Archive du mois de septembre 2006

Tapis

Mercredi 27 septembre 2006

C’est assez relaxant. Je ne sens plus mes jambes. Je ne sais pas si c’était le but, mais si oui, ça fonctionne parfaitement.

Il y a deux semaines, j’ai reçu mon catalogue Bonidollars Desjardins et, ça va de soi, j’ai sauté de joie et j’ai dansé comme un fou, non sans me disloquer le dos (j’avais oublié que je ne savais pas danser). Ensuite, je me suis demandé c’était quoi, Bonidollars Desjardins.

Après quelques heures de recherche (j’ai lu la première page du catalogue), j’ai appris que c’était un programme de primes qui va avec ma carte de crédit. J’ai aussi appris que j’avais un solde pour ça, et que j’avais assez de sous dans ce solde pour m’acheter quelque chose dans le catalogue. Et, surtout, que pour ce faire, je n’aurais pas besoin de parler à qui que ce soit, ce qui était très motivant, parce que moi, parler à quelqu’un…

En feuilletant ledit catalogue, j’ai été tenté par un paquet de cochonneries toutes plus nounounes les unes que les autres. Il était deux heures du matin, j’avais un peu bu, il n’était pas question que j’achète quelque chose d’utile. Des ustensiles, par exemple. (Je n’ai qu’une fourchette et une cuillère chez moi. C’est plus facile quand vient le temps de faire la vaisselle.)

Donc, il me fallait quelque chose de relativement inutile, quelque chose que je n’achèterais jamais dans la vie normale. (Voyez comme mon existence est fascinante : la vie devient extraordinaire quand je reçois un catalogue par la poste.) Mon choix s’est arrêté sur un tapis de massage intégral. Oui oui. Un truc mince et pas très joli qui, selon le catalogue, masse tout le corps par ondes, possède 10 moteurs puissants et offre 5 types de massage. J’étais charmé. J’ai commandé.

J’avais tellement hâte de le recevoir, mon tapis. Jamais eu aussi hâte de recevoir un tapis, en fait. (Jamais eu hâte de recevoir un tapis, à bien y penser. (Jamais reçu un tapis, à vraiment bien y penser.)) On m’avait dit, dans la machine préenregistrée du téléphone à pitons pitonnés pour commander, que j’aurais à attendre trois ou quatre semaines. C’est long. Comment allais-je survivre ? Comment ? (En mangeant et en dormant, comme d’habitude.)

Heureusement (ou pas), mon tapis est arrivé après seulement deux jours. Toutes ces attentes quant à l’attente qui s’envolaient en fumée, c’était un peu décevant. Mais bon, j’avais mon tapis. J’ai ouvert la boîte, rempli de plein d’excitation. (Moi, qui étais rempli de plein d’excitation, pas la boîte. Elle, elle était remplie d’un tapis.) Tout mon corps avait hâte de se faire masser par ondes, et par 10 moteurs puissants, et de 5 façons différentes. J’ai installé ça, ai lu les instructions (c’était pas très compliqué, mais quand même, un incendie est si vite allumé), et me suis placé sur le tapis. Go, tapis.

Ça vibre. À dix endroits, ça vibre. Et ça fait le bruit d’un hélicoptère. Qui n’a pas été entretenu. Depuis 10 ans. (C’est ce qui fait qu’on ne s’envole pas, je crois, le manque d’entretien.) Et c’est tout. Ça vibre et ça fait du bruit. Pas du bien, du bruit. Et je cherche encore les ondes.

Cela dit, après quelques minutes d’utilisation, je ne sentais plus mes jambes. Et encore aujourd’hui, je ne suis pas certain de les sentir. Ce qui peut être assez relaxant, d’un certain point de vue. C’est que c’est préoccupant, des jambes.

Je suis donc comme Kenny, mais sans skateboard. (Quelqu’un sait ce qui est advenu de Kenny ? Il se déplace en Segway, maintenant ? (Quelqu’un sait ce qui est advenu du Segway ? Ça a révolutionné le transport, ou on attend encore ?))

En conclusion (Yé! Première fois que j’utilise cette expression depuis ma lettre d’opinion pour l’examen de français du ministère en secondaire j’sais pas combien!), ce fut une expérience moyenne.

La prochaine fois, je commanderai le coffret de bigoudis en céramique Babybliss Pro.

Cette nuit

Vendredi 15 septembre 2006

Cette nuit, je me préparais à aller faire un pique-nique avec quatre gars que je n’avais jamais vus mais qui visiblement étaient mes bons amis. On était dans une vieille Nissan Sentra rouillée. Le conducteur nous a dit qu’il aimerait qu’on passe chercher une sixième personne, alors on s’est arrêtés à Longueuil, devant une petite maison unifamiliale laide. C’est George W. Bush qui a répondu à la porte, et comme il manquait de place dans l’auto, George s’est assis sur mes genoux à l’arrière, en demandant au conducteur (qui était devenu Stephen Harper) de rouler à 30 dans l’accotement. Moi j’ai dit que si on se faisait arrêter, ça ne serait sûrement pas grave, et je me trouvais drôle (!?!). Puis, on a décidé de plutôt manger chez George, et à l’intérieur c’était le bordel, et il manquait une chaise, alors je suis sorti pour aller chercher une chaise chez moi. Rendu en face de la maison où j’ai grandi (pas chez moi, donc), il y avait une grosse Mercedes et on m’a dit qu’elle était à moi. J’étais rendu au garage, et un garagiste en salopette m’a dit que tout était en bon état, et il a essayé de me vendre un traitement antirouille pour 254 $ (fascinant que je me souvienne du montant). C’est alors qu’un énorme gars anglophone est arrivé et m’a dit que ce n’était pas une vraie Mercedes, alors moi j’ai dit oui, et il a voulu se battre, et je lui ai crissé une volée. Oui oui, moi.

Moi ça ? Où ça ? Quoi ça ?

Lundi 11 septembre 2006

Bon. Dans la Presse d’hier (dimanche), un article sur la rentrée littéraire québécoise. On y parle entre autres de mon roman, qui sortira dans un mois. C’est gentil d’en parler, et très apprécié. Je suis choyé, je sais. Mais ne croyez pas ce que vous y avez lu. Ni le titre donné, ni la description du style et du ton, ni même celle de l’histoire, ne sont justes. Pas entièrement dans le champ, mais presque. Ce n’est pas grave, vous savez. C’est même un peu normal, puisque le livre n’est pas sorti, et qu’il est différent des trois autres, normal qu’on se mélange un peu quant à ce qu’il sera. N’empêche, la vérité est ici.

Et re-bon. Dans le Voir de cette semaine, un article sur la rentrée littéraire québécoise. On y dit : « Chez Stanké, on attend le nouveau roman du bloguiste Matthieu Simard (...) ». Euh. Bloguiste ? Moi ça ? Ah bon. Ceux qui lisent ce blogue savent bien que je n’ai pas grand-chose d’un blogueur, ni d’un bloggeur, ni d’un bloguiste, ni d’un blogman (à part le fait d’avoir un blog). D’une part, je suis un très mauvais blogueur (et ça ne me dérange pas du tout), et d’autre part, je ne suis pas un blogueur qui écrit des livres. J’avais écrit trois romans avant d’ouvrir mon premier blog, quand même. Mais bon. Les perceptions, c’est curieux. Dans ma tête, je suis, dans l’ordre, auteur, chroniqueur, et scénariste. Voyez. Il n’y a même pas le mot bloguiste-eur-ger-man dans ma liste. Et manifestement, dans la tête de certains, je suis un blogueur avant tout. Bizarre. Mais pas grave. Je n’en veux pas au brosseur-de-dents qui a écrit l’article.

Oh, et avant que j’oublie, vous seriez gentils de m’envoyer une petite question toute courte sur votre vie amoureuse (imaginaire ou non) à courrielducoeur@journalmtl.com, pour ma nouvelle chronique. Ça va être beaucoup plus drôle si je pars de vraies questions de lecteurs.

Wouhou

Vendredi 8 septembre 2006

J’ai pris des vacances ! J’ai pris des vacances ! Je suis parti pour le Maine avant-hier matin, et je suis revenu du Maine hier soir. Yé. Deux journées à décrocher, à profiter de la musique des vagues froides, à apprécier la paix paisible de la côte Est au mois de septembre. En plus, ma famille y était aussi. Ça c’est chouette.

Quoi ? Du travail ?

Lundi 4 septembre 2006

Bon. Il est 4 h 23. Le soleil devrait se lever dans peut-être bientôt, une heure ou deux ou quelque chose comme ça. Vous imaginez bien que si j’écris ici à cette heure, c’est parce que j’ai quelque chose de drôlement plus important à faire.

Voyons voir. Depuis que j’ai décidé de m’installer pour faire ce quelque chose de drôlement plus important, j’ai :

• lu quelques blogs
• fait quelques sudoku (sudokus ?)
• fait un tour d’auto
• répondu aux commentaires au sujet de mes deux derniers posts
• regardé des vidéos de gens qui se pètent la gueule et qui disent des conneries
• regardé une demi-heure de télé
• lu d’autres blogs
• pris quelques photos pour Petits objets
• classé mes factures en ordre chronologique de dates limites
• lu mon agenda (les pages du mois passé, pour pas me décourager)
• bu un Guru
• fait un autre tour d’auto
• plié mes vêtements
• classé mes factures par ordre croissant des montants à payer
• lu encore d’autres blogs
• passé du temps sur un forum de propriétaires de la même auto que moi.
• joué à Dice Wars
• classé mes factures par ordre alphabétique des fournisseurs
• rongé mes ongles
• mangé un sandwich à la crème glacée
• écrit ceci.

Pas pire. Si tout va bien, je devrais commencer à travailler dès que mes factures seront classées par couleur.

(Mise à jour : il est 6 h 36, et j’ai toujours pas commencé. C’est que c’est prenant, ces petits sudoku-là (sudokus-là?). Et en plus, toutes mes factures sont plutôt blanches. Ça m’a tenu occupé pendant une bonne heure.)

Moulant

Dimanche 3 septembre 2006

Je reviens tout juste de l’Expérience Mode Ultra Glam Fantasy Fashion Ball 2006 Latextasy. Soirée fétichiste avec plein de gens spectaculaires, plein de costumes, plein de latex moulant, plein de monde de bonne humeur, et aucune inhibition. Amusant. Stressant. Épuisant.

(J’avais un micro jaune dans la main.)

(J’ai mal au dos.)

(Je vais aller écouter Die Hard, pour équilibrer.)

C’est décourageant

Samedi 2 septembre 2006

La pêche sur mon 2 litres de boisson à la pêche est tellement de bonne humeur. En comparaison, je me sens déprimé.