J’ai besoin de gants de boxe
J’ai le chaud-froid de la fièvre de la grippe d’été et je cherche la passion, le frisson, la vibration qui viennent avec la création, et je ne les trouve pas, c’est peut-être à cause de la fièvre de la grippe d’été.
Ça fait chier. Je suis de mauvais poil, ce qui n’aidera pas pour la fièvre, je devrais me raser mais ça ne changera rien et anyway qu’est-ce que vous avez à me regarder comme ça. Même pas de point d’interrogation quand je pose une question, ça donne une idée de mon manque de courbe, ça rime avec tourbe. Et pas-de-punch, ça rime avec vous me dérangez, tous autant que vous êtes.
C’est mon combat à moi, je l’ai compris depuis quelques temps déjà, mon vrai combat que je vais traîner tout le temps, j’en parle déjà tout le temps, cette incapacité d’écrire sans penser à des yeux qui sont pas les miens, ça me transperce et crisse, ça m’arrache l’envie. Fermez. Allez, fermez. Parce que là juste l’idée de vos yeux éventuels me dérange, et c’est vraiment pas le temps.
J’ai la fièvre qui donne chaud-froid, vous pensez que je suis capable de me battre là? Vous êtes dans le champ, toi. Y’a rien qu’icitte qu’on est bien. Ailleurs ça marche pas pantoute. Icitte c’est chez moi ça va encore, je peux t’envoyer chier et écrire n’importe quoi ou mélanger les mots et ponctuer tout croche et dire n’importe quoi au nom de tout ce qu’on peut inventer, mais dès que je sors tu es là qui m’attends, et dehors je ne suis plus capable de t’envoyer chier je suis poli trop poli tu me fais chier.
Dehors je te souris et crisse, un texte sourire c’est poche, ça me frissonne pas l’intérieur, ça me chaire pas la poule. Pourquoi pourquoipourquoi.
J’ai besoin de gants de boxe. Avec du foil.