La tristesse sent l’essence

Voici un texte inédit que j’ai écrit en me basant sur les suggestions des gentils visiteurs de ce site. Parmi toutes les suggestions faites, j’ai pigé un certain nombre d’éléments (2 personnages, 2 lieux, 2 gestes, 2 objets et 2 sentiments), qui se retrouvent dans l’histoire ci-dessous. C’est-ti pas cool, ça ?

La tristesse a une drôle d’odeur. Ça te transperce la peau plus que ça te rentre dans le nez, ça t’habite plus que ça t’enveloppe. Ça sent le vide, l’espace plein de vide, cavités dans la tête, idées creuses. Ça te gruge de l’intérieur, comme un froid humide de février.

De ce temps-ci, dans ma vie, la tristesse sent l’essence.

Ça fait deux jours que je travaille ici, et déjà j’ai vu plus de chagrin derrière les pare-brise embués qu’en deux ans dans mon petit monde. Dans le regard du gars qui va me demander un paquet de cigarettes, dans les larmes de la fille qui va me tendre sa carte de crédit pour me payer ses cinq piasses d’essence sans plomb, sans vie, quelques kilomètres pour aller pleurer plus loin. Déplacer sa peine à crédit, fumer une smoke pour passer le temps qui passe. Depuis deux jours, la tristesse sent l’essence, l’odeur que j’aimais tellement quand j’étais petit et que j’allais aux go-karts, qui maintenant me fait peur, mais je dois bien gagner ma vie.

Je travaille à la station-service au coin de chez moi, le chez moi que j’habite depuis mille ans, et en deux jours on m’a plongé dans un univers gris pâle et gris foncé, dans le nuage de mon quartier, que je n’avais pas vu en mille ans.

— Donne-moi des Players Light King Size.
— Ok boss.

Boss. Chef. Monsieur. Ti-cul. J’ai vite compris que les gens n’ont pas de nom quand ils payent leur essence. Ils sourient, souvent, mais pas trop. L’ami sans amitié. Chef. Boss. Et des fois monsieur, quand ils portent une cravate. Ils aiment ça, ils se sentent appréciés.

— C’est 3400 $, monsieur.
— Estie de taxes.

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C’est mercredi après-midi, 15 h 38 sur l’horloge derrière mon comptoir, mais elle avance un peu. Devant la pompe numéro deux, une Nissan Sentra d’il y a cinq ans, grise comme tout le monde. C’est parce qu’il pleut.

La fille dans l’auto sort de l’auto. Elle a l’air d’avoir 82 ans, c’est la voûte dans son dos, courbée de douleur intérieure, la vingtaine la fait souffrir, ça paraît. La vingtaine ou un gars qui l’a laissée la veille, ou un père qui la renie, ou des injecteurs encrassés. Je ne sais pas; de la caisse, à travers la vitre, elle a l’air de ne pas s’aimer, une vingtaine d’années fois quatre, parce que la haine-propre fait vieillir, le dos voûté, les rides invisibles, la canne imaginaire.

Immobile devant la pompe, elle regarde le vide, entre l’ordinaire et la suprême, j’ai l’impression qu’elle pleure, ça paraît dans son corps, je ne vois pas son visage. C’est triste, les prix de l’essence. Ou pas. Il pleut toujours.

Elle s’éloigne de la pompe sans l’avoir touchée, contourne sa voiture sans me regarder, c’est un après-midi tranquille. Elle ouvre la porte de son auto, côté passager, y entre. Un gros chien qui dormait en arrière saute sur le siège du conducteur, la regarde l’air baveux. Et c’est ça. Le portrait de mon après-midi.

Un chien au volant d’une Sentra grise pluvieuse, une fille qui pleure sur le siège du passager, on est mercredi, il est 15 h 42, mais l’horloge avance. Et moi, témoin inconséquent, avec ma chemise Esso et mes bidons de lave-glace en solde.

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Ça fait deux jours que je travaille ici, je n’ai pas encore eu le temps de comprendre mon boss. Un gros bonhomme toujours souriant, presque sympathique, mais trop mystérieux pour être rassurant. Il est toujours là, mais je ne le vois jamais. Il se tient dans un endroit que je connais pas, en dessous. Il me dit bonjour le matin, et descend je ne sais pas où par des escaliers sales derrière la bâtisse. Quand je termine mon shift, il n’est pas encore remonté. Je ne le connais donc pas, et il me fait un peu peur. Les gens trop souriants me font peur, un clown ça peut tuer un enfant, un député ça peut voler mon argent.

La première fois que j’ai rencontré mon boss, il m’a dit « appelle-moi Raymond », même s’il s’appelle Gilles Fournier. Ce jour-là, il souriait plein de dents, content, je croyais, d’avoir trouvé un bon p’tit gars comme moi pour son garâge.

— Ok. Je t’engage. T’as l’air d’un bon p’tit gars.
— Merci. Je commence quand ?
— Peux-tu rentrer demain ?
— Pas de trouble.
— Y’a juste une chose.
— Oui ?
— Tu viens jamais en bas. Jamais.
— Y’a un en bas, ici ?
— La seule fois que tu peux venir en bas, c’est pour m’amener quelqu’un que tu vois brailler dans le garâge.

En souriant. Il m’avait dit ça en souriant. Sur le coup, j’ai dit oui oui, sans réfléchir, sans me demander de quoi il parlait, parce que je me demandais ça allait être quoi mon salaire, et je n’écoutais pas vraiment ce qu’il disait.

— Oui oui.

En rentrant chez moi quelques minutes plus tard, je me suis demandé qui pouvait bien brailler dans une station-service. Maintenant je le sais. Tout le monde.

Une station-service, c’est un repère pour la tristesse. Les gens plein de larmes viennent faire le vide pendant qu’ils font le plein. En deux jours, j’ai vu sept personnes pleurer. Les gens tout seuls viennent pomper leur chagrin à coups de litres à 90 cents. Comme un petit univers fermé, une pause dans leur vie, une minute à ne rien faire d’autre que gazer, trop de secondes pour ne pas réfléchir, trop de secondes pour ne pas mourir de l’intérieur. La tristesse sent l’essence, je l’ai déjà dit.

Les six autres pleureurs que j’ai vus, je ne les ai pas amenés en bas, à Raymond, même si c’est ce qu’il aurait voulu. Par pudeur, par incompréhension. Je ne m’attendais pas à ça, et je ne comprenais pas trop ce qui se passait. Du monde qui braille dans ma face, un boss qui veut les voir, la perversion prend tellement de visages, je ne savais pas trop, j’ai laissé les larmoyants s’en aller, la tank pleine et les yeux rougis.

Mais cette fois-ci, je ne sais pas, je me suis dit pourquoi pas. Cette toute jeune fille qui avait l’air d’une arrière-grand-mère, voûtée et détruite, qui coulait de partout, qui n’avait même pas été capable de choisir son octane, enfermée dans son char avec son chien, les minutes passent, je suis seul et elle aussi, c’est un après-midi tranquille.

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La laideur, ça n’a rien à voir avec la beauté. Quand j’ai cogné dans la vitre de la fille, et qu’elle s’est retournée, les yeux enflés, le regard vide, je l’ai trouvée belle mais laide, comme une nuit de Noël sans sa famille. Belle physiquement, mais chaque fois qu’elle expirait, c’était la laideur qui sortait de son nez. Aucune confiance, c’est ce que ça fait. Elle a baissé sa vitre.

— Euh, ça va-tu ?

Je suis pourri pour parler aux troublés. Pour parler tout court.

— Oui oui. J’en ai pas pour longtemps.
— Tu veux-tu que je t’aide à faire le plein ?
— Non non, c’est pas ça.
— C’est pas ça quoi ?
— C’est pas pour ça que je pleure.
— Non, je sais, je voulais juste… Je sais pas… Ça va-tu ?
— Bof.
— Comment tu t’appelles ?
— Adèle.

Adèle a 24 ans, et pendant que je me faisais tremper par la pluie que le vent soufflait sur moi, elle m’a tout raconté, sans me regarder. Ses dents un peu trop longues que je trouve juste assez courtes, ses yeux pas trop beaux dans lesquels je vois plein de sensibilité, ses lèvres un peu trop minces qui lui donnent un air mignon dans mes yeux à moi, sa job d’hôtesse dans un resto cheap dont je me câlisse. Elle se trouve laide, c’est à cause d’un gars, qui en la quittant a emmené avec lui sa confiance à elle. Elle ne s’aime plus, ne sait plus où aller. Quand on ne sait plus où aller, on va faire le plein avec son chien, c’est ce qui nous reste, un chien et de l’argent pour du carburant, histoire de se sauver de nous-même.

— Ben voyons…
— Quoi ?
— J’sais pas, me semble que… en tout cas, moi j’te trouve pas pire.
— Pas pire ?
— Ben, je sais pas comment dire ça, là, mais à ta place je pleurerais pas.
— T’es pas à ma place, faut croire.

Fragile de son être, mais dans sa tête, elle était déterminée à être triste.

— Suis-moi.
— Où ça ?
— Je veux te présenter à mon boss. Il va vouloir te parler.
— C’est qui ton boss ?
— Raymond.
— Pourquoi il voudrait me parler ?
— Il me l’a dit.
— Han ?
— Fais juste me suivre.
— J’peux-tu emmener mon chien ?
— Ça doit.

Elle est sortie de son auto sans trop comprendre, le chien l’a suivie, plein de poils et de reniflage, Adèle et le chien qui reniflent à l’unisson. On a contourné la bâtisse, jusqu’à la porte de métal, que j’ai ouverte. Il faisait lourd en dedans, lourd et sombre, quelques pas et on était dans l’escalier qui descendait vers un peu de lumière, cage d’escalier peu rassurante, architecture de métal, c’était froid et sale, crotté par les années, humide et noir, avec une odeur de grisâtre. Le chien faisait des petits bruits craintifs derrière moi, et Adèle ne respirait pas trop. Moi je posais les deux pieds sur chaque marche, comme si j’avais trois ans, par peur de tomber en enfer.

L’escalier donnait sur une petite pièce brune, empoussiérée, avec pour seule lumière une ampoule sans abat-jour, couverte de poussière de vie. Sur une chaise en bois, Raymond semblait dormir.

— Quesse tu veux, le jeune ?

Il ne dormait pas.

— Ben… Euh… Je vous emmène quelqu’un, Raymond.
— C’est qui ?
— Elle s’appelle Adèle, pis elle file pas trop…

J’ai laissé Adèle passer devant moi. Quand Raymond a vu le chien, il a fait un petit saut vers l’arrière. Mais c’était correct, parce que le chien avait fait le même saut. Une fraction de seconde sans sourire, et Raymond a laissé sa chaise à Adèle.

— Tu peux t’en aller, Matthieu, qu’il m’a dit en me pointant l’escalier.

Je m’en suis à moitié allé. Je me suis assis dans les marches, vers le haut de l’escalier, dans le noir pour qu’on ne me voit pas, mais assez bas pour que je vois, moi. J’étais trop curieux. Je m’en foutais un peu que quelqu’un en haut puisse nous voler de l’essence et des barres Mars. Je voulais savoir ce que Raymond allait faire.

Pendant cinq minutes, il n’a rien dit. Il était accoté sur une petite table, en face d’elle, et il la regardait sans rien dire. Elle faisait la même chose, mais avec ses pieds. Elle les regardait sans rien dire.

Raymond passait ses journées dans cette mini-pièce lugubre. Étouffant, vraiment, le brun partout, la poussière, une vieille télé noir et blanc sans son dans laquelle on diffusait un vieux reportage de Découverte sur la façon d’emballer une baleine échouée pour la soulever en hélicoptère et la repitcher à l’eau. Les murs suintaient, respiration sombre de la terre qui les entouraient. La vieille photo d’Elvis sur le mur du fond était toute courbée par l’humidité et l’odeur et le jaunissement et l’âge. Posé sur la télé, un gros bocal verdâtre, et dans le bocal, trois yeux qui me regardaient à peine, comme ceux d’une vache si j’étais un train. Ou d’un taureau si j’étais rouge.

Un clown ça peut tuer un enfant. C’est ce que je me répétais en regardant la scène, ce gros bonhomme qui souriait sans arrêt, presque méchamment, cette fille soumise sur une chaise, dans ce vestibule des enfers. Ce n’était pas très rassurant.

Au bout de quelques sueurs dans mon dos, Raymond s’est mis à questionner Adèle sur ses malheurs. Interrogatoire serré, ce n’était pas la première fois qu’il faisait ça. Il ne souriait plus, ça m’effrayait. Adèle répondait docilement, envoûtée ou terrorisée, lui racontait tout, la peine d’amour, le mal de vivre, l’envie de mourir, le désarroi, les lèvres trop minces, le feu arrière gauche brûlé sur la Sentra.

Elle pleurait. Raymond jouait avec un élastique. Il s’est penché, et a sorti une corde d’en dessous de la table. Il s’est approché d’Adèle. Petit cri étouffé, et Adèle a laissé le gros bonhomme l’attacher à la chaise, figée autant que moi. Le chien, couché dans le coin, n’osait pas intervenir, gros chien peureux. Je peux bien parler, moi.

— Si t’as le goût de mourir, ma p’tite Adèle, c’est parfait. T’es au bon endroit. Ça sera pas long.

Il se frottait les mains, se léchait les lèvres. Adèle avait changé de regard. Ce n’était plus de la tristesse, c’était de la peur vive, la terreur dans tout son corps. Elle s’est mise à crier, à se débattre. Raymond riait. Il s’est approché d’elle tranquillement, et elle criait encore plus fort. Puis il l’a détachée, et lui a dit de s’en aller. Elle m’a bousculé en grimpant l’escalier, s’est évaporée en une fraction de seconde.

Raymond m’a regardé, il savait que j’étais là.

— Veux-tu parier qu’elle va avoir pas mal plus le goût de vivre à partir de maintenant ?

Commentaires

  1. Isabelle dit :

    Je te l’ai dit que je ne te trouvais pas très bon avec les mots..

    Mais non..! C’est excellent Matthieu!! je ne me souvenais plus de ce que tu avais pigé et je n’ai pas été voir avant de lire l’histoire. Même en les ayant lu une fois, je ne me suis pas souvenu des éléments que tu devais inclure dans l’histoire. C’est signe que ça devait bien couler! ;)

    Encore!

  2. la maline dit :

    J’ai vraiment hâte d’être revenue au Québec pour acheter tes romans… J’aime vraiment, mais vraiment ce que tu fais.

  3. Audrée dit :

    BRAVO!!

    Quand est-ce qu’on recommence l’expérience pour que nous puissions à nouveau te suggérer des idées plus folles les unes que les autres?!!

    J’en veux encore !!!!

  4. Romança dit :

    De ma fenêtre, je regarde le Shell au bout de la rue. Toit rouge et jaune, soleil rutillant. C’est vraiment une histoire extraordinaire que tu as raconté là. Merci

  5. Julie Bélanger dit :

    Wow! Excellente histoire!!!

    UN RAPPEL! UN RAPPEL! UN RAPPEL!!!

  6. Damia dit :

    J’adore!
    J’en veux encore et encore!

  7. Val dit :

    Fuck, Matthieu, ça tue. Franchement, je m’incline face à autant de talent. Ça regorge de petites phrases accrocheuses mais j’en retiens une en particulier ; un clown ça peut tuer un enfant, un député ça peut voler mon argent. Pfff…

  8. Alex dit :

    Bon bin, je suis en minorité dans les commentaires mais c’est pas grave parce que je suis en minorité chez moi aussi. Et je suis en minorité quand je passe quelques jours à Toronto alors j’imagine que finalement, la minorité, c’est pas telllement important.

    Superbe mon cher! Mélancolique, gris, rythmé. Vendu à la p’tite madame dans le coin avec le chapeau bleu et la moustache. Chapeau. Tu devrais écrire des romans toi, ça pognerait je suis certain…

  9. Natalie dit :

    Je demeure baba de te voir mettre les phrases en boîte et emboîter les mots de la sorte pour donner du rythme au récit et du relief aux personnages et à l’environnement. Ton style a ce petit quelque chose qui accroche, qui fait simple, mais qui est si compliqué tout en n’étant pas du tout calculé (enfin, je l’espère). Quant à Adèle, chapeau! Moi qui la gardais en réserve sans être capable de lui donner vie ( “Vis!Vis! Mais bon sang, vis!”, disais-je à mon PC, frustrée, tel le docteur Frankenstein.), elle a mieux servi ta nouvelle que mes ébauches, et gageons qu’elle a éclaté de rire, soulagée, reconnectée à la vie (pour ne pas dire “groundée”), en arrêtant son auto, deux coins de rue plus loin.

  10. Ness dit :

    Impressionnant! J’ai adoré. Beaucoup. Ça doit être ça, le talent!
    I’ll drink to that! :)

    À quand le rappel?? Je promets d’y participer.

    Tu me donnes le goût d’écrire. Écrire autre chose que des sottises sur ma vie.

  11. antoine corriveau dit :

    Ouais bin j’ai bien aimé ça moi aussi :o)
    Assez fort le coup de l’horloge, fallait y penser!

  12. mllesophie dit :

    J’avais bien hâte de voir ce que tu ferais avec la baleine! Bravo, c’est bien trouvé. Ça coule dans l’histoire comme si c’était ton idée!
    Il y a tant de phrases que j’aurais aimé écrire moi-même! Comme ‘’parce que la haine-propre fait vieillir’’ et ‘’ Au bout de quelques sueurs dans mon dos’’. Ça doit être pour ça que tu es publié et pas moi!
    En ce dimanche soir pluvieux (qu’hier), cette petite histoire m’a donné un coup de fouet! Good good!

  13. Mélanie dit :

    Belle histoire encore touchante et pleine de vérités. Bravo !

  14. Calypso dit :

    Je garderai ce texte en mémoire… pour tous les jours où ça ne va pas. Comme un coup de pied au derrière, comme une claque en plein visage, comme un seau d’eau glacée…Ça réveille, ça replace les choses en perspective….

  15. Mj dit :

    Oui, peut-être pleine de vérité, mais moi je suis un clown et jamais je ne tuerai d’Enfants! Il y a aussi des clowns gentils ! :)

  16. Jacynthe dit :

    Shit !!! Quelle finale !!! J’ai bien aimé. C’est vrai que ça peut être une façon de donner le goût à la vie.
    Quel beau défi que cette histoire. Je crois que je vais essayer d’en faire autant pour m’amuser. ( J’ai eu un sourire sur mon visage quand j’ai lu comment tu avais réussi à placer la baleine. C’est parfait !!! )

  17. cin dit :

    il y a pas grand gars dasn ma vie qui ont eu la chance que je leur dit ceci:

    Encore …c’est bon

    t’es un privilegie

  18. valérie dit :

    Super. Je viens de découvrir un nouvel auteur à lire. Cette nouvelle m’a profondément touchée. Je me rappelle avoir souvent pleuré en me gazant. Il faisait froid, c’était un long moment à attendre, à penser à ce qui donne froid.
    Et bien je m’en vais tout de suite découvrir le reste de ton site.

  19. Roxie dit :

    Talent. Juste un mot, talent.
    T’es bon!!!
    J’adore le style, et la façon de faire, en pigeant ici et là.
    À quand la prochaine?

  20. Nérovique dit :

    Juste trop fort!

    J’adore, j’en veux encore et encore. ce n,était pas assez long.

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