Titreless
«La machine de plastique», c’est un bon titre, pour un livre, non ? Non, dit-elle. Ouais, non, sûrement pas dans le vide comme ça, mais pour l’histoire d’un gars et son laptop, non ? Oui là peut-être, oui, dit-elle. Mais en fait, elle pense encore non, elle ne veut juste pas que je m’éternise sur le sujet, et que j’essaie de la convaincre qu’un titre poche est bon. Alors je dis tu vois, j’ai encore raison, et je souris fier, et c’est la fin de cet épisode-là.
«J’ai besoin de Nutella», par contre, ça c’est un bon titre de livre. Je le réserve. Aujourd’hui, 2h53 un 12 juin, quelque part en 2007, je réserve ce titre-là pour un livre éventuel, qui devrait sortir quelque part entre 2007 et 2300. Tenez-vous-le pour écrit.
«L’univers c’est des culottes de fille», ça me fait un peu chier de l’avoir utilisé pour une nouvelle. Ça serait chouette sur une couverture de roman.
«À bien y penser, il est inutile de mourir». Celui-là, je ne sais pas d’où il vient, mais je sais qu’il ne va nulle part. Je viens de le trouver dans un fichier qui date d’il y a quatre ans, fichier intitulé «titres de livre» et ne contenant que ce titre-là, qui n’est ni un titre, ni bon. Oublions-le vite.
Je suis en mode titre. Aucune idée pourquoi. Je cherche un titre pour quelque chose, et je suis titreless. Comme les balles de golf, mais pas vraiment.