Archive du mois de avril 2007

Y’a rien qu’icitte qu’on est ben

Lundi 30 avril 2007

Des mots c’est toujours ben juste des mots. Ça, et aussi qu’il faut pas croire tout ce qu’on lit sur les Internets. Deux choses à ne pas oublier avant de virer fou en lisant mon post précédent. Y’a du vrai y’a du faux y’a du dark y’a du rien y’a du plein y’a du vide, y’a surtout quelques mots à des gens précis, et d’autres à des gens qui ne peuvent même pas se reconnaître, et beaucoup de mots juste pour moi, juste juste pour moi, et des mots n’importe comment aussi. Faut pas y lire trop, ou faut pas lire pantoute, tiens. C’est ça. Lisez don’ pas. Ça va éviter les malentendus. Ah ben oui. Les malentendus. (T’es partout, mon cœur.)

Les mots, encore. Ceux qu’on retrouve dans le texte parfait. Le texte parfait qui existe dans les yeux de chacun, et c’est jamais le même texte. Moi, mon texte parfait à moi, c’est Richard Desjardins qui l’a écrit. Et vous n’êtes pas obligés de le trouver parfait. Il l’est pour moi, c’est suffisant.

Le p’tit coussin dans le coin, ça vient-tu de loin?
Les beaux nuages dehors, c’est-tu de l’import?
Êtes-vous rouverts depuis longtemps?
Habitez-vous toujours chez vos amants?

On est tellement bien qu’on se sent mal un p’tit brin
Y’a rien qu’icitte qu’on est ben

Le beau miroir ousqu’on a l’air plus jeune qu’on est, c’est plaisant
Louez-vous toujours des canots volants?
Où c’est qu’y sont les autres, quetchose de bon dans trouvision
La fin du monde ou ben quetchose
M’a prendre la chambre avec un lac dedans
Y’a pas de soin
Y’a rien qu’icitte qu’on est ben

J’me demande où c’est qu’elle est à se demander où c’est que chu
On serait venus ben plus vite, ah oui, avoir su
On a le droit de toute dire icitte, même la vérité
On a le droit de toute faire, même rien

Y’a rien qu’icitte qu’on est ben

Avec une mention extra spéciale pour la ligne «on est tellement bien qu’on se sent mal un p’tit brin».

L’impression qu’une quote des Simpsons ne fitterait pas…

Dimanche 29 avril 2007

Si c’était l’été en plein milieu de l’été et qu’il faisait chaud tout chaud partout surtout dehors, j’irais marcher lentement vraiment lentement en respirant plus profondément que le fond des mes bronches, pour me sentir vivant plus que d’ordinaire, pour que chaque bout de peau se pense si grand, que chaque pore s’ouvre comme la mer qui avale des bateaux. Mais c’est pas l’été, alors au lieu de respirer comme ça dehors, j’expire ici en dedans les petits crachats de réflexion qu’il reste en moi à la fin de cette soirée.

La conclusion de la soirée: je suis le meilleur. Meilleur qu’eux. Meilleur qu’elles. Meilleur que tous. Oui.

Je suis prétentieux. L’ai toujours été, on me l’avait dit au secondaire quand j’avais chialé à un prof parce que j’avais pas eu une bonne note, m’en souviens très bien c’est un autre de mes traumatismes de jeunesse. Je l’ai accepté. Rien fait pour corriger ça, juste accepté que c’était comme ça. Je suis le meilleur, c’est pour ça que j’ai pas besoin de corriger ma prétention.

Je n’ai rien à prouver à personne. À répéter 3-4 fois par jour, au besoin. Si l’envie de prouver quelque chose à qui que ce soit persiste, consultez un médecin.

C’est une drôle de constatation, après mille petites choses dites et entendues en une soirée. Je ne suis en compétition avec personne, ni dans ma vie ni dans mon autre vie, je n’ai donc pas à essayer de mieux paraître qu’eux ou eux. Anyway je suis le meilleur. Et le premier qui ose penser le contraire, je le bannis à vie de ma vie. Carrément.

Rien à prouver, pas besoin de rire quand c’est pas drôle, pas besoin d’être fin quand je n’en ai pas envie, pas besoin d’être beau quand je veux qu’on m’aime, pas besoin d’être drôle parce qu’on me dit que je suis drôle, pas besoin de faire semblant, pas besoin de ne pas être égoïste, pas besoin de calculer mes paroles, pas besoin d’être celui qu’on veut que je sois, pas besoin d’être lu, pas besoin d’être vu, pas besoin de faire attention aux autres, pas besoin de me démarquer, pas besoin d’être quelqu’un d’autre.

Ma fête s’en vient.

Ça va être mon année «moi». Encore plus que les autres d’avant. Une année nombril, une année centre de l’univers, une année où je ne m’excuserai pas une seule fois, une année au sommet de la montagne, à swinguer dans le vide au cas où quelqu’un essaie de m’en déloger. Vous mangerez tous mes coups de poing sur la gueule si vous m’approchez, je suis encore plus sauvage qu’avant. Chat échaudé arrache des têtes avec ses dents.

Ce sera l’année de l’aujourd’hui.

Ce sera l’année du meilleur.

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De toute ma vie, il n’y a qu’avec elle que j’ai été moi-même. Elle me manque terriblement.

On ne récolte pas toujours les rêves que l’on sème, comme dit Pierre Lapointe.

Purple is a fruit

Vendredi 27 avril 2007

Je me suis acheté une clé USB, pour ouvrir les portes de la mémoire. C’est pas aussi le fun que je pensais, une clé USB. D’habitude, quand je m’achète quelque chose, je joue avec pendant quelques heures, juste pour rationnaliser ma consommation compulsive. Mais là, une fois qu’un truc est copié, puis recopié, ça devient assez répétitif. Je suis déçu. Je n’ai pas le plaisir escompté.

La prochaine fois j’irai aux danseuses.

“My Homer is not a communist. He may be a liar, a pig, an idiot, a communist, but he is not a porn star.” — Grandpa Simpson

Me fail English? That’s unpossible.

Mercredi 25 avril 2007

Et pis y’avait ma peau de bras hier après-midi qui sentait le soleil, et je ne savais pas si c’est que ma journée avait été brûlante de l’intérieur ou juste s’il m’avait fait soleil dessus quand je mangeais une crêpe dehors. (Toujours dans la section «on s’en câlisse-tu», manifestement.)

Et aussi, mais dans une moindre mesure, y’avait cette envie d’acheter quelque chose, pas important quoi, juste quelque chose pour le kick de consommer inutilement.

Et pis pas de cornet de crème glacée molle, mais on l’oublie vite celui-là quand il est un pas.

Je vais brûler des planches, n’importe lesquelles

Mardi 24 avril 2007

Parce que j’ai trouvé mon nom de scène. Rudolph Jésus Phoenix. C’est super vendeur, je trouve. Me reste juste à me trouver une scène.

“Hi, Super Nintendo Chalmers” (Ralph Wiggum)

Mardi 24 avril 2007

Il y a quelques années (ou mois, je ne sais plus), quelqu’un avait écrit quelque part (c’est précis), en s’adressant à moi, que «les Simpsons c’est ben beau, mais y’a pas juste ça». Sur le coup, je n’avais pas réagi publiquement. Seulement en privé au téléphone avec mon frère. Ben voilà. Le temps est venu de le faire publiquement.

Man, t’es dans le champ. Les Simpsons, y’a que ça. Tout est là, toutes les jokes dont on peut avoir besoin dans une vie, tout le jaune et les quatre doigts de la main, tout Homer et Bart, et Carl Carlson et Lenny Leonard, et le très sous-estimé Professor Frink, et des centaines d’autres, tout ce qu’il faut pour comprendre l’univers.

Et si quelqu’un veut m’ostiner là-dessus, ou dire que c’est moins bon depuis 4-5 ans, ou n’importe quoi du genre, je serai dans la cour d’une école quelconque à 16h, près du rack à bicycles. Ça, et mon néo-found ban à vie d’Internet au grand complet. Yep.

— There’s nothing like revenge to get back at people.
— Vengeance isn’t too bad either.

The human vertebrains

Lundi 23 avril 2007

Ça y est, je vais quoter les Simpsons à qui mieux mieux. Grande leçon de la vie: ce qu’on ne peut pas avoir, on veut, et ce qu’on peut avoir, on ne veut pas. Tel que démontré par Lisa à Bart, en prenant l’exemple de Maggie. Maggie a un ballon à côté d’elle et elle s’en crisse. Quand Lisa prend le ballon, Maggie se met à pleurer parce qu’elle le veut. CQFD, comme disent les amateurs des AA (les acronymes anonymes). Et Bart de dire à Lisa: «Gimme the ball, gimme the ball». Par écrit, c’est poche en siouplaît, mais live c’est drôle. Et c’est toute une leçon de vie, ça, madame monsieur.

Tiens, je vais classer ça dans la catégorie «on s’en câlisse-tu», aussi.

Eux on les aime

Lundi 23 avril 2007

Non mais j’m’en câlisse. Idéalement y’a plus personne qui se pointe ici, et j’ai ma petite paix tranquille de gars qui aime écrire n’importe quoi sans que la vision des autres l’étouffe. Ça a l’air de rien comme ça, mais j’essaie de faire le plus beau cleansing de l’histoire du cerveau d’auteur, recommencer à me faire plaisir comme on se crosse en silence en pensant à personne. Ou à une seule personne, mettons. Le premier qui dit cool merci de recommencer à bloguer, je le bannis pour toujours d’Internet au grand complet. D’ailleurs, je ne recommence pas à bloguer, je recommence à écrire. Parce que c’est tout ce dont j’ai envie, écrire avec, sur ma raison, un gros immense duct tape électrique de la mort qui m’empêche de me poser des questions, les osties de questions récurrentes de gars qui voit trop loin, alors j’écris aujourd’hui pour aujourd’hui, et demain ce sera comme si j’avais rien écrit hier. Faites un dessin avec une flèche, des coches et des dates, si ça vous tente.

En quatre mois, la seule chose que j’ai eu envie d’écrire ici, c’est que j’ai découvert que Homer Simpson était du même signe astrologique que moi. Genre de trucs qui me met de bonne humeur, j’ai dû le dire à 8000 personnes au Salon du livre de Québec. Et là, maintenant, envie d’écrire ceci, pour me kickstarter les doigts, pour plonger dans le fond d’une piscine sale pleine de boue de mots. Et dedans, pas de poolboy sexy, juste des noyés qui n’ont pas eu le temps de comprendre qu’ils ne savaient pas écrire.

Welcome to my nightmare, qu’il disait le m’sieur Cooper. Moi c’est pas un nightmare, pas toujours la night anyway, peut-être un p’tit mare de rien, mettons. Des choses qui font chier de temps à autre. Les gens à l’hôpital qu’on peut pas aller visiter, ça fait chier. Les gens qu’on voudrait écraser en boule fripée aussi. Et pis y’a ceux qui veulent toujours tout tout le temps, mais eux on s’en crisse un peu, pas tout le temps tout le temps, mais un peu quand même. Et pis y’a ceux qui sont là tout le temps pour écouter et rire et trouver les jokes plates plus drôles qu’elles le sont vraiment, eux on les aime.

Ouep. Eux on les aime.