Archive du mois de mai 2007

Tons de brun

Jeudi 31 mai 2007

La journée a commencé en noir et blanc. Pas le noir et blanc sexy et poétique et romantique, mais bien le noir et blanc qu’on mélange l’un avec l’autre, qui donne un genre de brun. Oui, je sais, ça donne pas brun, mais ça feele brun. La journée, donc, a commencé comme ça, en noir et blanc brun, et s’est poursuivie dans ces tons-là. Et se poursuit toujours dans ces tons-là. La force est quelque chose de bien fragile.

Et quand ça fissure ça craque fort et ça fait un peu mal, et il faut patcher, vite patcher pour que rien ne paraisse et peinturer tout ça pour que ça paraisse encore moins – brun, sûrement. Alors on va voir son handyman, et on lui dit patche-moi ça, ou sa handywoman, et on lui dit patche-moi, et on espère que tout va redevenir fort même si les poutres ne changent jamais. Et si le handymanwoman a oublié ses outils, on se retrouve deux à constater la fissure, à l’observer en se disant ouain c’t’une fissure, et à rien faire. Brun.

La peur dans le noir

Mercredi 30 mai 2007

Des fois – des fois – je regarde autour partout autour, et j’écoute les voix qui m’enveloppent, et je perds toute l’orientation, tous les repères, il fait noir trop noir et les voix effacent toutes les rampes auxquelles je pourrais m’accrocher. Des fois je tombe dans le vide, comme toujours, et des fois c’est tout l’univers autour qui tombe et moi je reste là dans un purgatoire grisâtre sans savoir ce que j’ai fait de mal, moi je reste là immobile avec mes peurs et nulle part où aller. J’ai peur.

Et je passe la nuit les yeux ouverts. À écouter les respirations, les plicplics et les couiks, les froissements de drap et les voitures qui se frottent à l’asphalte. Les yeux grand ouverts, et j’essaie de trouver des repères, des petits bouts de poignée, une aspérité, n’importe quoi pour tendre la main et serrer fort, un ground pour ne pas prendre le choc qui traverserait tout mon corps. Et j’ai peur.

J’ai peur.

Vingt-deux heures cinquante-deux

Lundi 28 mai 2007

Comment tu veux, avec ton dos et ta musique et un bout de ton visage juste devant, juste deux centimètres à droite de mon écran, comment tu veux que je fasse? Comment tu veux que je travaille, avec ton épaule qui m’invite sans le savoir, comment tu veux que j’écrive des sérieuseries avec ta voix qui me berce sans le savoir, ta voix qui chante les tounes de ton iTunes, et je ne pense pas que tu t’en rends compte, que tu chantes. Si je te le disais tu te retournerais et tu ferais un petit sourire gêné, celui que j’aime tant, mais j’ai peur de te déranger.

Alors je fais semblant. De travailler. D’être occupé. D’être concentré. De ne pas te voir.

Mais je ne fais pas semblant de rêver.

Balconnerie

Jeudi 24 mai 2007

Sur mon balcon à la lumière de la demi-lune, avec les haut-parleurs cacannes du laptop et les touches blanches qui sont noires (noir foncé) et les bruits de la rue silencieuse, ça donne l’impression que je vais écrire autre chose. Parce que c’est autre chose ici, à l’extérieur, dans le dehors, taper à tâtons sur le clavier en un clapotis confus, les idées sont différentes de celles de l’en-dedans.

Et puis depuis deux jours, je n’ai qu’un projet en tête, avec la conviction que ce sera mon masterpiece, mon truc à moi dont on se souviendra toujours, la fierté le bien-être l’accomplissement éternel et la gloire les cris au génie les applaudissements le respect les accolades et le paradis bien avant la fin de mes jours. Malgré ma constatation récente que je ne suis pas un génie. (On rêve tous d’être un génie, je crois. Moi, en tout cas, j’y pensais sérieusement. En sachant très bien que non, mais en me disant que ça serait cool. Mais les génies se font rares, et ils ne me ressemblent pas. Je n’ai pas ce caractère, cette essence. J’ai d’autres qualités, par contre. Mes pouces, par exemple, sont cools, il paraît. C’est ce qu’elle m’a dit.)

Ce projet, donc, dont j’accoucherai dans le noir de mon balcon nocturne cet été ou le suivant, ou l’autre d’après, dans le noir sans voir où je pose les doigts, dans le noir en creusant dans la tête de quelqu’un, en laissant le vent écrire pour moi, en laissant les choses se faire d’elles-mêmes, en laissant l’histoire s’écrire d’elle-même.

Oui, ce sera mon masterpiece.

Homer

Mercredi 23 mai 2007

All my life I’ve had one dream: to achieve my many goals.

La mort des raisins

Mardi 22 mai 2007

J’ai écrasé des raisins. Dans la rue, il y avait une grappe de raisins rouges sans pépins (à première vue), et je les ai vus trop tard pour les éviter. Ça a fait un splouche terrible, sous mon pneu avant droit, puis, comme je suis sans cœur, sous mon pneu arrière droit aussi. Tous ces pas-de-pépins qui se sont retrouvés sans maison, à la rue, et tout ce jus de raisin perdu, se mêlant à l’asphalte en une flaque aux reflets de vin cheap. Et ce bruit, ce bruit qui résonne encore dans ma tête, suis-je un meurtrier?

— Arrête la voiture, Matthieu!
— Pourquoi? C’est trop tard, on ne peut plus rien faire pour eux.
— Mais arrête, je te dis.
— Ils sont morts.
— De quoi tu parles? Arrête ici, y’a une plante que je veux acheter juste là.

Chacun ses drames.

Les petits bonheurs font écrire mal

Lundi 21 mai 2007

Je sais, je cache le soleil. C’est pour faire plaisir aux agriculteurs. Et à ma maman qui jardine.

Je suis comme ça, tout plein d’altruisme.

C’est pas vrai.

Je suis un menteur, par contre. Ça c’est vrai.

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L’épisode d’hier de Entourage était franchement excellent. J’aime la tivi quand elle m’aime aussi. De ce temps-ci elle m’aime.

«Now go fuck my wife like the superstar you are while I play billiards with your friends.»

Et aussi, dans le tout premier épisode de How I Met Your Mother:

« I love a scotch that’s old enough to order its own scotch.»

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Merci de ta sollicitude. Je te répondrai.

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Les petits bonheurs d’une journée comme aujourd’hui font écrire mal. C’est comme ça. Les mots sortent en se foutant de celui qui suivra, et de celui qui précède, et ça donne des suites de riens qui convainquent, au soleil et le sourire niaiseux dans la face, qu’on a tout désappris, qu’on s’est détalenté, qu’on devrait passer sa vie sur une terrasse avec des home-made martinis, stirred parce qu’on a pas de shaker, au lieu de croire qu’on est auteur, et de le faire croire, surtout. Illusion.

Les petits bonheurs font écrire mal.

Le bon côté, c’est qu’on s’en crisse.

Deux secondes de tout

Mardi 15 mai 2007

— Matthieu… Mylène. Mylène… Matthieu.

Ça faisait cinq minutes que j’étais en retrait, accoté sur le frigo, à quelques mètres mais complètement invisible à ses yeux. Elle doit être une lionne ou quelque chose comme ça, que je me suis dit, ces animaux qui ne vous voient pas quand vous ne bougez pas, le genre de trucs qu’on apprend au primaire. Au cas où on se retrouverait devant un lion dans la cour d’école, j’imagine. Je la regardais parler au producteur, écrasée dans une chaise, le corps complètement couvert, seul le visage à découvert, et encore, le visage maquillé de gouttes de faux sang, et les cheveux complètement flous, film d’horreur oblige.

J’étais amoureux. Comme toujours, mais en un peu plus vrai, on aurait dit. Aveuglé par ses yeux, ceux qui ne me regardaient pas. Et je me disais que si un jour je sortais avec cette fille-là (oui, ben, pourquoi je fermerais la porte tout de suite?), au moment où elle me demanderait ce que j’avais remarqué en premier chez elle, je dirais «tes yeux», et elle ne pourrait pas me trouver niaiseux de dire ça pour éviter de dire «ton cul». Il n’y avait que ses yeux dans la pièce. Pendant cinq minutes. Et elle ne me regardait même pas.

Puis le producteur est sorti, et il fallait que je sorte aussi, et juste avant de disparaître, il m’a présenté, en deux secondes.

— Matthieu… Mylène. Mylène… Matthieu.

Et pendant deux secondes, elle m’a regardé dans les yeux. Et pendant deux secondes, j’ai oublié tout, pour la première fois depuis des années, tout le monde mon monde et la vie ma vie, toutes les peines mes peines et la douleur ma douleur, et tout mon vide, mon vide à moi. Elle a rempli ça d’un regard, pendant deux secondes, et j’ai cru qu’elle était amoureuse de moi, je suis comme ça.

— Enchantée.
— Fblgllgflgb.

Une destination

Vendredi 11 mai 2007

Ça fait deux ans, tu sais. Et dans mille ans, je vais dire ça fait mille ans, tu sais, et rien n’aura changé dans ma tête. Ni l’amour ni rien. C’était un téléphone, puis un autre, puis sans qu’on s’en rende compte, l’attente d’un autre, et c’était parti comme un gros moteur de bulldozer qu’on n’arrête pas, qu’on n’arrête jamais parce qu’on aime que ça vibre en-dedans. Deux ans.

Des millions de rires.

Des centaines de nuits ensoleillées.

Des milliards de papillons.

Des dizaines de moments trop forts pour nos têtes.

Et des milliers de larmes.

On ne s’en remet jamais complètement, de ces histoires-là. Parce que ce ne sont pas que des histoires. Parce que ce ne sont pas que des images. Parce que ce ne sont pas que des passages. C’est l’histoire, c’est l’image, c’est une destination.

L’ambulance

Jeudi 10 mai 2007

Et quand une ambulance passe, je me demande toujours un peu si dedans, il n’y a pas quelqu’un que je connais. Une vague connaissance, idéalement, pas un ami. Juste quelqu’un que j’ai croisé un jour, qu’on m’a présenté et dont j’ai oublié le nom à mesure qu’on me le disait. Syllabe par syllabe, ça entre et ça sort, et on se sert la main qu’on ira laver le plus tôt possible. Dans l’ambulance, si c’est cette personne, je me sens important. Moi je connais le gars dans l’ambulance, moi. Pétage de bretelles. Cette sirène, il y a un peu de moi dedans. Le name-dropping d’inconnus, il n’y a que ça de vrai.

Et quand une ambulance passe, j’espère toujours qu’il y a quelqu’un dedans. Qu’elle porte quelqu’un à l’hôpital, pas qu’elle aille chercher quelqu’un quelque part. Je ne sais pas pourquoi. J’ai un problème avec le vide.

J’espère ne jamais rencontrer un trou noir.

Trente-trois

Mercredi 9 mai 2007

Merde. J’ai pas encore fait ma grande réflexion existentielle sur l’âge et le vieillissement et les années qui restent en grand nombre pour tout faire ce qu’il y a sur ma liste, et les années en arrière qui ont servi à cocher quelques trucs, mais pas assez, jamais assez. Je vais remettre ça à l’an prochain, je crois.

Dites «trente-trois». Toussez. Prenez une grande respiration. Tout va bien, m’sieur Simard. Vous êtes en pleine forme.

Et c’est normal que je sois essoufflé après avoir monté l’escalier? Un étage, c’est pas si haut, quand même…

40 seconds? But I want it now!

Mardi 8 mai 2007

Une réflexion comme ça. (C’est toujours des réflexions comme ça. Jamais jamais je me dis tiens, je vais réfléchir maintenant, et à quoi je réfléchirais bien? Parce que si je me mettais à planifier mes réflexions, ça deviendrait lourd. (Oh. Une inside avec moi-même.)) Une réflexion comme ça, donc.

Je cherche. Je cherche le moment précis où, entre le jour où je l’ai compris et aujourd’hui, j’ai oublié que se défendre dans la vie, c’était pas suffisant. C’est tout. C’est ça ma réflexion comme ça. Je la poursuivrais bien, mais j’ai du travail.

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C’est Mitch Hedberg. Le gars de l’autre fois, le meilleur, c’est Mitch Hedberg.

“I’m sick of following my dreams. I’m just going to ask them where they’re going and hook up with them later.”

Hate mail… Gotta love it (Courrier haineux… Doitta aimer ça)

Dimanche 6 mai 2007

Ma chronique dans le Journal de Montréal, elle ne fitte pas dans le Journal de Montréal. Je le savais dès le début. Ça rendait ça encore plus cool, dans ma tête. Et puis bon, c’était du danger, parce que quelque chose qui ne fitte pas, ça ne dure pas. Parce qu’évidemment, un jour ou l’autre, quelqu’un quelque part allait s’en rendre compte et me dire qu’il fallait arrêter ça c’t’affaire-là. Ce qui fut fait la semaine passée, et là il reste deux mardis du Courriel du cœur puis c’est fini. No hard feeling, it was good while it lasted, comme disent les gens qui disent ça.

Et comme m’a écrit récemment une fille que j’ai connue grâce à la chronique, «ta chronique fitte pas, et c’est tant mieux. Parce que si ça fittait, nous ne nous connaîtrions pas, parce que j’ai jamais envoyé de courriel de groupie à Louise Deschâtelets.» Ou quelque chose comme ça. Ou bien j’ai rêvé. Anyway, dans ma tête ça serait cool que quelqu’un m’ait écrit ça.

Le bon côté des choses qui ne fittent pas, c’est que ça devient vite une source inépuisable de rires-par-le-hate-mail. Alors juste pour le plaisir, voici deux emails que j’ai reçus à m’manné au cours des six derniers mois. Il se peut qu’il y ait quelques fautes par-ci par-là.

ah lala , trouve toi une autre job ailleur tu fait peur, t’ai réponse sont platte en cliss, quelqun ou quelqune te demande de l’aide et toi tu fait des réponses nieseuse va te cacher sa presse man

(Et là il cite une réponse dans laquelle je ne réponds rien de bien consistant, évidemment.)

Fuck cest koi le rapport???????? AIDE LA A PLACE DE RIRE DANS TA BARBE, LES LUNETTES

Moi qui croyais que la barbe et les lunettes, c’était sexy. Merde.

Et le deuxième, mon préféré.

Bonjour Matthieu…c’est la premiere fois que j’ecrit a ce genre de courrier et tu comprendras pourquoi!!!je suis une personne de nature tres aimable et sociable mais la…tu me depasse…Je ne peut croire qu’une telle sorte de rubrique peut se retrouver dans un journal aussi connu pour donner les actualites etc….Je comprends tres bien que c’est avec humour et un grain de sel..mais vraiment c’est ahurrissant.Comment notre societe en est telle rendu!!Pour moi cette chronique est totalement ridicule et depourvu d’intelligence,voyant les reponses que tu donne aux personnes qui t’ecrivent…On n’appelle plus ca de l’humour mais bien quelqun qui n’a surement pas terminer son primaire..tellement je te trouve vulgaire et illettré. INCROYABLE.Tu ne pense pas a ton avenir en ecrivant des sornettes de la sortes!Tu te ridiculise aux yeux de millions de lecteurs..excuse moi mais vraiment..Je ne comprends pas pourquoi le journal a pu mettre une chronique et embaucher un idiot semblable..J’aimerais pouvoir en rire de cette chronique(et dieu sait que je suis une fille super souriante)mais la ca insulte mon intelligence.enfin sans rancune j’espere pour toi que ca te feras avancer dans le futur en tant que journaliste ou je ne sait dans quoi tu veut te tourner..mais stp..termine tes etudes..et par pitie arrette de te faire passez pour un imbecile parce que vraiment,tu me decourage..et tu te ridiculise au plus au point..pour moi tu est vraiment quelqun qui n’a rien a faire de sa vie que de s’assoir sur des coussins comme le montre ta photo et passez son temps a ecrire des connerie completement ridicule….GET A LIFE!!!!!!

Je suis super souriant moi aussi. Et je note le conseil. Get a life. Je tâcherai de faire ça.

Mais pas tout de suite, parce que là j’ai un cours de mathématiques. Aujourd’hui on apprend les divisions. J’ai un peu peur.

Serenity

Samedi 5 mai 2007

C’est le nom du bateau de l’espace dans Firefly, c’est aussi mon état d’esprit cette nuit. J’ai enregistré une game de hockey ce soir, Sabres-Rangers, il est 2h55 et je commence à la regarder. Un steak de fête avec Phil ce soir, des années que ça fait qu’on se le promet et que ça arrive pas, là c’est arrivé. Conversation au combiné aussi, il y a pas longtemps, douce et paisible ça fait du bien. C’est de la paix qu’il me faut dans la vie, juste de la paix dans ma petite tête, et là je l’ai. Il y a sept ou huit ans, dans une carte de Noël, on m’avait souhaité de la paix et c’était le plus beau mot que j’ai lu de ma vie. Ce l’est toujours. Et puis il y a mes sources de paix, là je fais comme si j’étais dans un gala et je remercie du monde que personne connaît et dont tout le monde se fout. Syl et Bulle. Mes sources de paix.

C’est un post de fin de semaine. Volontairement pas intéressant, juste la douceur d’écrire ces petits détails de ma vie juste à moi, pour moi, le moins de lecteurs il y a, le mieux c’est.

Je suis paisible.

Quelques plings

Vendredi 4 mai 2007

Croire en l’espoir, et espérer que croire est suffisant. Ce bout-là je vais le garder, parce qu’il me plaît et que je suis vaguement un rêveur. En entrevue récemment, on m’a demandé si j’étais un rêveur, et j’ai dit que oui, j’étais malheureusement un rêveur. Parce que les rêves c’est dangereux, quand on n’en a plus ça peut sonner vide, quand nos rêves se réalisent il ne reste plus rien, et ça fait mal. J’aimerais amender ma réponse, s’il vous plaît. Je suis un rêveur, heureusement. Il faut juste que de temps à autre, je me souvienne de mes rêves les plus profonds, ceux qui ne se réaliseront peut-être jamais, qu’il fait bon traîner toute une vie. Alors le vide ne fait plus mal.

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Ma journée de cul du post précédent a eu une pointe de paix en plein milieu de la nuit.

Quelques plings qui sortent de mon téléphone, et soudain tout semble plus léger, pas tant parce que c’est du bonheur en pling que j’y lis, mais parce que c’est tout l’amour qu’il y a en moi que ça étincelle. Et aimer, ça fait du bien, même quand c’est douloureux et sans issue. Aimer ça réchauffe, même si c’est pour 15 secondes, aimer ça caresse de partout, du dedans surtout, même si on aime l’impossible.