L’impression qu’une quote des Simpsons ne fitterait pas…
Si c’était l’été en plein milieu de l’été et qu’il faisait chaud tout chaud partout surtout dehors, j’irais marcher lentement vraiment lentement en respirant plus profondément que le fond des mes bronches, pour me sentir vivant plus que d’ordinaire, pour que chaque bout de peau se pense si grand, que chaque pore s’ouvre comme la mer qui avale des bateaux. Mais c’est pas l’été, alors au lieu de respirer comme ça dehors, j’expire ici en dedans les petits crachats de réflexion qu’il reste en moi à la fin de cette soirée.
La conclusion de la soirée: je suis le meilleur. Meilleur qu’eux. Meilleur qu’elles. Meilleur que tous. Oui.
Je suis prétentieux. L’ai toujours été, on me l’avait dit au secondaire quand j’avais chialé à un prof parce que j’avais pas eu une bonne note, m’en souviens très bien c’est un autre de mes traumatismes de jeunesse. Je l’ai accepté. Rien fait pour corriger ça, juste accepté que c’était comme ça. Je suis le meilleur, c’est pour ça que j’ai pas besoin de corriger ma prétention.
Je n’ai rien à prouver à personne. À répéter 3-4 fois par jour, au besoin. Si l’envie de prouver quelque chose à qui que ce soit persiste, consultez un médecin.
C’est une drôle de constatation, après mille petites choses dites et entendues en une soirée. Je ne suis en compétition avec personne, ni dans ma vie ni dans mon autre vie, je n’ai donc pas à essayer de mieux paraître qu’eux ou eux. Anyway je suis le meilleur. Et le premier qui ose penser le contraire, je le bannis à vie de ma vie. Carrément.
Rien à prouver, pas besoin de rire quand c’est pas drôle, pas besoin d’être fin quand je n’en ai pas envie, pas besoin d’être beau quand je veux qu’on m’aime, pas besoin d’être drôle parce qu’on me dit que je suis drôle, pas besoin de faire semblant, pas besoin de ne pas être égoïste, pas besoin de calculer mes paroles, pas besoin d’être celui qu’on veut que je sois, pas besoin d’être lu, pas besoin d’être vu, pas besoin de faire attention aux autres, pas besoin de me démarquer, pas besoin d’être quelqu’un d’autre.
Ma fête s’en vient.
Ça va être mon année «moi». Encore plus que les autres d’avant. Une année nombril, une année centre de l’univers, une année où je ne m’excuserai pas une seule fois, une année au sommet de la montagne, à swinguer dans le vide au cas où quelqu’un essaie de m’en déloger. Vous mangerez tous mes coups de poing sur la gueule si vous m’approchez, je suis encore plus sauvage qu’avant. Chat échaudé arrache des têtes avec ses dents.
Ce sera l’année de l’aujourd’hui.
Ce sera l’année du meilleur.
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De toute ma vie, il n’y a qu’avec elle que j’ai été moi-même. Elle me manque terriblement.
On ne récolte pas toujours les rêves que l’on sème, comme dit Pierre Lapointe.