Vrac
Cette année au Salon du livre, j’ai bu de l’eau et j’ai barbouillé des mots illisibles dans des livres, en écoutant Jacques Demers dire Joyeux Noël à ses lecteurs (chaque fois je faisais un saut; moi qui n’ai pas encore décoré mon sapin). J’ai dit merci plein de fois et j’ai dit je ne sais pas quelques fois, quand on me demandait où était quelqu’un d’autre. J’ai eu mal au dos comme j’ai toujours mal au dos et je me sentais comme un bébé sur ma chaise haute. Il a fait chaud et sec et j’ai marché sur trois pieds et j’ai donné un coup de coude à une vieille dame qui a failli tomber. J’ai échangé quelques mots avec Sébastien Chabot Patrick Dion Patrick Brisebois Daniel Rondeau Stéphane Dompierre Fanny Dominic Bastien Dany Daviel Ed et plein d’autres, dont un gars qui fait de la musique avec Vincent Vallières et qui avait l’air pressé. J’ai senti l’amour des lecteurs c’est gênant et l’indifférence de la foule c’est rassurant. J’ai tout remis en question cent fois je suis comme ça. J’ai signé mon nom trop de fois pour que ça ne m’impressionne pas. Et je suis allé me coucher.
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Jacques Demers est chanceux. Quand quelqu’un s’approche de lui pour demander une dédicace, il épelle spontanément son prénom, toujours. Raymond, r-a-y-m-o-n-d. Maryse, m-a-r-y-s-e. Moi les gens s’approchent gênés et murmurent leur prénom vaguement sans me dire que c’est pas un i, c’est un y.
«C’est pour Mdghsbnnsc.» Moi je devine que c’est Madeleine, et si c’est pas ça j’ai l’air nono. «Pas Madeleine, Mélany.» Alors je biffe et j’écris Mélanie. «Avec un y pas de e».
C’est pas facyl.
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Confession. Quand je suis près de Jacques Demers, je me sens toujours un peu coupable. C’est parce que dans Ça sent la coupe, page 15, mon personnage dit qu’il est moron.
(Je l’ai écrit avant de savoir qu’il ne savait pas lire (ce qui, dans ce cas-ci, est un mal pour un bien).)
(Je m’excuse Jacques.)
(Oui, c’est ça, un joyeux Noël à vous aussi.)
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Pendant que j’y suis. Personne n’a remarqué, mais dans Ça sent la coupe, tous les personnages masculins portent le prénom de joueurs des Canadiens, et ont des caractéristiques personnelles associées aux caractéristiques de ces joueurs sur la glace. Or, je me suis rendu compte la semaine passée qu’il n’y a pas un de ces joueurs qui est encore avec l’équipe. Ribeiro, Théodore, Zednik, Brisebois, Langdon…
Bizarre.
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Avant-hier, j’ai passé la journée à l’école secondaire du Chêne-Bleu. J’avais été invité à jaser avec les élèves — de mon métier, de mon parcours, de trucs relativement plates pour des adolescents, donc. Deux groupes le matin, deux groupes l’après-midi. Journée fatigante, un peu de monologue, beaucoup de questions, très bonnes questions souvent, des jeunes allumés, parfois trop («As-tu des complexes par rapport aux filles pour écrire des histoires comme ça ?»). Quand je suis monté dans mon auto à 16 h et que j’ai pu respirer un peu, j’étais vachement content d’y être allé. Belle journée. Merci.
Et ce qui est chouette, c’est que j’ai pu répéter quatre fois que je suis vraiment heureux d’avoir étudié le latin pendant quatre ans. Pour vrai.
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Et, pour conclure, n’importe quoi : je suis allé m’acheter des vêtements la semaine passée (une première en trois ans), et je ne comprends rien à la mode. Pendant trois heures, je me suis demandé pourquoi les magasins avaient décidé de prendre le virage «mauvais goût» cette année.
23 novembre 2006 à 8:27
Cette année au salon du livre, de biais au kiosque de Will Ghündee, j’ai rencontré Matthieu, qui était un peu engourdi. Y’était gêné pis moi aussi, y’a barbouillé quec’chose et j’suis partie. Je l’ai recroisé, par pur hasard, y’avait son voyage, il foutait son camp dehors ! Y’avait trop de monde, c’était étouffant, je n’étais qu’une petite blonde, au travers un feu ardant.
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Le hockey, c’était ben meilleur, dans le temps de Chelios, Naslund, Smith et tous les autres joueurs. On a tendance a oublier que dans c’temps là, ils savaient gagner !
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23 novembre 2006 à 9:06
Si Jacques Demers dit séries minatoires, comment dit-il “Joyeux Noël”?
As-tu remarqué comment Canadien n’arrête plus de gagner depuis qu’il s’est débarassé des tes héros pommes pourrites pour aller chercher des réchauffeurs de bancs comme David Aebischer et Janne Niiniima? Addition by subtraction, comme disent les Français.
Le latin: tu me niaises. La seule chose de plus inutile que j’ai faite à l’école, c’est mon bac en communication.
23 novembre 2006 à 10:48
Salut Matthieu,
Moi je voulais simplement te dire que j’y suis allé au salon du livre…
Oui il faisait chaud (trop chaud) et oui il y avait trop de monde…
Moi je t’ai regardé de loin un peu gênée de t’approcher…
J’ai lu tous tes livres et j’adore ta façon d’écrire. Tu es un passionné et c’est ce qui m’accroche… (on sent qu’elle brûle en toi…)
Le salon du livre c’est une belle façon de connaître des auteurs et de savourer leurs oeuvres mais moi je trouve parfois que vous êtes bons de saluer autant de monde et ce n,est vraiment pas évident…
En plus ça fait tu assez têteux d’arriver pis de te dire «j’ai lu toutes tes livres…» J’ai l’air de la «groupie» mais ce n’est pas ça mais j’apprécie ce que tu fais.
Bref merçi d’écrire…
23 novembre 2006 à 11:25
Tiens moi cette année c’est les souliers. Pas capabe.
Inutile, le latin? Ça dépend vraiment de ce que tu en fais! Au contraire, moi ma réaction ça a été “quatre ans? où donc?” (je n’en ai eu que trois…)
Pour l’épellation, maintenant tu sais le truc: dans ton prochain livre, dis que tu ne sais pas lire! :-)
23 novembre 2006 à 13:31
Et t’es pas chanceux niveau mode parce que ça a l’air que le Q se porte gros cette année.
23 novembre 2006 à 17:52
Notr’poignée de mains restera dans l’histoire de l’anal.
23 novembre 2006 à 18:23
Oh! je fais partie des “pas un i mais un y”! désolée de t’avoir compliqué la vie avec mon nom! De toute façon c’est pas pire que 2t ;) haha
Comme t’as dû deviner moi aussi j’étais présente au salon! Bien aimé. Très gênée de venir te voir…j’ai dû faire le tour du kiosque trois fois! ah j’te dis! Toujours intimidant aller demander une dédicace à quelqu’un qui est un exemple qu’être auteur, c’est un rêve, un beau et qui est réalisable! Contente d’avoir pu parler avec toi! Qui sait, peut-être un jour serons-nous assis côte à côte au salon du livre, gênés, un crayon en main?! :D
24 novembre 2006 à 10:25
Monsieur Crastinator le Pro, conseil entre n’importe qui: le mal de dos veut prendre possession de votre corps, prenez un chiro (consentant!).
24 novembre 2006 à 11:44
Ciel, j’approuve cette personne pleine de bon sens qui suggère le chiro. D’ailleurs, c’est là que je vais dans une demi-heure, oui oui. J’ai aussi pensé à me faire amputer le dos avec une copine qui avait mal aussi, comme ça on aurait pu faire un numéro de cirque, mais bon, certaines personnes s’y sont opposées.
En c’qui concerne le Salon, j’vais approuver mon jeune frère qui a affirmé que l’entrée ne devrait pas être permise le samedi entre 13h et 17h pour les familles avec dix mille bébés, les personnes de plus de cent mille ans et les troupes de cinq cents personnes qui s’arrêtent sans raison valable en plein milieu des allées. M’enfin, ça a fait en sorte que j’étais trop exaspérée pour être timide face à qui que ce soit et en pluuuuus j’ai eu mon bonhomme alumette alors j’suis contente.
Et j’comprends pas les gens qui n’ont pas le réflexe d’épeler leur prénom. Moi ça m’fâche quand il est pas écrit comme il faut alors j’le spécifie toujours. :)
24 novembre 2006 à 16:04
Je n’ai malheureusement pas eu le temps d’aller au Salon et d’avoir mon tit bonhomme allumettes… Fin de session oblige, je suis restée confinéee à mes travaux toute la fin de semaine… Mais bon, peut-être aurai-je plus de chance la prochaine fois!
24 novembre 2006 à 17:19
Hier, j’ai laissé mon livre dédicacé dans l’auto de mon amie… J’lui ai dit: T’es ben mieux pas te faire voler ton char, pcq si fallait que je perde MON livre dédicacé à MON nom (sans faute d’orthographe), ça serait la muerte!!!
Finalement, l’auto était tjrs là à notre retour et mon livre aussi…
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J’ai fait 2 ans de latin, et c’est vrai que c’est utile!!!
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En plus, Ribeiro, parti pour Ninima (on dirait un nom de Pokémon, sauf que lui évolue pas, il régresse…)... Quelle honte!!!
24 novembre 2006 à 18:50
Ha oui et, pour aller dans le même sens qu’Alexandre, pourquoi tout le monde, y compris les commentateurs sportifs (Dany Dubé entre autres), disent “Ligne Nationale” quand c’est bel et bien sensé être LIGUE nationale ??? Hein hein ? Pourquoi ? Ça me fait capoter à chaque fois !
Avouez, vous dites ça aussi ? Ligne Nationale….argh !
25 novembre 2006 à 13:47
Quoi ??? Mike, José, Richard… Personne n’a remarqué à part moi !? Come on !!! Me semble qu’à Darren, ça commençait à devenir évident, on voit pas souvent ça dans les romans des jeunes auteurs québécois ! Matthieu écrit bien, mais il l’avouera lui-même, il n’est pas assez intelligent pour imaginer ça tout seul, Darren. Vous connaissez bcp de Darren, vous ???Ça vous aurait pris un Cristobal ???
J-I-M
PS: Une caisse de 6 Rickard’s Red : 12.99 $
Un p’tit bat d’appoint : pas plus que 5$
Une mauvaise bouteille de porto pour faire passer tout ça : 10,95$
Souray à 1 seconde de la fin : ça n’a pas de prix.
29 novembre 2006 à 22:20
OUIIIIII moi j’avais remarqué :D
Faut dire que j’adore Mike Ribeiro et le hockey alors j’imaginais déjà que c’était lui avant même de voir les autres noms…
En passant Jim, tu devrais aller en publicité, j’Adoore ton annonce ;)
T’As raison, le but de Souray vendredi dernier était VRAIMENT priceless!!!