Sur la croix
14 décembre 2009Ça fait un estie de bail. Presque une cession, tiens. Et c’est même pas que je procrastine, même pas que je me dis qu’il faudrait bien qu’un jour. Juste un vide d’intérêt. Les blogues c’est mort, autant que Facebook descend, autant qu’un jour il faudra que certains comprennent qu’il n’y a pas que les réseaux sociaux dans l’univers et que 2.0 ça veut rien dire. Mais c’est une autre histoire. Là, maintenant, il y a ces touches que j’enfonce comme on pète un bouton, en pinçant, en grimaçant, mais avec le bonheur caché honteux d’aimer ça. Là, maintenant, il y a la resurrection d’un blogue qui remourra demain, joyeuses Pâques sur la croix. Je me remets à écrire, tant pis pour les gens. Je me remets à écrire, ferme tout le reste sauf la vraie vie. J’écris ici pour dire que je n’écrirai pas ici. Ce n’est pas la première fois, je mettrais bien un hyperlien mais pas tant que ça. Et puis les hyperliens, c’est tellement pas 2.0. À vous de le mettre, user-generated content, ciboire, faites-moi un vidéo où vous me chantez mon hyperlien, youtubez-le et embeddez-le dans les commentaires ici, UGC FTW. Deux point zéro de mes deux, et ses supervedettes déjà has-been, si jeunes et déjà si vieux, qui radottent les mêmes niaiseries, convaincus qu’ils ont raison, à des gens qui s’en foutent. Les ornières titanesques, le grand corridor des réseaux sociaux, et le noir tout autour. Qui n’ont qu’un marteau dans leur coffre à outil.
Qui pensent construire de grandes bâtisses, qui bâtissent de grandes bêtises.
