L’enveloppe, l’enveloppe…
Ma boîte aux lettres est agonisante, elle ne tient qu’à un fil de vis tordue, qui elle-même ne tient qu’à un fil de bout de métal de porte. Et la porte de la petite boîte en question, pour l’ouvrir, c’est une aventure parce qu’elle accroche de partout sur ses propres charnières, pleine de rhumatismes qu’elle est, alors il faut forcer, et d’un coup sans avertir elle explose d’une ouverture toute violente, alors le risque d’un accident de vis qui lâche est énorme. Et si la boîte choit, et qu’on se trouve de l’autre côté de la porte quand elle choit, alors on ne peut plus ouvrir la porte. Ce qui est fâcheux, surtout si on a à se rendre quelque part.
Donc, en général, le courrier me laisse froid, pour des raisons techniques. Sauf jeudi dernier, alors que dans la boîte maléfique se trouvait une enveloppe du Conseil des arts et des lettres du Québec. Une enveloppe toute gentille, pleine d’en plein ce qu’il me fallait pour être lumineux et flottant.
Joie, donc.
C’est tout.