Le gros bouton rewind

Celui qui existe, pas celui qu’on souhaiterait voir apparaître quand on fait une gaffe. Celui qui est toujours quelque part dans le coin d’une tête, celui qui contrôle les pensées, pas celui qui contrôle le temps.

Gros bouton rewind pour retrouver cette façon de penser que j’ai oubliée depuis un bout de temps. Cette façon d’aborder l’écriture, comme un voyage, comme une explosion, et non comme une dette envers quelqu’un, quelqu’une, quelques-uns.

Depuis quelques mois, avec tout ce qui m’étouffe, les livres, les bons commentaires, les super critiques, les insultes, les rencontres avec les lecteurs, les emails gentils, les attentes des producteurs, les lectures publiques, les applaudissements et les silences, avec tous ces yeux qui jugent chaque mot que j’écris, j’ai oublié pourquoi j’écrivais. Pour qui j’écrivais, en fait.

Et comme ça, ce soir, j’ai accroché le bouton rewind en m’assoyant sur le gros sofa du quotidien. Je suis revenu en arrière, et je me suis souvenu. Fuck, c’est pour moi que j’écris. Ça a toujours été ça, ça a toujours été pour ça que j’ai trippé à écrire : parce que je voulais me faire plaisir. Explorer pour moi. Tordre la langue pour moi. Raconter des histoires pour moi. Écrire pour moi.

Pas pour le gars à qui je parle pendant quinze minutes au salon du livre. Pas pour mon frère qui va peut-être me planter. Pas pour l’éditeur qui s’attend à ce que mon prochain se vende aussi bien que mon dernier. Pas pour le producteur qui voudrait donc que je plogue son idée dans la scène 4. Pas pour l’auteur qui se trouve meilleur que moi. Pas pour la fille qui vient voir mon site de temps en temps. Pas pour mon papa. Pas pour le critique de la Presse.

Pour moi.

Parce que ça me fait du bien, parce que c’est ce qui m’allume, ce qui m’étincelle. Parce que quand j’écris juste pour moi, en me câlissant de ce que les autres peuvent bien en penser, c’est là que je m’aime.

Quand on est tout petit, c’est un hochet, un carré de sable, un camion Tonka, des Hot Wheels. En grandissant, ça change. Pour certains, c’est les chiffres. Pour d’autres, les idées, les formes, les couleurs, le corps. Pour moi, c’est les mots. Mon jouet moderne. Quand j’écris, je suis un enfant qui joue. Je ris, je saute partout, je cours, je me pète la gueule et je recommence. Et pour ceux qui se posent la question (question que j’avais promis d’approfondir), je connais les règles du jeu. J’ai grandi avec les mots. J’ai été réviseur linguistique et correcteur d’épreuves pendant des années. Je sais très bien ce qui, techniquement, se dit ou non en français. Dans mes livres, il n’y a aucune faute, aucune limite de vocabulaire qui ne soit pas volontaire, et qui n’ait pas sa signification. Tout ça c’est un jeu. Un jeu qui me permet, le soir, de me coucher avec le sourire.

Bon, je sais qu’ensuite, ça attire la question : pourquoi tu publies, d’abord, si t’écris juste pour toi ? Mais ça, c’est une toute autre question. Parce que là, je parle de l’acte d’écrire. La transe des clic clic du clavier, la tête en boule, l’écran somnambule, la bulle increvable. Cette bulle qui me fait écrire ce que j’aime, juste moi, ce que j’aime vraiment. Une fois que c’est fini, une fois que j’en sors, on tombe dans une toute autre étape : qu’est-ce que je fais avec cette collection de mots, avec cette musique vocabulaire, avec cette pâte modelée exactement à mon goût ? Et là oui, comme tout le monde, je cherche une certaine approbation. Le besoin de savoir que je ne suis pas le seul à aimer ce que je fais, pas le seul à m’aimer. Le besoin de plaire, de flasher, d’avoir un livre dans une librairie, de lire un texte sur une scène, de voir le trou entre mes palettes à la télé. Mais ça c’est l’après, et là je parle du pendant. Et dans le pendant, celui à qui je dois penser, c’est moi.

J’avais oublié ça. Oublié à quel point j’aime jouer à écrire, oublié à quel point écrire, c’est un plaisir égoïste. Une chance que j’ai accroché le bouton rewind, et que j’ai vu ça.

Parce que là, à go, je recommence à jouer.

Commentaires

  1. Matthieu Simard dit :

    Go.

  2. AnonYme dit :

    (_(_)=============D

  3. la maline dit :

    Je suis contente de voir que non seulement tu es doué mais en plus tu sais comment rester passionné.

  4. Roger Gregor dit :

    Goude. Les points sur les i. Passez à go et réclamez le plaisir.

  5. Miss_Vanille dit :

    Go alors. C’est vrai que l’écriture est un plaisir égoiste. :)

  6. Ness dit :

    Speechless
    Si tu étais enseignant, on dirait que tu as “la vocation”. T’es un passionné.
    L’écriture, c’est fait pour toi (et tu le sais, et tu t’en souviens grâce au bouton Rewind) , alors fais-TOI plaisir et nous, on va récolter les fruits du plaisir égoïste que tu as éprouvé en jonglant avec les mots. Nous, aussi, éprouverons un plaisir égoïste à lire tes textes/livres.

    GO!!

  7. Nicolas dit :

    Touché!

  8. Nat dit :

    Et voilà! ;-)

  9. Jojo dit :

    Ouais, il parait qu’écrire et avoir écrit, c’est pas pareil… Enfin, je me comprends. Ce que je comprends moins, c’est pourquoi j’accroche autant à tes textes. Je me souviens que ton roman, le premier, m’avait accroché le coin de l’oeil alors que je montais l’escalier du Renaud-Bray, l’ancien Champigny. Si ça avait été «Échecs amoureux» tout court, je serais probablement passée tout droit. C’est le «et autres niaiseries» qui m’a arrêtée. Tiens, en v’là un qui se prend pas trop au sérieux… L’auto-dérision. Maudit que ça marche. Puis de voir que ton “personnage” habite à un coin de rue de chez moi, qu’il travaille à deux coins de rues d’où je travaillais à l’époque… Puis après, tu sors un roman bâti sur la saison 2003-2004 du Canadien, alors que j’étais infographiste au Centre Bell! Coudon, me suis-tu?... Je pense pas qu’on se soit croisés sur la rue, mais bon, je dois passer à peu près autant de temps que toi devant la télé... Alors les chances qu’on sorte de chez nous en même temps pour aller acheter du lait au Couche-Tard/Dunkin…
    Enfin bref, écoute pas ce que je dis, continue d’écrire pour toi d’abord, c’est de même que t’es meilleur, pis que t’es heureux en plus, ça a l’air… Chanceux!

  10. Calypso dit :

    Tu vois Matthieu, manifestement on est plusieurs à s’arrêter au milieu de l’escalier chez Champigny… ;-)

  11. Basduck ou L'animal dit :

    Wouah! Je trouve ça super intéressant ce que tu dis! Mais heum, peut-être pas pour les raisons que tu penses! Tourlou!

  12. Romança dit :

    Écrire, c’est avoir une île dans le ventre, c’est vouloir cerner, exprimer, explorer ces espaces intérieurs, ces voyages intimes.

    L’Humanité a jugée, admirée, rit, méprisée les Christophe Colomb et compagnie. Les explorateurs s’en sont crisser et ont fait leur chemin, aller-retour vers leurs rêves, pour eux, pour voir, pour connaître, pour savoir. Et tu peux compter sur l’Humainté pour rire aussi de ceux qui se retournent vers leurs espaces personnels pour en toucher les textures. “Les sartissss eux autres, les écriveux!”

    Le monde marche a l’argent (pas comme si c’était suprennant) Allez Matthieu dit a ton éditeur que ça sera la meilleur passe de cash de sa vie, qu’il te donne le bateau pis les coffres pour la route des Indes.

    Moi je sais que tu reviendras avec des épices et de l’or.

    Et. Beaucoup plus.

    “Colomb finit sa vie à Séville et mourut en 1506 à Valladolid, toujours persuadé d’avoir atteint les Indes, et certainement pas dans la pauvreté.”

  13. Ness dit :

    Romança: Tu devrais lire “Hélène de Champlain” de Nicole Fyfe-Martel. Je suis sure que tu aimerais…!

  14. Romança dit :

    Ness: merci. Mais. Trop cher. Et trop long.

  15. maxime dit :

    romança : Colomb était un exterminateur puéril, violent et aveuglé par les perspectives de sa propre gloire. Il a été une des causes les plus évidentes du massacre des peuples autochtones des Antilles et de l’Amérique du Sud, et c’est pourquoi chaque fois qu’on l’encense, je me permets de venir déverser ma hargne pour ce personnage historique dégueulasse et déformé par les livres : «Une leçon de persévérance par…»

  16. maxime dit :

    oh, et, en passant, matthieu, c’est bien d’être retourné à ça. Ça me rassure sur la nature de tes intentions.

  17. Pat B dit :

    Come on, tu te ghettoises toi même.
    Snob préféré à Québécor, va.

  18. maxime dit :

    (car finalement, tes intentions, c’est d’avoir l’air de t’en foutre tout en attendrissant un public fidèle comme une pièce de viande…)

    Ce commentaire bitch était une présentation de l’Internat Fichuationniste.

  19. Roger Gregor dit :

    Come on, les gars, laissez-le faire. Surtout qu’il sait exactement ce qu’il fait.

  20. frederic dit :

    - Musique retentissante, projecteurs qui tourbillonnent, rapide mouvement de camera…(j ai pas d accents sur cet ordi, merde!)

    VOIX OFF:

    Ils sont partout, dans vos maisons, sous les tapis, dans les repaires de lievres…Ils vous hantent, vous bodysnatchent, vous envoutent, vous charment.

    Ils trament des complots, des manieres de plaire au public et de se faire chier entre eux, au lieu de faire ce qu ils font de mieux: ecrire.

    bientot sur vos ecrans, dans un mystere dramatique, teinte d humour:

    les litteraires…

  21. Pat B dit :

    Frédéric : té un bo criss de cave

  22. Matthieu Simard dit :

    Bon, ça y est. Patrick est encore saoul.

  23. frédéric dit :

    PAT B:

    même pas de préliminaires? droit au but, sans même d’escarmouches verbales? une escalade automatique, une tempête dans un verre d’eau?

    Je vais retourner pleurer dans mon coin…J’suis un bo crisse de cave triste…

    patrick…j’aime bien jouer avec le cynisme (comme toi d’ailleurs…) mais là, s’il-vous-plaît…c’est rendu pire que Bunker, le cirque vos affaires…J’croirais lire des essais sur les conspiracy theories en me promenant de blogue en blogue…

    Et si monsieur n’apprécie pas les critiques tongue in cheek, ben tant pis!

    parce que le fiel déversé si amèrement et avec une telle violence que l’eau de beau s’en trouve abrégé ne démontre qu’une chose: mon film est un succès au box-office!

    à bon entendeur, salut ( et bons dodos!)

  24. Mickey le Clown (en collaboration avec Basduck) dit :

    Fréd : Té vraiment un bo criss de cave

    (Et Basduck approuve :p)

  25. Basduck ou L'enfant sage dit :

    Pour appuyer le propos de mon ami que j’appuie ici je dirai ceci :

    Frédéric (Ah et Mickey le Clown tien à te traiter de perdant (mais faudrait pas que ça te blesse : c’est un anglais)), tu penses pas que tes propos, comme ceux d’une trop grande quantité de personnes, sont superficiels et heu abrutissants? D’ailleurs c’est un peu la même chose que je reprocherais au blog de Matthieu Simard (ça et l’impression de narcissisme crasseux qui m’arrive)...
    ...on serait pas proche d’un remake bloggeste des conflits de société intello-élitistes VS populaires-démagogiques??

  26. Basduck ou L'enfant sage dit :

    (Pardonne les insultes, je suis plutôt fatigué ce soir…)

  27. Roger Gregor dit :

    Ce serait dommage, un remake.
    Notre Frédéric semble se croire très fin.
    Il faut lui pardonner : lui ne sait pas ce qu’il fait.

  28. frédéric dit :

    Je ne me crois pas plus fin que d’autres, non.

    Je crois à un clivage (essentiel même) entre le populaire et l’intello-élitisme dont vous êtes si fiers.

    Mais de là à, et c’est LÀ mon point, blaster gratuitement une oeuvre qui je crois ne SE VEUT AUCUNEMENT ÉLITISTE parce qu’elle ne l’est pas, il y a une marge.

    Old School c’est pas du Bergman…Je ne regarde pas les deux pour les mêmes raisons. Mais j’réussis à apprécier les deux pour ce qu’ils sont.

    Complaisez-vous dans votre pseudo-trip d’intello si ça vous tente, ça ne me dérange absolument pas. J’ai déjà collaboré avec un auteur-compositeur qui m’a dit le plus sérieusement du monde qu’il ne “sera compris qu’après sa mort”. J’ai eu beaucoup de difficultés à rester sérieux.

    Et comme j’écrivais…si vous êtes pas capable de recevoir la critique taquine et pas du tout méchante, ben…fermez vos gueules, votre internet et retournez plancher sur votre roman…

    Ça me fait penser aux filles dépendantes affectives qui reviennent toujours vers leur chum parce qu’elles en sont amoureuses!

    Anyway…

    Et, en intellos que vous êtes, s’il vous-plaît, ne tombez pas dans les galas de lutte! C’est tellement plus facile de critiquer la personne que de critiquer les idées….

    Dis-moi que tu n’es pas d’accord, je le prends…si tu me dis que je suis cave, ça prouve juste que tu l’es…

    Et cher palindrome, la seule prétention que j’ai, qui est inaltérable, c’est mon intégrité.

    Votre opinion sur ma personne, j’en ai rien à cirer; soit on fait un VRAI débat d’idées, soit on s’la ferme.

    merci bonsoir! (j’arrive de mon enterrement de vie de garçon…j’suis un peu saoul…”

  29. miev dit :

    matthieu…..

    t’es oùùùùùùùùùùùùùùùùù?????`

    ça fait 11 jours… 11 JOURS qu’on a pas de tes nouvelles…

    i miss you!

  30. Roger Gregor dit :

    Frédéric : Restez dans vos catégories, elles sont si confortables.
    Et vous le trouvez où, votre pseudo-trip d’intello ?
    Votre personne ne m’intéresse pas, je m’en hostifie, ce qu’il y avait d’écrit suffisait.
    Les attaques personnelles ne me plaisent guère non plus.
    Un débat ? Des positions ont été prises, et vous vous êtes contenté de taquiner.
    Bon dodo.

  31. frédéric dit :

    Cher Rogergregor,

    je ne suis pas homme de catégories, loin de là...Je ne définis pas par binarité réductrice. Les êtres sont complexes et souvent paradoxaux. la taquinerie se voulait une incitation à la prise de conscience d’un faux débat réellement inerte quant aux validations et aux intentions des auteurs. (c’est là que je perçois le pseudo-trip d’intellos…dans la suranalyse de l’inintéressant)

    Vous voulez un vrai débat, allons-y.

    POur moi, une oeuvre (littéraire ou autre) a une valeur intrinsèque. L’important est de reconnaître cette valeur est de lui accorder une signification relative.

    Si toutes les oeuvres populistes et populaires devaient disparaître (ce que certaines personnes semblent vouloir) nous nous retrouverions avec un nivellement par le haut (ce qui en soit n’est pas mauvais, mais qui apporte plusieurs problématiques). En effet, l’homme a besoin de se divertir, au niveau primaire, de laisser s’échapper la pression. On dira ce qu’on voudra, mais une joke de pet, ça fait rire la majorité des gens. Sinon, pourquoi Drôles de vidéos aurait été en ondes?

    L’intention de l’auteur d’une oeuvre est importante aussi…Je ne crois pas que les three stooges cachaient un ardent désir d’élèver les masses: faire rire était suffisant…Malgré toutes les qualités qu’on puisse trouver aux films légers, ils sont là pour enlever le poids de sur nos épaules pendants quelques heures.

    Si un auteur se targue de réinventer la roue, de faire réfléchir et de bouleverser les normes alors qu’il n’est que divertissement, soit, on peut le fustiger, le rappeler à l’ordre, en indiquant les failles de son travail. Même une oeuvre divertissante doit être de qualité.

    anyway, cela reste le jugement de chacun de quantifier et qualifier ses goûts, non? en tant que consommateurs, en tant que personnes réfléchies, désirant apprendre, nous sommes capables d’éteindre la télévision, de refermer un livre ou changer de fréquence radiophonique. Nous sommes mêmes en mesure de partager nos OPINIONS sur une oeuvre.

    C’est la beauté de la chose: partager, dire, évoluer. à 14 ans, je n’étais pas prêt pour Tom Waits….à 29 ans, j’suis encore en mesure d’apprécier Simple Plan pour ce que c’est: de la bonne musique pop.

    POur ce qui est des positions prises, laissez-moi en douter…c’est plutôt un concours de crachats au visage dont il est question ici. Je crois ma position sur la place de l’art dans la société assez bien définie.

    Au plaisir.

  32. Roger Gregor dit :

    Monsieur Frédéric,
    Excellent. Je voulais vous provoquer un peu, avec mes catégories, désolé (et c’est vous qui avez commencé à parler de débat). Vous avez fort bien réagi. À mon tour.
    Je vais m’exprimer plus clairement sur le propos de M. Simard. 1. Il écrit pour se faire plaisir, parce qu’il aime ça. Soit, évidemment, j’espère ! Mais on ne va pas loin avec ça. Du discours pour les matantes et les pièces de viande. 2. Il écrit pour être lu. Ça c’est bien, faut le reconnaître. Comme dit Camus, ceux qui disent le contraire, écoutez-les, mais ne les croyez pas. 3. Tout est calculé, volontaire. Ah oui. Comme je disais à une post-ado fictive : on peut se tromper dans ses calculs. Mais c’est beau la confiance en soi. (Cela dit, je n’ai pas lu les romans de M. Simard, je ne peux rien en dire. Ça viendra.)
    Pat B. parlait d’auto-ghettoïsation. En quoi ? Et pourquoi ce serait grave ? Explicitez.
    J’arrive à vous. Je ne crois pas non plus qu’il faille abolir les produits de divertissement. On a besoin de se divertir et de se nourrir l’esprit. Mais quand il n’y a de place que pour le divertissement, quand on nivelle constamment par le bas (voyez ce que devient Radio-Canne, télé et radio), on peut vouloir autre chose.
    Valeur intrinsèque de l’art : je veux bien (sinon, c’est tout se vaut et ferme ta gueule). Mais il faut constamment la redéfinir.
    Intention de l’auteur : aucune importance. On juge ce qui est fait (n’importe qui peut, en n’ayant devant soi que l’oeuvre, voir que les Trois Stooges et et euh… les livres de Peter Handke [pour avoir l’avoir de m’y connaître] n’ont pas les mêmes implications), non ce qu’on voulait faire.
    Former son goût, oui oui. Discuter, c’est difficile au Québec, bla bla, surtout sur des hosties de blobs (mais je crois aux vertus de la correspondance).
    Fermer un mauvais livre, la télévision, O.K. Se taire et laisser dire quand on l’encense, non.
    Cordialement.

  33. Ness dit :

    Excusez-moi… C’est emmerdant à lire vos petites chicanes… Vous avez pas envie d’aller finir ça AILLEURS?! Je ne crois pas que ce soit l’endroit pour vous relancer ad vitam eternam.

    Rendez-vous au rack à bécik à 4h pis on va tout régler ça!

  34. Roger Gregor dit :

    Ness : Mais voyons, on commençait à peine à s’amuser. Vous êtes casseuse de party. C’est vrai qu’on avait scrapé le vôtre avant.
    Mais vous avez sans doute raison, l’endroit est un peu saugrenu. Frédéric, content de vous avoir connu, on se verra ailleurs.

  35. frédéric dit :

    roger…

    on peut continuer chez moi…si vous voulez…

    un dernier verre? ;O)

  36. Basduck ou L'enfant sage dit :

    Ah-pshia! Vous êtes poches! Et moi là-dedans? D’ailleurs Ti-Matte est-ce qu’on te dérengeait?

  37. Roger Gregor dit :

    Un verre de sirop Lambert et un gros dodo pour l’heure.
    Mais j’irai vous lire.

  38. Roger Gregor dit :

    Basduck, on t’a attendu.

  39. Matthieu Simard dit :

    Cette nuit, je suis réveillé et c’est congé pour moi, la première fois en quelques semaines. Alors voici, j’ai des réponses pour tout le monde :

    la maline : Je ne sais pas si on peut contrôler sa passion, l’allumer ou l’éteindre, rester passionné ou cesser de l’être. Je sais par contre que lorsqu’un geste éclaire l’intérieur de notre crâne, il ne faut pas s’en priver. C’est ce que je fais avec l’écriture. Sauter à pieds joints dedans, sans me retenir. Me forcer à sauter, aussi, à l’occasion.

    Miss_Vanille : Et je suis une personne égoïste. C’est pour ça que l’écriture et moi, on s’entend si bien.

    Ness : Merci, c’est gentil. J’espère que les fruits vous plairont.

    Nicolas : tu savais que les ADD risquent de changer de place cet automne?

    Nat : Oui. Absolument.

    Jojo : Je ne fréquente pas trop le Couche-Tard/Dunkin… Y’a le Anadollar au coin de la rue, c’est là que j’achète mon jus… (et merci pour la petite histoire…)

    Calypso : Oui, c’est un bien drôle d’escalier…

    Romança : Il y a trop d’idées en même temps dans ta tête, toi… N’empêche, merci beaucoup pour ce message. C’est niaiseux, mais il me fait penser à Rasseye 2, de Daniel Boucher, que j’adore : «Se rendre compte / Que finir par faire ce qu’on veut / Ça se peut / Tout d’un coup tu t’aimes / Tout d’un coup tu sonnes / Tout d’un coup tu trouves ça l’fun, Bonhomme / Tout d’un coup que ça fait moins mal que ce qu’en disent curés et nonnes / Les affaires avancent / Mais sont jamais finies, j’pense / Même celles qu’on pensent que oui / Tout d’un coup tu nous joues ta toune / Tout d’un coup ta toune est bonne, bonhomme / Tout d’un coup que c’est sans game que tu fais ta place parmi les hommes»

    Maxime : Oups. T’as perdu ta colonne ? Tu mets un commentaire conciliant, presque gentil, qui approuve en quelque sorte ce que je dis, et après que la Terreur de Baie-Saint-Paul ait montré qu’il n’approuve pas ce que je dis, tu rajoutes un commentaire pour montrer qu’en fin de compte, tu ne m’aimes pas tant que ça. (Je me trompe peut-être, mais puisque tu tiens tant à faire d’énormes assomptions sur mes intentions, je fais la même chose avec les tiennes. Ça a marché, ton jeu ? Il t’aime encore, Pat ?)

    Frédéric : J’ai bien aimé ton preview de film. C’est un peu ma vision de la situation, aussi. Un genre d’acharnement étrange, comme si j’avais baisé avec toutes leurs blondes… Tu sais, ils ont bien le droit de ne pas m’aimer (en fait, ils devraient se contenter de ne pas aimer mes livres, puisqu’ils ne me connaissent pas), mais je crois qu’on a fait le tour, là... On a tous compris, je pense : ils ne m’aiment pas, ils me trouvent vide, ils trouvent que j’écris mal, je les dérange, ils sont tannés de voir ma face et non la leur dans les médias, ils n’acceptent pas que je puisse lire peu et écrire beaucoup, ça les dérange que je ne réponde pas à leurs insultes, et pour justifier tout ça, ils assument tout plein de niaiseries sur moi. On a tous compris, là ?

    Pat B : Le respect que j’avais pour toi n’existe plus. Pour qui tu te prends, toi, câlisse ? Venir ici chez moi pour traiter un de mes visiteurs de bo criss de cave, alors qu’il n’a fait que ce que tu fais tout le temps : se servir d’une joke pour faire comprendre à certains qu’il y avait peut-être mieux à faire que s’acharner sur un débat vide… T’es qui, toi, pour insulter le monde comme ça, des gens qui t’ont rien demandé, que tu connais pas pis qui te connaissent pas ? Et tu fais ça en connaissant, en plus, l ‘influence que tu as sur certaines personnes qui te voient bien grand. Et quand, le jour même, j’ai pris le temps de t’expliquer en privé un paquet de choses sur moi et sur mon site, et que tu m’as dit avoir compris, et que tu t’es excusé pour tes propos antérieurs. Sacrament…

    Miev : J’existe encore, mais très occupé. Et en restructuration d’ici…

    Roger Gregor : J’apprécie la sagesse avec laquelle tu tentes de débattre. En douceur, la plupart du temps. Cependant, je dois te répondre, parce que ça fait deux fois que tu me montres que tu ne prends pas le temps de comprendre ce que tu lis. 1. Mon propos n’a rien à voir avec le fait que j’aime écrire. Le post ne traite aucunement de « pourquoi j’écris », mais bien de « pour qui j’écris ». Et je crois sincèrement que plusieurs auteurs (publiés ou non) devraient se poser la question. Mon propos était clair là-dessus, et tu l’as interprété tout croche. J’aime écrire, oui, mais ce n’est pas du tout ce que je disais dans ce post. 2. Tu dis « il écrit pour être lu ». Euh. Je dis exactement le contraire dans mon post. Je n’écris pas pour être lu du tout. Ce n’est qu’une fois que c’est écrit que je veux être lu, mais quand j’écris, je ne pense pas à ça. La nuance est importante. 3. Mon « tout est calculé » se voulait une réponse à certains qui ont prétendu que mes livres étaient bourrés d’erreurs et que je ne savais pas écrire (certains ont aussi dit que ce n’était pas de ma faute, mais celle de l’éditeur qui ne corrige pas comme il faut). Je voulais souligner que ce ne sont pas des erreurs. On peut ne pas aimer le style, bien sûr, mais il faut aussi saisir le contexte, et comprendre que, qu’on aime ou non, ce qu’on lit est écrit de cette façon volontairement.

    Et je terminerai par trois réflexions qui m’obsèdent depuis un mois ou deux :

    • Tous ceux qui affirment « je n’ai pas aimé pas les livres de Simard, je trouve qu’il écrit mal » peuvent le faire en plein dans ma face, et j’aurai un grand respect pour eux. Ceux qui affirment « les livres de Simard sont mauvais, il écrit mal », je les méprise.

    • Certaines personnes devraient peut-être lire un peu moins, et se contenter de lire un peu mieux.

    • Crisse, y’a plus moyen de juste avoir du fun, dans la vie ?

  40. Pat B dit :

    J’ai oublié d’ajouter un smiley dans mon dernier commentaire. comme ça :-)
    Je ne voulais pas insulter ton ami, Matthieu. Je traite mes propres amis de “beaux criss de caves” quand ils disent des niaiseries et que je sais qu’ils font exprès. Mille excuses. On devrait arrêter tous ces commentaires car on ne se comprend plus pantoute. Ciao.

  41. maxime dit :

    doubleté : Mon commentaire sur la nature de tes intentions n’avait rien à voir avec celui de Pat. Je croyais que tu allais me répondre, et comme tu branlais dans le manche, j’ai poursuivi tout seul. Je n’ai pas besoin de la terreur de baie-st-paul pour changer de direction. Tu me connais mal, mon grand.

  42. Matthieu Simard dit :

    Maxime : Et voilà, mon petit. Exactement mon point. Je te connais mal, tu me connais mal aussi. La différence, c’est que moi je ne vais pas sur ton site pour te prêter des intentions sans avoir la moindre idée de ce dont je parle.

  43. frédéric dit :

    à quand un monde de caresses, de tapes viriles sur les fesses (comme quand on fait un but au hockey?), cette complicité de buveur de bière (ou de whisky), c’te place où on met nietzsche de côté pendant quelques minutes, où la joie n’est pas rabattue mais encouragée, où les dieux s’tapent pas sur la gueule et ne se la font pas non plus? quand le coureur a le droit à sa chance (même sans EPO)

    à la même place que les métros gratisses pis des escaliers roulants toujours du bon bord, des chats qui s’font pas écrasés pis des cuites qui ne deviennent pas systématiquement des gueules de bois: dans ma petite utopie!

    J’vous souhaite une belle semaine (parce que je vais me forcer fort-fort de pas brancher le portable même si y’a une connexion haute-vitesse dans la chambre d’hôtel…parce qu’y va y’avoir aussi ma femme de quelques jours!)

    salut!

  44. maxime dit :

    c’est pas rassurant, hein, se faire découvrir des intentions? C’est la littérature, mon pote! (et tu peux m’appeler mon pite, si ça peut te faire plaisir (oh! une autre intention prêtée))...

  45. Alexandre Simard dit :

    Je me demande s’il y a beaucoup de gens qui pensent que ce qui s’est écrit sur cette page est de la littérature. À mon humble avis, ils se trompent. Pour lire les contributions de mon frère à cet art, contributions dont je ne discuterai pas la valeur, je vous encourage à cliquer sur les liens en haut à gauche. C’est là que le fun est.

    Merci, la direction ;-)

  46. Mathieu dit :

    Vivons notre vie au jour le jour dans la paix et l’harmonie de tous et chacun.
    Amen.
    Moi Matthieu je te dit félicitations et à tout ceux qui se prennent pour des héros dans ton espace personnel je dit: Allez donc vous coucher, il est assez tard les amis.

  47. Jacynthe dit :

    Salut Matthieu,
    je viens tout juste de découvrir ton site/blogue/peu importe. J’avais dévoré tes romans et te lire ici me fera patienté jusqu’au prochain. Je n’aurais jamais pensé écrire à un écrivain que j’aime. C’est assez étrange. En personne, sûrement que j’en rougirais hihihihi J’aime tellement ton écriture, si tu savais. Je l’aime parce qu’elle est vivante et parce qu’elle est vrai. Ça paraît que tu as du plaisir à écrire. J’aimerais bien écrire comme toi un jour, même si je sais bien que je n’écrirai que comme moi, parce qu’on ne peut se sauver de soi. J’adore ta réflexion sur l’écriture. Je vais l’imprimer et l’afficher dans mon bureau pour me rappeller que l’écriture doit rester un jeu, pour les journées où je l’oublierai. Merci pour tes mots. Continu d’avoir du plaisir encore et encore car, en même temps, tu en donne à plusieurs.

  48. sarah dit :

    s’est-il vraiment écoulé 3 ans sans que personne n’écrive ici?

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