Une destination
Ça fait deux ans, tu sais. Et dans mille ans, je vais dire ça fait mille ans, tu sais, et rien n’aura changé dans ma tête. Ni l’amour ni rien. C’était un téléphone, puis un autre, puis sans qu’on s’en rende compte, l’attente d’un autre, et c’était parti comme un gros moteur de bulldozer qu’on n’arrête pas, qu’on n’arrête jamais parce qu’on aime que ça vibre en-dedans. Deux ans.
Des millions de rires.
Des centaines de nuits ensoleillées.
Des milliards de papillons.
Des dizaines de moments trop forts pour nos têtes.
Et des milliers de larmes.
On ne s’en remet jamais complètement, de ces histoires-là. Parce que ce ne sont pas que des histoires. Parce que ce ne sont pas que des images. Parce que ce ne sont pas que des passages. C’est l’histoire, c’est l’image, c’est une destination.