Archive du mois de février 2006

Le résultat

Mardi 28 février 2006

Bon ben moi je dis que c’est le temps d’arrêter… Alors notre merveilleuse histoire est maintenant finie, et franchement, je suis méga-content. On a été 68 à participer à la création de ce texte qui, ma foi, est d’une limpidité exemplaire. ;-)

Voici le résultat (j’ai séparé en paragraphes chaque fois que l ‘histoire prenait une tournure inattendue. Bon, ok, pas vraiment chaque fois…) :


Il contemplait sa voiture neuve. Avec émotion et fierté, nostalgie, regret, admiration puisque c’était bien avant de rencontrer Julie. Cette charmante soeur rouquine et aux yeux d’un bleu désarmant l’attendait sous une marquise d’un goût douteux. Sublime, dit-il. Elle profita de l’occasion pour se remplir les narines. Bientôt la vague de chaleur fit fondre le givre sur son nez. Joe se toucha l’aisselle afin de prendre son poil. C’est l’acte illégal qui n’avait aucun motif valable. Étrangement, elle était secouée par l’audace de refuser son avance.

Malgré l’envie de lui foutre une raclée, Matthieu souffla: « Est-ce que Jésus t’a inspiré l’aventure de tes personnages? ». Déconcertée, Julie s’enfonça un pied dans l’imaginaire. «Jésus est allé de Pékin à ma porte sans crier gare.» Devant tant de prétention , il foudroya l’âme d’un regard simple et pernicieux. Voilà l’étendue horrible, catastrophique de notre déchéance.

Alors, avec que des souvenirs pathétiques, il l’enlaça. Elle posa sans gêne huit doigts sur l’engin himalayen motorisé, ronronnant doucement sans savoir comment battre un record. Frémissante, Julie posa Jean-Robert qui se déstabilisait seulement lorsque sa semelle quittait le linoléum. Jean-Robert tomba. Enivré, Joe trébucha sur Jean-Robert plusieurs fois. Blessé, il ne pouvait considérer qu’aucune brebis suivrait incontestablement à moins 30 ! Donc, il quitta peiné, jurant qu’on ne lui enlèverait jamais son amour-propre.

Tournant longtemps autour du bloc, Julie les analysa: ils semblaient anxieux , évachés sur le pavé. «Merde! Nous allons nous autodécapiter, glisser incessamment vers les étoiles brillantes.» Ainsi ils seront pétrifiés, effrayés de devoir affronter les fourmis atomiques croulant sous une montagne couleur caca d’oie.

Prenant place sur sa Harley-Davidson chromée, Joe le Taxi s’exclama : «Mais que manger lorsque Julie disparaît nue sans moi? Peut-être des fraises putréfiées? NON! Plutôt me changer immédiatement de pantalon! Saperlipopette!» Comment avait-il réussi son coup, pour trouver l’hirondelle indéchiffrable? Personne ne saura. Toutefois semble-t-il, jamais il ne se douta que la folie eut peur d’une connasse telle Julie.

Que que… que? , bégaya-t-il. Depuis l’Épiphanie, Jesus cherche ABSOLUMENT la cause du tsunami. Toutefois, personne ne lui cherchait des poux. Ce fut bientôt la débandade totale.

Soudain, l’asexué Matthieu exécuta une danse du ventre sensuelle. Instinctivement, il baissa son pantalon, déchira l’étoffe dorée de sa besace et fit un mouvement chaotique pour impressionner quelqu’un d’autre.

Poséidon, roi phalloïde, dormait paisiblement lorsque la princesse leva ses jupons pour allumer son corps atone radioactif. La maudite clé qui ouvrait l’armoire ne fit pas cliqueter plus la penture. «Dommage, ricana Joe, j’aurais tout fait pour réussir un crime tournicoti-tournicota, mais nul n’est capable de réussir mieux que lui.»

Perdre son temps en équipe…

Mardi 21 février 2006

Et si on essayait d’écrire une histoire tous ensemble, un mot à la fois ? Ça se passe dans les commentaires de ce post, et je vous invite à participer autant de fois que vous voulez…

Quelques règles :
• Essayons d’être cohérents. Ce que ça signifie, c’est qu’il faut privilégier le sens à l’originalité inutile. Ce n’est pas un concours du mot le plus flyé, au contraire. Souvent, ce sont les mots les plus simples qui sont les plus importants. Il n’y a aucune honte à mettre des articles ou des conjonctions…
• Soignons notre orthographe, dans la mesure du possible.
• [je change cette règle] La ponctuation se place après ou avant un mot, et est insérée par celui ou celle qui entre ce mot, s’il juge qu’elle est requise. N’ayons pas peur de faire des phrases courtes…
• Participons plusieurs fois, en entrant plusieurs mots, mais un à la fois, et en ne faisant jamais deux entrées de suite.
• Évitons les commentaires; contentons-nous d’écrire notre histoire.
• Encourageons la participation du plus d’intéressés possible. Ça ajoute à la démence du projet.
• Amusons-nous.

(C’est moi qui décide quand l’histoire est terminée. Ça pourrait se faire vite, c’est le genre de niaiserie qui peut déraper très rapidement…)

(Et je me réserve le droit de modifier les plus récentes entrées… En cas d’erreurs, mettons…)

Mon espace

Lundi 20 février 2006

Devant moi, il y a :
• Des vieilles cassettes de musique.
• Des comptes à payer.
• Des canettes de Guru vides.
• Un ordinateur (oui oui).
• Une boîte de Glosettes.
• Trois bouteilles de scotch.

À ma droite, il y a :
• Un mur, sur lequel sont collées plein de notes pour le prochain roman.
• Au pied du mur, une pile de papiers inutiles, à recycler, mais on m’a volé mon bac, alors j’empile par terre.
• Une lampe Ikea.

À ma gauche, il y a :
• La porte de ma chambre-bureau.
• Par terre, deux dictionnaires et 120 pages éparpillées d’un scénario à réécrire, qui servent de tapis pour l’instant.
• Trois balles de tennis.

En dessous de moi, il y a :
• Un tapis beige, dont la seule utilité est d’empêcher ma chaise de rouler vers la gauche (le plancher est croche).

Derrière moi, il y a :
• Un lit. Et il est vachement invitant.

Et vous ?

Checke ça tourner — le vidéo

Vendredi 17 février 2006

Mon ami Frak est à la fois graphiste, musicien, saoulon, génie, fou furieux et déconneur de première classe. Quand il met tout ça ensemble, ça donne ceci. J’adore.

Rongeurs, danseur et ironie

Mercredi 15 février 2006

Stie que c’est weird des rongeurs.

Et puis ceci, ça m’a fait rire.

Et ceci aussi, pour l’ironie.

Non non, je perds pas mon temps. Pourquoi vous pensez ça ?

Hello, I’m Johnny Cash

Mardi 14 février 2006

Je suis dans une passe Johnny depuis quelques mois, et j’ai attendu jusqu’à aujourd’hui pour voir Walk the Line. Je suis en retard, je sais. Et avoir su que j’aimerais autant ce film, je n’aurais pas attendu autant. Ni du tout, tiens.

Deux observations : 1. les osties d’artistes, faut être fou pour vivre avec ça; 2. la passion et l’intensité, ça a ses défauts, mais qui se passerait des bénéfices ?

C’est ça.

C’est comme…

Lundi 13 février 2006

... le gars dans une pub à LCN qui vend des cours de mécanique automobile, et qui termine en disant : « Moi je vous garantis pas le succès. Je vous garantis que vous allez réussir. »

Ah bon.

Fou rire

Lundi 13 février 2006

Ça faisait longtemps que je n’avais pas ri spontanément comme ça… Je pitonnais, et je suis tombé sur un publireportage de H. Grégoire, dans lequel on présente des témoignages. À un moment, un certain Léo Légaré parle de son expérience, et pour dire qu’il a apprécié la qualité du service, il affirme : « J’ai été servi sur un plateau d’argent. » Je m’excuse. Le gars fait un effort pour bien s’exprimer, c’est correct, mais j’ai pas pu m’arrêter de rire. J’ai mal au ventre.

Alors là

Jeudi 9 février 2006

Je m’attends à être vachement astucieux d’un moment à l’autre.

Tout ça…

Mercredi 8 février 2006

... en écoutant Eskimo de Damien Rice. Demandez pas pourquoi. Question de sonorité, qui allume mes mots.

Et puis…

Mercredi 8 février 2006

Et puis il y a toutes ces idées dans ma tête, qui s’empilent malgré moi, tous ces petits flashs que j’aimerais oublier, mais qui illuminent l’intérieur de mon crâne. (C’est ça, la lumière dans mes yeux quand je parle de mes projets. Ma vie est un énorme projet. Faite de millions de petits projets.) C’est dérangeant, cette manie de toujours tout voir en raconteux d’histoire, tous ces angles romanesques, télévisuels, filmationneux. Épuisant, accumuler les scènes à créer, les histoires à inventer, les personnes à faire bouger. Plus il y en a, plus il en vient. Gros congrès de personnages avec chacun leur histoire, chacun leur style, chacun leur musique et leurs mots (c’est pareil). Et chacun qui parle plus fort que l’autre. Et si peu d’années pour les faire vivre.

Le plus dur, c’est de savoir que ça n’arrêtera jamais. J’ai de moins en moins de temps, et de plus en plus de choses à construire.

J’ai peur.

Niveau supérieur

Lundi 6 février 2006

Sur ma liste de choses à faire, j’ai maintenant le point « faire une liste de choses à faire ».

Prononchiachion

Jeudi 2 février 2006

Je me parlais tout seul aujourd’hui, et en m’écoutant, je me suis mis à me poser quelques questions. Suis-je le seul à prononcer «boucoup» au lieu de «bôcoup»? Suis-je le seul à prononcer «ketchose» au lieu de «quelque chose» (ou «kekchose», minimalement)? Et suis-je le seul à prononcer «à m’m’anné» au lieu de « à un moment donné»?

Et, accessoirement, qu’est-ce que je pouvais bien me dire pour qu’il y ait dans la même phrase «beaucoup», «quelque chose» et «à un moment donné»?

N’importe quoi…

Mercredi 1 février 2006

... pour repousser le travail. J’avais une chronique à écrire pour ce matin (en fait, pour hier (en fait, pour lundi (mais idéalement, pour dimanche))), et comme je suis moi-même, j’ai passé la matinée à essayer de m’apprendre à jongler. Je m’en viens pas pire.