Une pause de la pause
Jeudi 21 décembre 2006Je viens de découvrir que la propension à fausser est multipliée par vingt mille quand on chante La ballade des gens heureux.
Je viens de découvrir que la propension à fausser est multipliée par vingt mille quand on chante La ballade des gens heureux.
J’ai des chansons country à écrire. De retour en janvier. Joyeuses fêtes à tous.
Avec en plus, comme trame de fond, Johnny Cash qui chante I Hung my Head. Avec le chaud-froid dans mes veines, la fièvre de la grippe et les tremblements de tout le reste. Avec tout le pâle et le terne et le gris de tous les tons, même si elle ne sait pas en nommer un seul. Avec les questions sans réponses, ce silence envahissant, et les nuages qui baissent. Avec le film de cul qui passe à la télé, à mute pour ne pas la rater. Avec la chatte qui gratte la porte à s’en déchirer les griffes, tellement convaincue qu’il y a mieux que moi ailleurs. Avec les pelures de clémentines qui sèchent doucement sous mes yeux depuis trois jours.
J’étais dans le champ avec mes histoires de machine à voyager dans le temps et d’inventeur pas pressé. Ce qui fait inventer, c’est le besoin. Pas le plaisir, pas la curiosité, pas l’ingéniosité. Alors l’inventeur, s’il veut inventer une machine à voyager dans le temps, c’est parce qu’il a une raison profonde de revenir en arrière. C’est pas l’invention qui compte, c’est ce qu’elle fait. Une motivation, un besoin déchirant de retourner dans le passé, quelques jours quelques années. Rien à voir avec la nonchalance du gars qui peut se permettre de traîner parce qu’anyway, il va pouvoir revenir en arrière. Tout à voir avec le gars qui ne peut pas se permettre de traîner, parce qu’il doit revenir en arrière.
Moment sympathique au restaurant hier soir. Milieu de repas, 21 h 30, belles conversations. Entre dans le resto une madame qui donne des tickets de parking. Souriante. Se met à passer de table en table pour demander aux clients si c’est à eux, la Subaru stationnée l’autre côté de la rue, parce qu’il va falloir qu’elle donne un billet si la voiture n’est pas déplacée. A fait tout le resto comme ça, en souriant. A mis un nuage de bonne humeur autour des tables. Gentille aubergine.
Mais… Quesse vous avez fait avec mon James Bond? Pourquoi vous l’avez remplacé par Jack Bauer?
Alors j’étais devant la télé, en train de ne rien regarder du tout, quand cette pub est apparue, et m’a hypnotisé. En général, les pubs m’indiffèrent. Les pubs de jeux vidéo de guns, encore plus. Pas celle-ci. À cause du contraste, bien sûr, cette musique avec ces images. Et cette parole dans la toune, ce «And I find it kind of funny, I find it kind of sad / The dreams in which I’m dying are the best I’ve ever had», que je n’avais jamais remarquée dans l’originale de Tears for Fears mais qui, dans la bouche de Gary Jules, est si poignante. Un seul visionnement de cette pub, et ça m’est resté, si bien que la fois suivante dans mon écran, j’étais content de la revoir. Yé.
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Une réflexion d’il y a quelques jours : c’est difficile d’imaginer Jésus en train de faire des jokes avec ses chums, et de rire comme un épais. Et pourtant, ça a dû arriver.
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De la bouffe, c’est relativement lourd. (Mais moins qu’une grosse croix, vous direz.)
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En route vers ma game de ballon-balai hier soir, j’avais une banane dans ma poche de manteau, avec l’intention de la manger avant de jouer, parce que j’avais plus ou moins soupé au préalable, et ça m’a frappé. Avoir une banane dans l’oreille, ça se peut pas. C’est beaucoup trop gros.
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Ma mère m’a donné un gratteux «Jeu de mots» cette semaine, et je n’ai rien gagné. Par contre, je projette de faire une phrase qui se tient avec les mots que j’avais à gratter. Jos, fan, tour, oral, ibis, Rosie, note, zéro, Tracy, Wendy, Scott, secret, Clovis, Adelin, cérumen, Kilmar, Melvil, pigment, Pauline et analogue. À première vue, ça fait beaucoup de personnages pour juste une phrase.
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— Premier qui se rend de l’autre bord du lac, il gagne !
— C’est pas juste.
Yes ! Je me suis acheté un gkovrsdagn ! Enfin !
Faut dire que ça fait quelques mois que j’en cherche un qui fonctionne. Et c’est toujours la même chose, c’est quand on arrête de chercher qu’on trouve. Je marchais sur Beaubien vers la SAQ hier après-midi, et dans la vitrine d’un magasin qui n’a rien à voir, il était là, tout chromé. Il m’a coûté un peu cher, mais ça vaut tellement la peine. Vous pouvez pas imaginer ma joie.
Si j’étais un inventeur, je voudrais inventer une machine à voyager dans le temps. Mais, sachant qu’une fois la machine terminée, je pourrais revenir en arrière, je ne vois pas pourquoi je me forcerais pour la faire rapidement. Ça pourrait attendre; de toute façon, au bout du compte, je n’aurais pas perdu une seule journée. Une motivation supplémentaire à ne rien faire le jour même.
C’est pour ça que je ne suis pas un inventeur.
Je suis le premier résultat de recherche dans Google pour «la plus belle paire de boule du monde», mais si on l’écrit correctement, avec un s à boules, je suis seulement deuxième. Tant d’espoir, si peu de satisfaction.