Le résultat
Bon ben moi je dis que c’est le temps d’arrêter… Alors notre merveilleuse histoire est maintenant finie, et franchement, je suis méga-content. On a été 68 à participer à la création de ce texte qui, ma foi, est d’une limpidité exemplaire. ;-)
Voici le résultat (j’ai séparé en paragraphes chaque fois que l ‘histoire prenait une tournure inattendue. Bon, ok, pas vraiment chaque fois…) :
Il contemplait sa voiture neuve. Avec émotion et fierté, nostalgie, regret, admiration puisque c’était bien avant de rencontrer Julie. Cette charmante soeur rouquine et aux yeux d’un bleu désarmant l’attendait sous une marquise d’un goût douteux. Sublime, dit-il. Elle profita de l’occasion pour se remplir les narines. Bientôt la vague de chaleur fit fondre le givre sur son nez. Joe se toucha l’aisselle afin de prendre son poil. C’est l’acte illégal qui n’avait aucun motif valable. Étrangement, elle était secouée par l’audace de refuser son avance.Malgré l’envie de lui foutre une raclée, Matthieu souffla: « Est-ce que Jésus t’a inspiré l’aventure de tes personnages? ». Déconcertée, Julie s’enfonça un pied dans l’imaginaire. «Jésus est allé de Pékin à ma porte sans crier gare.» Devant tant de prétention , il foudroya l’âme d’un regard simple et pernicieux. Voilà l’étendue horrible, catastrophique de notre déchéance.
Alors, avec que des souvenirs pathétiques, il l’enlaça. Elle posa sans gêne huit doigts sur l’engin himalayen motorisé, ronronnant doucement sans savoir comment battre un record. Frémissante, Julie posa Jean-Robert qui se déstabilisait seulement lorsque sa semelle quittait le linoléum. Jean-Robert tomba. Enivré, Joe trébucha sur Jean-Robert plusieurs fois. Blessé, il ne pouvait considérer qu’aucune brebis suivrait incontestablement à moins 30 ! Donc, il quitta peiné, jurant qu’on ne lui enlèverait jamais son amour-propre.
Tournant longtemps autour du bloc, Julie les analysa: ils semblaient anxieux , évachés sur le pavé. «Merde! Nous allons nous autodécapiter, glisser incessamment vers les étoiles brillantes.» Ainsi ils seront pétrifiés, effrayés de devoir affronter les fourmis atomiques croulant sous une montagne couleur caca d’oie.
Prenant place sur sa Harley-Davidson chromée, Joe le Taxi s’exclama : «Mais que manger lorsque Julie disparaît nue sans moi? Peut-être des fraises putréfiées? NON! Plutôt me changer immédiatement de pantalon! Saperlipopette!» Comment avait-il réussi son coup, pour trouver l’hirondelle indéchiffrable? Personne ne saura. Toutefois semble-t-il, jamais il ne se douta que la folie eut peur d’une connasse telle Julie.
Que que… que? , bégaya-t-il. Depuis l’Épiphanie, Jesus cherche ABSOLUMENT la cause du tsunami. Toutefois, personne ne lui cherchait des poux. Ce fut bientôt la débandade totale.
Soudain, l’asexué Matthieu exécuta une danse du ventre sensuelle. Instinctivement, il baissa son pantalon, déchira l’étoffe dorée de sa besace et fit un mouvement chaotique pour impressionner quelqu’un d’autre.
Poséidon, roi phalloïde, dormait paisiblement lorsque la princesse leva ses jupons pour allumer son corps atone radioactif. La maudite clé qui ouvrait l’armoire ne fit pas cliqueter plus la penture. «Dommage, ricana Joe, j’aurais tout fait pour réussir un crime tournicoti-tournicota, mais nul n’est capable de réussir mieux que lui.»
28 février 2006 à 15:55
C’est bon. La fin laisse la porte ouverte à une suite…
C’était la première fois je participais à une histoire semblable. Cool…
28 février 2006 à 16:11
J’ai adoré l’expérience!
J’suis prête pour la suite! :D
28 février 2006 à 16:52
Bon ok, ça tient pas vraiment debout mais c’est drôle et l’exercice était vraiment le fun ! Tiens, j’pense que je vais faire une première collective à Mal de blog ! Qu’est-ce que t’en dis ?
28 février 2006 à 16:55
Que de plaisir j’ai eu a participer a cette histoire d’un goût, ma foi, plutôt douteux!!! Bref j’espère que tu répèteras l’expérience de temps à autres car c’était vraiment cool. Surtout d’essayer d’imaginer ce que les autres pourraient bien écrire!!!
Félicitation à tous pour le délire collectif!
28 février 2006 à 17:13
Amusant,
28 février 2006 à 17:13
dit-il.
28 février 2006 à 18:24
Mais oui mais oui, Pat, amuse-toi avec ça à ton show…
Et aux autres, oui, on le refera sûrement !
28 février 2006 à 18:35
Matthieu, ça te tenterais pas d’écrire l’histoire complète?
28 février 2006 à 20:36
On dirait un cadavre exquis, pis on n’a même pas eu besoin de cacher des mots! Faut l’faire! : )
28 février 2006 à 20:59
Un texte si riche, riche en possibilités, en explications, en curiosités. Bravo à tous.
28 février 2006 à 21:39
J’ai adoré aussi surtout venir voir ce qu’il y avait de nouveau a chaque minute hehehe
1 mars 2006 à 0:47
C’était vraiment trippant, j’ai adoré, moi aussi. Et aur le résultat, Patrick Dion m’enlève «l’émaux» de la bouche!! :)
1 mars 2006 à 15:51
Expérience géniale!!!! J’ai hâte qu’on recommence…
1 mars 2006 à 20:53
Grâce à Procrastinator, je perds du temps avec plaisir à chaque début de mes cours devant ordi! Vive les histoires progressives!
1 mars 2006 à 21:36
C’est fou je me sens comme une auteure…même si je n’ai mis qu’un mot.
Ça nous rapproche ça hein…
Quand est ce qu’on recommence?
1 mars 2006 à 23:02
c’était l’fun relire l’histoire! c’était plus facile que de la lire un mot à la fois… :p
1 mars 2006 à 23:15
comment est-ce qu’on s’est retrouvés avec Joe et Jean-Robert?!?! ;)
2 mars 2006 à 2:14
De la même façon qu’on s’est retrouvés avec une Harley-Davidson et une danse du ventre, voyons. :-)