Jacques Cartier, pas le pont, mais bien le gars (en fait, rien à voir avec lui)
J’ai vaincu le scorbut que j’avais attrapé à bord, j’imagine, de la Petite Hermine, et détrompez-vous, ce n’est pas là le petit nom cute que je donne à ma prostituée préférée. Mes dents n’ont pas chu aussi prestement que je l’escomptais, à mon grand dam, et détrompez-vous, ce n’est pas là le petit nom cute que je donne à mon pénis. Moi qui espérais tant la pitié de tous, et les cadeaux, et encore un peu de pitié fouettée sur le dessus. Édenté suraimé, les gencives à l’air (climatisé) et les hugs à la pelletée. Ce genre de trucs. Mais non. J’ai vaincu mon scorbut attrapé à bord, j’imagine, de l’Émerillon, un navire de 40 tonneaux, ce qui est peu mais qui fera l’affaire quand même. J’ai gardé toutes mes dents, et aussi le trou entre celles d’en avant. Le sang a cessé de pisser en éclats volumineux sur les miroirs que je réservais aux Iroquois. L’intermède entre la palette de droite et celle de gauche a désenflé. Mon sourire a repris la place qu’il ne mérite pas toujours, au bas de mon visage, juste sous le nez et au-dessus du trou dans le menton qui me donne cet air virilement sexy qu’on m’envie tant. Et j’ai pu reprendre la route, au volant de ma chaloupe de deux tonneaux, l’écluse pleine de larmes, triste de n’avoir pas pu profiter de toute l’affection gratuite que mes amis Facebook auraient pu me témoigner par le biais d’un petit mot sur mon wall.
Le décès de mes dents sera pour un autre jour.