais continuer à regarder l’écran. Quel bel écran.

Oui, quel bel écran.