Archive du mois de avril 2006
Pagayons…
Vendredi 28 avril 2006À partir d’aujourd’hui, je ferai ma petite contribution quasi-quotidienne au blogue Canoë. Ça devrait être assez intéressant, plutôt amusant aussi…
Cela dit, ça ne change absolument rien à ce blog-ci, que j’entretiendrai avec toujours aussi peu de sérieux, et de façon toujours aussi irrégulière (mais dans la joie et l’enthousiasme). Faut bien que je continue à perdre mon temps et à constater que la liste de choses importantes à faire s’allonge de plus en plus.
Rien, mais rien…
Jeudi 27 avril 2006J’étais en train de perdre mon temps avec un Sudoku (puis un autre, puis un autre, puis un autre…) quand je me suis souvenu que j’avais un blog, et que c’était une façon tout aussi pertinente de perdre mon temps. Alors me voici.
Avec rien à dire.
Alors je vais me répéter.
Comme je dis dans la pièce d’à côté avec tout plein de suspense et aucun détail (je suis agace, je sais), mon printemps et mon été seront bien remplis, l’un par l’écriture du roman, l’autre par l’écriture d’un scénario. Avoir la chance de faire ça, déjà là, c’est cool. Pouvoir le faire à temps plein, c’est encore plus cool. Pouvoir le faire à temps plein et pouvoir m’acheter à manger en même temps, c’est vraiment le top du top du cool. (Pas que je mange beaucoup, mais parfois, deux trois nouilles peuvent faire du bien.)
Dans un tout autre ordre d’idées, mon propriétaire est venu chez moi pour vérifier, entre autres, ma sonnette qui ne fonctionne pas. On l’a essayée environ quarante fois, elle a sonné environ vingt fois. Il a conclu qu’elle fonctionnait assez pour qu’on n’y touche pas. Donc, à partir de maintenant, il faut que j’espère qu’une personne sur deux qui sonne chez moi soit vraiment d’aucun intérêt.
Je me croise les doigts.
Les nouvelles d’ailleurs
Dimanche 23 avril 2006Les nouvelles d’ailleurs
Vendredi 21 avril 2006Vingt ans
Jeudi 20 avril 2006Vingt ans depuis Tchernobyl. Un jour j’irai faire un tour. Parce que c’est le genre de choses qui me touchent.
D’ici là, ce magnifiquement triste témoignage, et ce fascinant récit (déjà vu pour plusieurs, j’en suis sûr) d’une fille qui traverse la zone interdite en moto. Prenez le temps, ça vaut la peine.
Pâques sur la glace
Mardi 18 avril 2006Je vais jouer au bon petit blogueur moderne qui n’a pas grand-chose à dire mais qui croit qu’il doit absolument faire un post pour ne pas perdre l’attention dont il a tant besoin et qui, par conséquent, raconte sa vie plate de façon plate en faisant des fautes et en mélangeant les idées, le tout en espérant que des milliers de personnes vont le lire et lui dire dans les commentaires qu’il est don’ intéressant et qu’il écrit don’ bien.
Vous aurez remarqué que je n’aime pas vraiment parler de mon quotidien. C’est parce que je ne suis pas assez un personnage, et trop une personne qui existe.
Mais là je fais une exception. Je vous raconte ma fin de semaine à Québec et ma participation au Championnat provincial de ballon sur glace, mais ne cliquez pas sur le lien, le site est un peu, disons, années 90.
Ma fin de semaine a commencé vendredi, ce qui, déjà, était pas trop pire. Comme vous le savez ou l’ignorez, dépendant de si vous le savez ou non, un rien m’angoisse. (Par exemple, j’angoisse à l’idée que mon livreur de St-Hubert sache que je surveille son arrivée par la fenêtre (ma sonnette ne fonctionne pas), alors quand il arrive, je laisse les lumières fermées pour pas qu’il me voie, et quand je le vois appuyer sur la sonnette qui ne fonctionne pas plus que deux lignes plus haut, j’attends un peu, puis j’allume les lumière et je vais répondre.) Donc, j’ai passé mon vendredi après-midi à angoisser pour plein de raisons ridicules, la première étant que je n’avais pas de bas propres, la seconde, que je ne savais pas si je pouvais mettre mes souliers avec les semelles trouées, parce que la météo était incertaine, et la 42e, que je ne savais pas quand partir parce que je ne connaissais pas encore mon horaire pour le tournoi et que je n’avais pas de point de rendez-vous avec mes coéquipiers, qui n’étaient pas mes coéquipiers habituels. (D’habitude, je joue pour le Blitz. Là je jouais pour les Kaméléons, qui avaient le net avantage, cette fin de semaine, d’être inscrits au tournoi.) Après avoir ajouté une pinte d’huile dans mon moteur, quelques livres de pression dans mon pneu arrière gauche et quelques bananes dans un sac en plastique sur le siège du passager, je suis parti, vers 15h. À 16h15, j’étais pogné dans le tunnel.
Je suis arrivé au stand d’accréditation des joueurs, à Neufchâtel (aucune idée c’est où, même après y être allé), à 18h pile. Là, j’ai appris que ma première game était à 1h du matin, ce qui est une belle heure pour jouer devant absolument aucun spectateur. Je suis donc allé faire un tour chez mon amie Bulle (c’est pas un surnom), qui me logeait pour le week-end, histoire de planifier un peu nos horaires, parce qu’on voulait quand même avoir quelques minutes pour jaser à’manné. La fatigante m’a parlé pendant une heure d’un projet dont elle ne veut pas me parler. (Encore aujourd’hui, j’ai aucune idée de quoi il s’agit. Pour moi elle veut devenir serveuse sexy pis elle a peur que j’aille la voir à la job. Ou bien elle veut inventer une voiture pour les nains et elle a peur que je lui mette des cure-dents dans les roues.) Elle m’a donc laissé sur ma faim (mais c’pas grave, j’avais des bananes), et je suis parti à l’aréna, parce que j’avais des amis qui jouaient à 20h et à 21h. Je les ai regardés jouer en cognant des clous, puis je suis allé dormir quelques minutes dans la voiture, en me réveillant en sursaut à chaque quatre secondes, parce que j’étais certain que je passerais tout droit.
À 1h, on a sauté sur la glace, pour une partie endiablée contre les Guépards, des vieux crisse de fatigants de Cabano, une ville du Témiscouata située juste à côté de New York (sur une grosse carte du monde). On a perdu, mais j’ai bien joué, et dès cette game, je savais que j’aurais vraiment du fun dans ce tournoi-là, que j’aurais beaucoup de temps de glace et que les gars m’acceptaient bien dans leur équipe. C’est important de se sentir accepté. Oui oui.
Je suis arrivé chez Bulle vers 4h du matin, les yeux grand ouverts, parce qu’après le sport, aucune chance que je m’endorme. Sauf que je voulais pas la réveiller, la pauvre, alors je me suis installé sur le sofa qui devait me servir de lit, et j’ai regardé dans le vide pendant deux heures avant de m’endormir. On dira ce qu’on voudra, le vide, c’est pas nécessairement intéressant. La preuve :
Voyez que c’est pas intéressant.
À je ne sais pas quelle heure, je me suis fait réveiller, après quelques minutes, il me semble, de sommeil. Déjeuner rapide, puis mini-ride de char jusqu’à Sainte-Foy pour notre deuxième partie. Victoire en deuxième prolongation, contre un bon club, parfait pour la confiance. Prochaine partie : 19h. Je suis donc allé manger au Pacini de Sainte-Foy dans l’après-midi, mais je n’ai pas osé aller au bar à pain, parce que j’étais seul dans le resto et que juste à côté du bar à pain, les serveuses jasaient à une table. (Entre elles, assises à une table. Elles ne jasaient pas réellement à la table.) Puis, retour à Neufchatel pour voir quelques matchs de mes amis, puis retour à Sainte-Foy pour notre troisième partie, contre le Hammer. On les a martelés 3-1. Encore une fois, j’ai très bien joué, encore une fois, mon partner de trio acadien et moi on a fait de la magie. Si bien que je me souviens, le soir après la game, avoir dit à un des gars que je pensais bien que j’étais en train de jouer le meilleur ballon de ma vie. Ce qui est, pour un joueur de ballon, un beau feeling. Pour un joueur de darts, c’est autre chose, je crois.
Retour chez Bulle vers 21 h, puis souper à la Piazetta (Piazzeta? Piazzetta? Piazeta? Peeatsetha?). C’était le seul p’tit bout de temps du week-end où on pouvait parler, alors c’est ce qu’on a fait. On a parlé. La bouche pleine, dans mon cas.
Dodo sur le sofa, lever à 7 h 30, demi-finale à 10 h à Vanier. C’était la game la plus importante du tournoi pour nous, celle qu’il fallait vraiment gagner. On a bien joué, c’était une partie très fermée, peu de chances de compter, frustrante pour un joueur comme moi, pendant laquelle je me suis fait détruire le gros orteil. J’en ai pas encore parlé, mais rendu là, je commençais à être physiquement fatigué. Mal au dos, jambes raides, bleus partout… Pas facile d’avoir mon âge. Encore moins facile d’avoir mon âge quand tu es vraiment plus vieux que moi.
On a perdu en deuxième prolongation. Shit. Un peu par ma faute, en plus, j’aurais pu compter une couple de fois, plus tôt dans la prolongation, et j’ai fait des erreurs de gars poche. On s’est donc retrouvés, quelques heures plus tard, à jouer le match pour la médaille de bronze, et malgré le fait qu’on ait presque réussi à se convaincre que ça nous tentait de nous forcer pour la gagner, on était juste pas là pour ce match-là, et on s’est fait planter, et le tournoi était fini. Overall, c’était un bon tournoi, avec beaucoup d’intensité, du bon jeu, des games serrées. On finit 4e sur 13 équipes. Pas pire. L’an prochain, s’ils me veulent encore, on fera mieux.
Pendant ce temps-là, dans une autre catégorie, mes chums gagnaient la médaille d’or, et un laisser-passer pour le championnat canadien l’an prochain à Winnipeg. C’est ce qu’on appelle doux-amer. Médaille d’or-Winnipeg.
Moi je suis revenu à Montréal en faisant un petit somme dans l’auto. C’est confortable un volant. Et puis là, maintenant, je suis racké, mais racké. Incapable de me lever sans grimacer comme, euh, comme quelqu’un qui grimace, là. Suis trop vieux pour ces folies.
Faque c’était ça ma fin de semaine.
Et avec tout ça, j’ai manqué le souper de Pâques familial. Ma maman et le p’tit Jésus seront pas content. Et j’ai pas mangé de jambon, alors je vais pogner la gratelle. C’est à Pâques, ça, le jambon pis la gratelle ? Ou c’est à l’action de grâce ? J’suis mélangé. Besoin de repos. Bonne nuit.
Blanc fondu
Mardi 11 avril 2006Belle surprise
Vendredi 7 avril 2006Les nouvelles d’ailleurs
Mardi 4 avril 2006Matthieu Bauer
Lundi 3 avril 2006Je viens de rêver. J’étais en voiture sur une route de campagne. C’est moi qui conduisais et, dans le siège du passager, il y avait Curtis de 24. Au loin, il y avait un gratte-ciel (sur une route de campagne, oui oui), et sur le toit, il y avait quatre gars de la construction qui se battaient à coups de pelle. La bagarre devenait de plus en plus violente, et un des gars est tombé en bas de l’édifice. Dans l’eau. Et pas juste un peu d’eau, c’était un océan. Arrivés sur place, Curtis et moi on s’est mis à enquêter, sous l’eau. C’est tout.