La genèse d’ici
Quand mon frère et moi avons commencé à discuter de l’idée de créer un site pour moi (moi l’auteur, pas moi le gars), nous avons établi la nature du site et ses objectifs.
La nature était fort simple : ce devait être un site promotionnel, comme celui de nombreux artistes hors-littérature. Un site, donc, avec une section sur mes livres, une section sur moi, une section contenant des inédits, et une section «nouvelles», qui parlerait des événements me concernant, de mes présences dans les médias, etc. Pourquoi un site de ce type? Simplement parce que c’est le seul outil promotionnel dont je peux avoir le plein contrôle.
Les objectifs étaient tout aussi simples : s’assurer que les personnes tapant mon nom dans Google cessent de tomber sur le carnet d’Alex ou sur cet article de La Presse (ce lien n’est là que pour attiser la jalousie des trouble-fêtes qui s’en donnent à coeur joie de ce temps-ci…). Pour que les curieux puissent avoir de l’info sur moi, par moi, pour que les lecteurs puissent communiquer avec moi sans trop de problèmes. Et, bien sûr, l’objectif premier : vendre plus de livres. (Ooooooouh. Excusez-moi. Sujet tabou.)
Pour faire tout cela, il fallait une mécanique simple qui me permettrait de faire mes mises à jour moi-même. La solution proposée par mon frère : un outil de blog, tweaké un peu pour en enlever les fonctions très bloguesques, grâce auquel je pourrais facilement mettre à jour ma section «nouvelles». C’est ce site que j’ai lancé en mars dernier. Un site que je n’ai jamais moi-même appelé «blog», vous remarquerez, parce que je n’ai jamais complètement considéré qu’il s’agissait d’un blog à proprement parler. (Et encore, qu’est-ce qu’un blog ?... Mais ça c’est une autre histoire (très intéressante)).
De là, j’ai fait deux erreurs :
• À cause de l’outil blog, les blogueurs de ce monde ont dès le début affirmé que j’avais un blog, et moi je me suis laissé prendre au jeu. Bien vite, j’ai voulu faire des posts régulièrement, pour les lecteurs qui venaient ici lire un blog, alors que le concept «nouvelles de l’auteur» n’impliquait absolument pas ça.
• Deuxième erreur : j’ai encouragé les visiteurs à croire qu’il s’agissait d’un blog en leur donnant la possibilité de commenter. Maudite faiblesse, je n’aurais pas dû. Au début, c’était uniquement pour voir s’il y avait des gens qui m’aimaient. C’est humain, je crois. Artiste du moins. Mais effectivement, il ne devrait pas y avoir de commentaires dans une section «nouvelles».
Et voilà. Ayant constaté cela, une restructuration s’impose. D’où les modifications annoncées juste en haut.
