02 _ Six jours plus tard
Il y a eu ce gars qui m’a demandé un orthographe, cette caissière qui ne voulait pas vendre mes livres et les changeait pour d’autres, ces chasseurs de signets sauvages qui ne remerciaient personne, cet homme dans la cinquantaine qui ne savait pas ce qu’était un film pornographique, cette sécheresse poussiéreuse, ces prénoms qu’on a dû m’épeler lettre par lettre (dites-moi, qui prénomme sa fille Sunny-Kay?), ces personnes qui me demandaient l’emplacement du stand 411 ou l’horaire de Bryan Perro, ces gens qui voulaient que je dédicace un livre écrit par un autre, ces parents qui commençaient à lire le titre de mon premier épisode à voix très haute et qui, au milieu du mot «pornstars», baissaient terriblement le ton et s’en allaient, cet article dans le Journal de Montréal qui parlait de Mathieu Sicard, cette incapacité à décrire Pavel en moins de 10 minutes, cette personne dont j’ignorais si elle était un gars ou une fille et qui a eu le malheur de s’appeler Gabriel (ou Gabrielle), cette éditrice qui m’a embrassé en me disant «Salut Steve!». C’est pour ça que j’adore les salons du livre. Ces choses-là ne s’inventent pas. Et ces choses-là n’arrivent pas dans mon bureau.
25 novembre 2008 à 8:33
Sunny-Kay, c’est pas la soeur de Sunny-D?
25 novembre 2008 à 8:51
Zut!
J’ai manqué le salon du livre…
Je ne manque jamais le salon du livre!
25 novembre 2008 à 13:19
C’était pas une actrice porno, justement, Sunny Kay ?
entouka, ça sonne comme, tu trouves pas…
25 novembre 2008 à 20:01
Pour la première fois, j’allais au salon du livre, pour la première fois, je m’y perdais aussi! Avec cette foule bizzard de chevalier a épée, y’a une vielle madame qui m’a demander si je pouvais signé son livre… je l’ai pas fais, car j’écris même pas! Sauf, que une petite lueur au coeur s’est éteint très vite quand je me suis rendu compte que j’avais l’air d’une petite intello rousse perdu au milieu d’une grande foule.
J’aime le salon du livre, mais j’aime pas les coup d’épée derrière la tête.
J’aime le salon du livre, mais j’aime pas m’y perdre.
J’aime le salon du livre, mais… j’ai pas trouvé ta table… :(
Si un jour, je rentre dans un café et tu es la… j’irais surement te voir génée pour un autographe ayant comme excuse que je suis vraiment pourrie avec mon orientation goégraphique!!
25 novembre 2008 à 20:18
Et moi je suis contente d’avoir pu mettre un visage, des gestes, des mimiques sur tes mots :-)
26 novembre 2008 à 22:57
J’ai été plus chanceuse, je n’ai pas mangé de coups d’épées derrière la tête et j’ai trouvé la table (caché sur un autre étage…).
J’ai d’ailleurs 2 Pavel sur 3 de lu. C’est vraiment génial. Je suis allée à un collège privé, et c’est vraiment tout juste si le palmarès de l’Actualité n’était pas sur les murs. En sec.4, notre merveilleux collège top 5 a chuté à la 14e place. Nos murs sont alors devenus tapissés d’affiches “Échec zéro sans abaisser la barre!” Ahhhh! Que de souvenirs! Et nous, les joueurs de hockey musclés de partout sauf du cerveau étaient à la fois les jet-set.
Bref, j’attaquerai le 3e ce soir avant d’aller au lit!
Merci pour les heures de plaisir que tu nous donnes.
26 novembre 2008 à 23:27
Et il y avait aussi cette fille qui ne savait pas si elle était trop grande ou pas pour lire Pavel … Mais peu importe, elle était bien contente de te l’avoir demandé.
28 novembre 2008 à 15:26
Je suis également allée au Salon du Livre dimanche dernier, et oui, je t’ai vu, Matthieu. Je t’ai vu, mais je ne suis pas allée te voir; j’étais trop gênée. Ça y’est, je l’ai dit.
Oui, je sais, je suis trop gênée et j’ai 26 ans, pas 16. _
Bien fait pour moi, zut!!!
30 novembre 2008 à 12:17
Je suis partie avec Pavel 1 et 2 en vacances, je savais bien que je les lirait dans le temps de le dire mais ce que je ne savais pas (malgré que je l’espérait très fort ) c’était que ma fille les lise aussi. En revenant elle m’a priée de faire plein de couche-tard afin d’acheter les 3 et 4ième. Malheureusement je n’ai trouvé que le 4.
GRRRRR!!!
Je te récris si je ne le trouve pas cette semaine. J’veux pas qu’elle perde le goût de les lire.
1 décembre 2008 à 17:20
Moi je n’ai pas pu piquer un signet
pour aller te dire coucou après, et etre génée (comme tu l’es probablement…)
J’espère que tu t’es amusé quand meme…
6 décembre 2008 à 0:46
vous n’êtes pas steve?
26 décembre 2008 à 2:34
Je me rappelle le salon du livre 2004. Ou j’ai trouvé un de tes livres pour la premiere fois. J’ai lu le titre. J’ai lu deux trois mots derrière. Je l’ai acheté.
T’es devenu mon auteur préféré.
Je me rappelle le salon du livre 2005.
J’ai trouvé ta table. Tu étais la et j’ai vraiment figé.
On réagit comment quand on a 16 ans et qu’on veut communiquer a notre auteur préféré notre admiration infinie pour ce qu’il écrit?
On réussit pas, généralement, je crois.