En attendant 18h30. Un petit verre de ce Macallan donné par mon attachée de presse à mon lancement. Petit, le verre. Une pile de automobile-related factures sous les yeux. Moins petites, les factures. Pourquoi la touche F13 de mon clavier est-elle la plus sale? Et pourquoi, chaque fois, la pièce What if de Coldplay me donne-t-elle mal à la tête ?
Il y a dans mon agenda quelques deuzaines de choses à faire. Quatre ou six, toutes importantes autant que la suivante, toutes écrites en aussi noir, en aussi gras, c’est le plus dur, ne pas savoir ce qui est plus important. Puis il y a ces choses à dates précises, le Salon surtout, dès jeudi et j’ai des crayons tout neufs et cette année ça me stresse plus que l’an passé, c’est bizarre. L’an passé rien, je n’y avais pas pensé avant le jeudi soir, cinq minutes avant d’arriver. Là j’y pense depuis l’autre jour, peut-être avant, et hier j’ai regardé le cahier promo de la Presse, et on parlait de moi et je ne sais pas. Pourtant, j’aime ça, les salons. Martin mon éditeur me l’a rappelé l’autre jour, et il a raison, j’aime ça les salons. Ça ira, une fois rendu et assis et derrière une fausse-frontière ça ira.
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Quelques trucs qui traînent juste là, que je veux lire avant le salon pour pouvoir en parler aux auteurs en question, le Catéchèse de Brisebois et la Lune dans un HLM de Labrèche, mais je sais bien que je n’irai pas leur parler parce que j’aurai peur d’avoir l’air de vouloir leur parler.
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Le nez qui coule de ce temps-ci.
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Le téléphone qui sonne. Je ne réponds pas.
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Vendredi dans un magasin d’électronique, j’ai regardé les télés plates et les caméras et les ordinateurs et plein de choses que je ne voulais pas acheter, mais j’ai acheté un jeu de fusils pour le PlayStation, et depuis quand je dors je rêve que je suis dans l’armée. Et je suis chicken, je me sauve toujours en courant. J’ai hâte de rêver à autre chose.
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Hier soir je suis allé souper chez mes parents, et mon papa m’a demandé pourquoi j’avais fermé les commentaires ici, et ma réponse ne m’a pas satisfait, alors je les ouvre. L’autre jour, j’avais répondu plein de trucs intelligents et sensés et logiques à une amie qui m’avait demandé la même chose, alors je les avais gardés fermés. Maintenant que je n’ai plus de réponse qui se tient, je les ouvre. C’est comme ça.
Ce qui ne veut pas dire que ce que j’écris est particulièrement commentable.
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J’ai fait de l’équitation une fois, quand j’étais au primaire, j’ai une photo quelque part. Je n’avais pas aimé ça, jamais refait depuis. Trop gros, un cheval, trop gros et trop vivant. J’aime mieux ceux à la vapeur.
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En théorie, je m’en vais à Moscou en septembre prochain. J’ai hâte.
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Le travail autonome. Celui qui devrait se faire tout seul, donc.
Je ne comprends pas les gens qui sont capables de s’installer dans leur bureau chez eux, le matin à 9 h, et qui passent la journée à travailler comme s’ils avaient un employeur qui les checkait de temps en temps. Question de discipline, j’imagine, ce que je n’ai pas. Je préfère attendre d’être inspiré, ou forcer l’inspiration de temps en temps, mais pas méthodiquement. Un peu brouillon, c’est plus agréable. Je n’ai plus de jour ni de nuit, que des moments. Des moments de travail, des moments de sommeil, des moments de loisir et des moments de vide total passés à regarder dans le vide la bouche entrouverte les bras pendants les idées floues. Le tout, éparpillé n’importe comment n’importe quand.
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Christiane Charette et Deux filles le matin, il y a du monde qui écoute ça. Oui oui. Dans les deux cas, pendant l’entrevue, il a été question brièvement de mon site, mais l’adresse n’a jamais été donnée. Et pourtant, ces deux jours-là, j’ai eu deux fois plus de trafic que d’habitude.
Quatorze lecteurs au lieu de sept.
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«Je suis laid, je ne me lave pas souvent, j’ai les coudes rugueux, j’ai peur dans le noir et je vis dans un mini-entrepôt. Si vous cherchez un homme tendre, passionné et romantique, vous n’êtes pas à la bonne place.
Je recherche une top-modèle qui saura m’accepter comme je suis, qui saura me nourrir et me faire vivre, qui saura faire la vaisselle avant que ça sente mauvais dans l’évier, qui saura me combler physiquement et, à l’occasion, qui saura enlever la corne sous mes pieds pendant la Soirée du hockey.
Tu te reconnais ? Fais-moi signe…»
C’est la fiche que j’avais sur Réseau Contact il y a quelques années. Elle doit y être encore, je n’ai jamais pris le temps de l’enlever.
Désolé à toutes les deux filles qui m’ont écrit; j’aurais dû répondre, mais j’étais très occupé à m’en foutre profondément.
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Oh. Il est 18h30.