Une barque à peine rouillée (dont il n’est pas question dans ce post)
Écrire fait-il mal ? Oui, si avant de s’installer pour écrire, on s’est décâlissé l’épaule lors d’un match de ballon-balai.
J’écris donc dans la douleur, voyez comme je suis un héros. C’est d’ailleurs ce que je disais à la jeune fille en détresse qui venait d’être impliquée dans un accident d’automobile, couverte de sang et de charbons ardents, et qui me demandait de l’aide. «J’écris en ayant mal à l’épaule, tu trouves pas que j’en fais déjà assez», que je lui disais. Elle a vite compris, j’en suis sûr, puisqu’elle s’est endormie, sans doute apaisée par ma bravoure.
À une autre époque, j’aurais sans doute appelé le 911, mais là, avec ce forfait appels entrants illimités, je n’ose plus appeler personne, je préfère attendre qu’ils appellent. Somme toute, il est assez rare que le 911 nous appelle de lui-même. Ils ont d’autres chats sur la planche, j’imagine.
J’ai donc passé mon chemin, me demandant pourquoi je courais tant les lancements ces jours-ci. Je me suis dit que c’était sûrement parce qu’il y en avait plus ces jours-ci que d’habitude. Je suis superspicace. Trois en dix jours, Gaumont-Dompierre-Urbania, ça fait beaucoup pour moi qui préfère d’ordinaire les événements moins sociaux, du genre «rabais sur le trio MacPoulet».
J’ai faim.
21 septembre 2007 à 17:44
Ton héroisme finira par avoir raison de toi