Précision
Stéphane Dompierre dit, dans sa plus récente note :
«Quand vous complimentez un auteur en lui disant avec enthousiasme « J’ai tellement aimé votre livre que je l’ai prêté à tous mes amis », c’est exactement comme si vous disiez à un chanteur que vous avez tellement aimé son disque que vous l’avez copié pour l’offrir à tous vos amis.
NOT GOOD.»
Je veux juste me dissocier de ça drette là. Je ne sais pas pour les autres auteurs, et je comprends le propos de Stéphane, mais moi c’est pas ça du tout que je pense. Je l’ai toujours dit, et j’y crois fermement : je préfère avoir des lecteurs que des acheteurs, pour mille et une raisons que je n’énumérerai pas ici parce que j’ai une sieste à faire. Bref, quand on prête un de mes livres, moi ça me fait plaisir. C’est tout.
25 octobre 2007 à 16:54
Je suis surpris de cette affirmation de Dompierre. C’est quoi au juste, qu’il veut dire : qu’il préfère que les amis achètent plutôt que son livre se fasse prêter?
Si oui, eh bien, c’est un peu mercantile comme point de vue. Un auteur ne souhaite-t-il pas que son livre se lise, point final, au lieu de se soucier de ses ventes.
26 octobre 2007 à 9:53
bah, pour un livre prêté, si ca donne envie des suivants, ca peut faire plusieurs livres vendus…
26 octobre 2007 à 10:12
argh, avoir su !!! J’avais lu tous tes bouquins en les empruntant à la biblio de mon quartier. Me sentant coupable de t’avoir privé de revenus, je les ai par la suite tous acheté ! ... Mais sérieusement, je ne le regretterai jamais !
26 octobre 2007 à 17:57
Stéphane qui? je ne le connais pas et je n’ai pas envie de le connaître…on avait assez des chanteurs (euses) qui nous pleurnichaient ça avec le téléchargement des chansons. Avez-vous remarquez que ceux et celles qui en ont le plus parlé sont les mêmes qui ont des subventions pour produire leur album??? Est-ce qu’ils redonnent un certain % de ces profits à l’état??? pas certaine! Bref, ce sont nous les contribuables qui finnançons les Éric Lapointe, France D’amour et compagnie (désolé pour les fans!) Je suis fière de prêter mes livres et de téléchager des chansons…parce qu’au fond, ça incite plus à aller acheter les nouveautées.
27 octobre 2007 à 11:06
Tant mieux, parce que j’ai prêté mes livres (bref, les tiens) à mes amis, parce que je trouve que tu es un bon auteur. :)
27 octobre 2007 à 20:43
Parfois j’achète, parfois j’emprunte. Parfois j’emprunte et je finis par acheter et même racheter pour en faire des cadeaux. Mais j’avoue que pour découvrir un auteur je vais être plus tentée d’emprunter parce que j’ai pas un très gros budget.
29 octobre 2007 à 12:16
Voilà qui est rassurant. Je me suis sentie tellement mal en lisant le commentaire de Stéphane (Dompierre).
J’achète les livres, justement en partie pour les prêter. Pour faire découvrir de nouveaux auteurs, à d’autres personnes qui m’en font découvrir à leur tour. Une fois découvert, je vais les acheter les fameux livres si j’ai aimé l’auteur. Et eux-aussi vont possiblement les acheter, mais je ne m’en vais pas faire un décompte de leu rbibliothèque pour vérifier.
On achète les livres un peu pour les contempler dans notre bibliothèque, mais surtout pour partager notre passion aux personnes qui viennent fouiner dans notre salon.
Me semble en tout cas.
29 octobre 2007 à 13:47
Ouf! Je suis content que tu de dissocie de ce commentaire car j’ai eu la chance de te connaitre via on premier livre qu’on m’avais si gentiment prêté. Par contre, grace à cette découverte, j’ai acheté les autres!
29 octobre 2007 à 16:24
Ohhhh…C’est curieux. Je trouve ça plate comme façon de voir les choses, l’optique de Dompierre. Je n’y avais jamais pensé de cette façon…Son opinion se vaut et se défend certainement mais j’ai du mal à la comprendre. Personnelement je suis de celle qui fouine dans les librairie et achète un peu au harsard (je suis tombée comme ça sur échecs amoureux, preuve que ma technique n’est pas si mauvaise!) alors je suis à ma façon un genre de bibliothèque pour ma famille et mes amis. C’est pratique, je trouve, parce qu’au fond, qui nous connait le mieux pour nous suggérer une lecture appropriée, un ami ou un quelconque employé de librairie? (ça n’enlève rien à leur travail qui est important et souvent très bien fait, mais c’est moins personalisé disons…). Il me semble qu’un livre c’est fait pour être lu alors, une fois que c’est fait et qu’il est acheté, à quoi bon le remiser au fond d’une étagère pour qu’il ramasse la poussière? Je préfère mes livre maganés, raturés, barbouillés de commentaires avec les coins de pages pliés et même parfois perdus Dieu sait où! Pour moi c’est la preuve qu’ils ont été utilisés à leur juste valeur. Bref, je me verrait mal paniquer pour une simple histoire de livres prêtés, et ce malgré tous les Dompierre cette terre! Désolée!
29 octobre 2007 à 16:56
J’achète les livres.
Un livre équivaut souvent à une sortie au ciné... C’est donc pas si cher…
Soulignons que ce sont d’ailleurs des produits locaux! Les livres ne sont pas encore imprimés en chine; et un chandail vaut bien 3-4 livres de poche…
À vous de mettre vos priorités… cessons d’acheter des vêtements ‘’Made in China’’ et lisons nus à la maison!
Qui plus est, ça aidera sans doute le taux de natalité au Québec… Fabriquons des mini-lecteurs!!!
Si j’aime, j’achète en double, triple, quadruple et je les offre en ‘’cadeau d’Halloween, de Noël, de Saint-Valentin ou de mardi après-midi…’‘.
La création, je considère que ça se paie (je ne suis pourtant qu’une étudiante aux revenus bien modestes…).
J’ai donc fait de Simard, comme de Dompierre, des artistes un peu moins pauvres lollll Échange de service pour bon moments vécus…
P.S. J’attends toujours de vos nouvelles sexy Matthieu :-)
Au plaisir! XXX
1 novembre 2007 à 8:15
J’avoue qu’au début de ma carrière d’auteur, je voyais d’un mauvais oeil les gens qui me disaient : « Mon amie m’a prêté ton livre et… » ou PIRE encore : « Je l’ai pris à la bibliothèque. »
Mais au fil des années, effectivement, les rêves monétaires s’effritent et, au fond, ce qu’on veut, c’est du monde à notre table lors des salons du livre. Qu’ils aient acheté le livre ou pas. Sinon, on se décroche la mâchoire à force de bâiller, et ça, ça fait mal aux joues.
1 novembre 2007 à 12:26
Dommage, j’aurais aimé savoir tes raisons, Matt.
T’as peut-être pas l’ambition de vivre de ta plume, mais moi oui.
Et puis je n’ai pas dit “ceux qui prêtent des livres sont des cons finis” comme certains de tes lecteurs semblent avoir lu… Il m’arrive de prêter mes livres. Ce que j’ai dit, c’est que certains ne se rendent pas compte que ce geste prive un auteur du peu d’argent qu’il fait, tout simplement. Est-on vraiment en train de m’accuser d’avoir des pensées mercantiles face à un emploi du temps qui m’occupe sept jours par semaine? Ce n’est pas parce que mon métier d’auteur me passionne qu’il ne mérite pas un salaire!
Eff, ton travail, toi, tu fais ça gratis?
1 novembre 2007 à 19:37
Je suis plutôt d’accord avec Dompe: pour vivre un peu de sa plume, faut en vendre des livres. Les lecteurs réalisent rarement que leurs auteurs favoris ont presque tous une “day-job” pour vivre et qu’ils écrivent par passion. L’important, quand on comprend ça, c’est de se dire que si on souhaite lire d’autres romans de nos auteurs préférés, vaut mieux les acheter que les lire en biblio.
PS: Et y’en a qui, comme moi, sont un peu crinqués et qui achètent l’édition grand format, l’édition format poche et l’édition française, et la traduction anglo, etc.
1 novembre 2007 à 22:22
S > Ce dont toi tu ne te rends pas compte, c’est que ce geste apporte aux auteurs des nouveaux lecteurs, qui achèteront les prochains livres, peut-être même celui qu’ils se sont fait prêter afin de le posséder, et ces gens là n’auraient pas forcément pris la peine d’acheter ce livre sur une simple recommandation.
Est-ce que tu es aussi contre les bibliothèques?
Venant de toi qui es sur toutes les lèvres, un peu partout dans les magazines, et même dans les toilettes des bars, qui a dû vendre 35 000 copies de ton premier livre, je trouve que c’est un peu se plaindre la bouche pleine, et le fait d’embarquer “tous les auteurs” dans ta théorie, c’est un peu poltron. Avant de se placer en messager, il faut être sûr de la véracité du message.
Lors des premières de spectacles, les billets sont offerts, les journalistes reçoivent énormément de matériel artistique sur lesquels ils ne poseront jamais les yeux… c’est ça, la promotion. Le prêt de livres c’est comme de la promotion à plus petite échelle.
Le fait qu’une personne à qui on a prêté ton livre apprécie ce que tu fais, et parle de toi à d’autres, qui peut-être achèteront tes livres, ça ne vaut pas le dollar que tu fais sur la vente de chaque exemplaire?
1 novembre 2007 à 22:59
C’est plus difficile d’haïr les bibliothèques avec le programme du DPP, qui demeure une bonne source de revenus. Quand même, j’ai hâte qu’ils augmentent leur budget. L’inflation monte à chaque année tandis que nos cotisation, elles, baissent.
1 novembre 2007 à 23:08
Sof :
“Ce dont je ne me rends pas compte”... Tu m’as demandé mon avis avant de déduire ce que je me rends compte ou pas? Et à ce que je sache, je n’ai pas parlé de tous les auteurs. Avant de savoir argumenter, faut savoir lire.
Je vais le répéter une troisième fois, il semble que certaines personnes ont besoin de se faire dire les choses sous toutes les déclinaisons possibles. Je vais y aller en majuscule, aussi, tiens.
JE NE CONDAMNE PAS CEUX QUI PRÊTENT LEURS LIVRES.
Je dis simplement qu’il faut prendre conscience que ce geste prive l’auteur DE SON SEUL REVENU. Un chanteur de qui on a copié le disque, on va voir son spectacle, on achète ses t-shirts, mais pour un livre, non. Je ne parle au nom de personne, je ne fais que souligner une discussion que j’ai eu avec beaucoup d’auteurs, au sujet de la candeur des gens qui nous annoncent avoir prêté notre livre à une dizaine d’amis comme si c’était super.
Pour mon avis sur les bibliothèques, je ne dirai pas ça ici, je suis de toute façon reçu avec une brique et un fanal chaque fois que je commente ici.
Et puis un journaliste qui reçoit du matériel promo et qui écrit ensuite un article sur le dit matériel, ça n’a aucun rapport avec un lecteur qui prête son livre à un ami!
Et, bouche pleine ou pas, je ne me suis pas plaint, j’ai souligné un détail amusant sorti de la bouche de plusieurs lecteurs.
Voilà, continuez à respirer, bon sang. C’est la dernière fois que je fous les pieds ici.
2 novembre 2007 à 2:45
NON, CE N’EST PAS ÇA.
4 novembre 2007 à 12:58
J’ai lu un livre de Stéphane Dompierre. Je ne l’ai pas acheté, je ne l’ai pas recommendé non plus. J’ai lu un livre de Matthieu Simard. Je ne l’ai pas acheté mais j’en ai parlé à tout le monde.
4 novembre 2007 à 13:32
Et puis il faut penser à tous ces pauvres livres qui s’embourgeoisent dans la bibliothèque et qui rêvent d’autres yeux, d’autres mains… finalement, même si on l’achète, le livre ne nous appartient pas ( je crois). J’aime bien le book-crossing, j’aime bien rendre sa liberté au livre en le laissant dans un endroit public, un parc assez joli… Voilà, moi aussi je passais !
5 novembre 2007 à 11:42
Je trouve que ça dérape beaucoup. Personnellement pour être une “habituée” du Blog de S… Je suis habitué au caractère direct, drôle, cynique, ect de ses propos…
De plus, dans le cadre de mon boulot je monte une biblio communautaire, et Stéphane m’a généreusement offert 1 “petit pas pour l’homme” gratis (ainsi que de ses livres de sa bibliothèque perso), et ce en pleine connaissance de cause, qu’il serait “PRËTÉ” allègrement à tout adulte de 18-35 Rosemont-Petite-patrie…oui oui, prêté.
Alors respirons gang…
10 novembre 2007 à 23:22
Je comprends les points de vue de Stéphane et Matthieu. J’ai acheté vos premiers livres. J’ai acheté les 3 autres de Simard, pas encore acheté le dernier de Dompierre. [D’ailleurs Matthieu, je ne sais pas ce qui se passe, j’ai comme un blocage de lecture depuis tes livres…?]
Je crois qu’il est important d’encourager nos auteurs québécois. Ça doit déjà être assez difficile de vivre de sa plume. On ne peut pas tous être des Marc Fisher, avoir ses livres traduits en X langues et publiés dans X pays…
De même, si prêter un livre peut en faire vendre quelques-un de plus, je suis d’accord.
C’est certain que si j’étais auteure, je voudrais que mon livre se vende. Car si tel n’était pas le cas, peu de chance pour moi que l’éditeur veule lire mon deuxième, etc…
13 novembre 2007 à 17:42
Je mets ma note ici, parce que certains lecteurs de Matthieu Simard ne semblent lire rien d’autre que du Matthieu Simard, n’aimer que Matthieu Simard et ne lire aucun autre blogue que celui de Matthieu Simard. (Je n’ai pas dit “tous”, j’ai dit “certains”...)
+ + +
[ DES ÉCLAIRCISSEMENTS ]
Je déteste devoir me justifier mais là, vraiment, cas de force majeure, je m’aperçois en faisant le tour des blogues que plusieurs collègues et amis ont mal interprété ma note intitulée « Ce qu’un auteur pense tout bas ». J’en conclus donc que je me suis mal exprimé et je vais tenter de clarifier tout ça. (Notons que ces dits “amis” et collègues, plutôt que de m’envoyer un courriel en me demandant des éclaircissement, ont préféré en faire un gros show sur leurs blogues en m’offrant en pâture à leurs lecteurs. On n’a plus les amis qu’on avait, hein?)
La note disait :
Quand vous complimentez un auteur en lui disant avec enthousiasme « J’ai tellement aimé votre livre que je l’ai prêté à tous mes amis », c’est exactement comme si vous disiez à un chanteur que vous avez tellement aimé son disque que vous l’avez copié pour l’offrir à tous vos amis. NOT GOOD.
La grosse erreur, ici, était de parler d’auteurs en général. Je m’en excuse. On a conclu rapidement que j’étais devenu prétentieux au point de parler au nom de tous les auteurs. Je suis désolé, ce n’était pas ce que je voulais dire. J’aurais du écrire « Quand vous me complimentez ou que vous complimentez certains auteurs avec qui j’ai discuté de ce sujet et qui sont de mon avis ». Voilà qui est plus précis. Et je ne nommerai pas ces auteurs qui partagent mon avis, simplement parce qu’ils n’ont pas à endosser mon opinion publiquement. J’aurais donc du écrire, pour être bien précis : « Quand vous me complimentez… » Voilà.
Pour la suite, je n’ai jamais condamné le fait de prêter un livre. Mais alors là, pas du tout. Le succès de mon premier roman vient du bouche à oreille, d’un lecteur satisfait qui le prête à un ami, cet ami qui en parle, bref, je ne suis pas plus con qu’un autre, je sais très bien qu’un succès tient souvent du bouche à oreille et des copies qui passent d’une main à l’autre. Ce lecteur achètera peut-être le deuxième roman, en achètera dix copies à Noël, oui, je sais comment ça marche. Ce que je disais (je vais tenter d’être plus clair cette fois) c’est que je trouve ça amusant quand quelqu’un me dit avec enthousiasme qu’il a prêté mon roman une dizaine de fois, parce qu’il me dit en même temps que dix de mes lecteurs ne m’ont rapporté aucun revenu. Si je compare au chanteur, c’est que lui compense le fait qu’il n’a pas vendu le disque prêté par l’achat de billets de spectacles, de t-shirts ou que sais-je encore. Je ne suis pas frustré par la situation, c’est l’enthousiasme avec laquelle ils me transmettent l’information qui m’amuse. That’s it. J’ai fait mes recherches, je sais que pour une copie achetée d’un roman, il y a trois copies lues. Je n’ai rien contre ça, je n’ai rien contre les emprunts en bibliothèque, je n’ai rien contre le fait d’abandonner un livre sur la place publique, je n’ai rien contre les magasins de livre d’occasion, je n’ai rien contre un lecteur qui s’empresse de prêter mes romans. Je prête d’ailleurs des romans sans hésiter quand je veux faire découvrir un auteur que j’aime.
Cette note a engendré un autre débat, à savoir que plusieurs personnes me reprochent de vouloir gagner ma vie avec mon art, disant que je suis devenu mercantile et que je ne pense plus qu’au fric. Je vois mal en quoi c’est mercantile d’espérer pouvoir vivre de ma plume, c’est ce qui fait que je peux écrire d’autres romans! Je consacre souvent sept jours de ma semaine à l’écriture et, bien que j’aie la chance que mon métier soit aussi ma passion, je vois pas ce qui est malsain dans l’envie de gagner un peu d’argent. Mais bon, il semble que certaines personnes sont d’avis que, pour les artistes, la reconnaissance, c’est bien assez. Je vais aller en parler à mon proprio, tiens, je pourrais peut-être lui donner un beau chèque de reconnaissance tous les mois. L’art ne serait donc qu’un petit passe-temps et rien de plus, qu’on devrait faire en dilettante, si le temps nous le permet, après le travail. Le vrai travail.
Je constate qu’il y a un mépris généralisé envers l’artiste qui ose affirmer qu’il aimerait vivre de son art. Le vrai débat est là, à mon avis.
14 novembre 2007 à 14:52
Et bien voilà Stéphane. Maintenant c’est clair.
Sauf qu’avant d’insulter les gens chez moi en leur disant qu’ils savent pas lire, tu aurais peut-être dû te demander d’abord si ce qu’il y avait à lire était bien exprimé.
14 novembre 2007 à 21:08
Oui monsieur. Pardon je le ferai plus jamais.
24 janvier 2008 à 21:43
Bon… en tout cas, moi j’achète. J’achète même tellement que monsieur Renaud (de la librairie du même nom) me salue personnellement. Il y en a c’est la coke au snack n’ blues, le casino du Mirage ou les gâteaux Vachon, moi, c’est les livres.
J’ai des muscles de bras incroyables à force de les transporter.
Mais après, quand j’ai lu, je donne. Je donne aussi mes gâteaux et mes biscuits. Mais c’est un autre débat.
22 mars 2008 à 16:37
Deux éléments me sidèrent dans tous ces commentaires. Le premier: Il me semble qu’il est tout à fait normal qu’un auteur ait l’ambition et le désir de vivre de son art. Si ce n’est pas le cas et que le simple fait d’être lu le comble et le satisfait (le nourrit et le loge), et bien tant mieux. Mais ce dernier ne peut juger le premier… et vice-versa. Le deuxième élément, c’est que je suis toujours consternée de constater comment les gens peuvent être centrés sur leur petit nombril. Comment peut-on penser, mais surtout dire, que l’art sous toutes ses formes ne méritent pas d’être considéré le gagne-pain de quelqu’un… que les artistes sont plaignards. Je voudrais bien voir le gars de la construction ou la secrétaire ou le directeur de… travailler en étant rémunéré une semaine sur trois. Banaliser le téléchargement ou la copie quelle qu’elle soit c’est pour moi un manque de moralité flagrant.
Finalement, je crois que vous avez pris le propos de Dompierre au pied de la lettre, sans nuance et que vous attaquez rapidement sans vous questionner sur le fondement de vos attaques, sans même réfléchir à ce que vous allez dire. Je n’avais jamais réfléchi au fait qu’en prêtant avec enthousiasme un livre que j’avais apprécié, je privais un auteur de son revenu. Le livre est tellement accessible qu’on ne réalise pas cette réalité. Et je comprends totalement le propos de Dompierre: C’est maladroit de dire à l’auteur en question qu’on l’a privé de son gagne-pain parce qu’on a vraiment vraiment aimé son livre… (enfin, j’espère que je comprends bien son propos… hihihi!!)
Ma petite contribution au débat…
19 avril 2008 à 10:01
T’as bien raison.
Ces types qui se plaignent qu’on les copie ne se rendent pas compte de leur chance, ils pleurent sur leur porte-monnaie. Et ce n’est pas comme cela que l’argent pousse on le sait bien :)